Présidentielle: Castex ironise sur Pécresse qui « crame considérablement la caisse »

Le Premier ministre français Jean Castex prononce un discours lors de l'inauguration de l'Institut national de la fonction publique (INSP), anciennement l'École nationale d'administration (ENA), à Strasbourg, dans l'est de la France, le 28 janvier 2022.(AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex prononce un discours lors de l'inauguration de l'Institut national de la fonction publique (INSP), anciennement l'École nationale d'administration (ENA), à Strasbourg, dans l'est de la France, le 28 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Dimanche 30 janvier 2022

Présidentielle: Castex ironise sur Pécresse qui « crame considérablement la caisse »

  • « Elle promet de ne pas cramer la caisse. Mais si je fais la somme des propositions qu'elle fait, elle la crame considérablement », ironise le Premier ministre
  • La réponse du camp Pécresse ne s'est pas fait attendre avec son conseiller sur la santé Philippe Juvin sur franceinfo: « C'est l'hôpital qui se moque de la charité » 

PARIS : Jean Castex estime que Valérie Pécresse "crame considérablement la caisse" avec ses propositions pour la présidentielle, qui changent "tous les trois jours", et égratigne plusieurs autres candidats, dans un entretien sur radio J diffusé dimanche.

"Elle promet de ne pas cramer la caisse. Mais si je fais la somme des propositions qu'elle fait, elle la crame considérablement", ironise le Premier ministre au sujet de la candidate LR, qui ne cesse d'accuser Emmanuel Macron de "cramer la caisse".

"Elle nous explique qu'elle finance ça par des réductions de postes de fonctionnaires. Mais en nous disant qu'elle en crée beaucoup dans la justice, la magistrature (...) Qu'elle nous dise comment on fait. S'il y a des bonnes idées, je suis toujours prêt à les prendre, mais je n'en vois pas trop", continue-t-il.

Issu de la même famille politique que Valérie Pécresse, le chef du gouvernement glisse aussi qu'il n'a "pas bien suivi" ce qu'elle proposait sur les salaires, alors que le camp de la candidate a dit jeudi "retravailler" les modalités de sa proposition visant à augmenter de 10% les salaires nets du privé allant jusqu'à 2,2 Smic.

"Huit jours avant, elle nous disait: vous avez changé sans arrêt les protocoles sanitaires. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais je ne sais pas trop ce qu'elle propose en la matière", dit-il.

La réponse du camp Pécresse ne s'est pas fait attendre avec son conseiller sur la santé Philippe Juvin sur franceinfo: "C'est l'hôpital qui se moque de la charité car question cramage de caisse, je pense qu'on a les champions du monde actuellement avec un président de la République qui se balade partout en France et qui fait des chèques sans provision".

"Car actuellement toute dépense supplémentaire de l'Etat est une dépense financée par les impôts de vos arrières-petits enfants probablement. Cela saute désormais plusieurs générations", a-t-il lancé, en référence au creusement de la dette.

Mme Pécresse est également revenue sur France 3 sur ces attaques: "Je vois bien que je les inquiète, je vois bien qu'ils ont peur car ils savent que je suis la seule qui peut battre Emmanuel Macron". "Mon programme est en totale rupture avec le macronisme", a-t-elle assuré.

Le Premier ministre a par ailleurs appelé une partie de la droite à faire "attention" de ne pas "regarder un peu trop vers" l'extrême droite, dénonçant avec force Eric Zemmour, dont "un certain nombre d'idées ne sont pas des idées républicaines".

La tentative de l'ex-polémiste de réhabiliter Pétain est, selon lui, "inadmissible" et relève du "négationnisme".

"On sait qui est Monsieur Zemmour et il faut le combattre sur le terrain politique, avec la dernière énergie" car "les idéologies et les régimes dont Monsieur Zemmour se fait l'apologue, ça s'est toujours terminé tragiquement".

Laissant entendre qu'il n'était guère ému par les derniers rebondissements dans la famille Le Pen, le Premier ministre répond "sûrement" lorsqu'on lui demande si les propos de Jean-Luc Mélenchon sur les policiers étaient la provocation de trop.

Le leader des Insoumis avait dénoncé jeudi soir sur C8 une "police violente" qui "fait ce qu'elle veut quand elle veut" et que beaucoup de Français "détestent".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.