Le PIB britannique dépasse son niveau pré-pandémie en novembre, mais gare à Omicron

 Des piétons, certains portant un masque en raison de la pandémie de COVID-19, passent devant un panneau "Soldes" dans la vitrine d'un magasin H&M à Londres, le 12 août 2020. (AFP)
Des piétons, certains portant un masque en raison de la pandémie de COVID-19, passent devant un panneau "Soldes" dans la vitrine d'un magasin H&M à Londres, le 12 août 2020. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 janvier 2022

Le PIB britannique dépasse son niveau pré-pandémie en novembre, mais gare à Omicron

  • Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,9% en novembre et se situe désormais 0,7% au-dessus de son niveau de février 2020
  • Si la hausse du PIB est supérieure aux attentes des économistes, ceux-ci avertissent toutefois que l'arrivée du nouveau variant se fera sentir dès la publication des chiffres du mois de décembre

LONDRES : La croissance du Royaume-Uni a rebondi en novembre, dépassant pour la première fois son niveau d'avant la pandémie, mais l'impact d'Omicron devrait se faire sentir dans les chiffres de décembre, selon les économistes.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,9% en novembre et se situe désormais 0,7% au-dessus de son niveau de février 2020, a annoncé vendredi l'Office national des statistiques (ONS).

Il avait enregistré une augmentation de 0,2% en octobre, un chiffre révisé à la hausse après une première estimation à 0,1%.

Si la hausse du PIB est supérieure aux attentes des économistes, ceux-ci avertissent toutefois que l'arrivée du nouveau variant se fera sentir dès la publication des chiffres du mois de décembre.

"L'impact d'Omicron pourra signifier que le PIB retombera temporairement en dessous (de son niveau d'avant crise) d'ici le mois de janvier", prévient Paul Dales, de Capital Economics, qui prévoit une contraction du PIB de 0,5% à la fois en décembre et janvier.

"Le PIB a presque certainement chuté en décembre, alors que les ménages se sont retranchés en raison" du nouveau variant, abonde Samuel Tombs de Pantheon Macroeconomics, qui table sur un repli de 0,6% en décembre et de 0,3% en janvier.

La fédération de commerçants BRC avait averti début janvier que la hausse des cas d'Omicron et le télétravail avait "dissuadé de nombreuses personnes de faire leurs achats en magasin" et qu'"une grande partie des progrès réalisés au cours des quatre derniers mois a été anéanti en décembre".

Alors que le nouveau variant a lourdement pesé sur cette période d'ordinaire faste, les représentants du secteur de l'hôtellerie-restauration ont alerté jeudi soir dans un communiqué que "la reprise a été fragilisée" par une saison des fêtes ratée, avec des ventes en baisse le jour de Noël de 60% dans les pubs, restaurants et bars par rapport à 2019.

« Calme avant la tempête »

La hausse du PIB en novembre "est le calme avant la tempête", estime Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown. Mais "l'économie britannique était en meilleure forme que ce qui était attendu avant Omicron", selon elle, ce qui pourrait l'aider à rebondir après la vague du nouveau variant.

"Les signes récents indiquant que la vague d'Omicron commence à s'atténuer laissent penser que le PIB rebondira probablement en février et mars", ajoute M. Dales de Capital economics. 

Mais les économistes craignent alors un nouveau coup dur pour la croissance avec une hausse des taxes et des prix de l'énergie qui pèseront sur le budget des ménages à partir du mois d'avril, s'ajoutant à l'inflation qui s'envole.

En attendant, "l'économie a fortement progressé au cours du mois précédant l'impact d'Omicron, les architectes, les détaillants, les coursiers et les comptables ayant connu un mois exceptionnel", a indiqué Grant Fitzner, économiste en chef de l'ONS, sur Twitter.

"La construction s'est également rétablie après plusieurs mois en berne car de nombreuses matières premières sont désormais plus faciles à obtenir", a-t-il ajouté.

Selon les données de l'ONS, le PIB a ainsi profité en novembre d'une hausse de l'activité dans les secteurs de la production, des services et de la construction, ces deux derniers se trouvant au-dessus de leurs niveaux pré-pandémie.

Le ministre des Finances Rishi Sunak s'est félicité de ces chiffres, ajoutant dans un communiqué que "le gouvernement continue de soutenir l'économie, notamment par le biais de subventions, prêts, allègements fiscaux pour les entreprises".


Tunisie: Les enjeux de la transition énergétique

Une part significative de son territoire (plus de 33 %) est couverte par le désert du Sahara, offrant des conditions idéales au développement de la production locale d’énergie solaire. STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Une part significative de son territoire (plus de 33 %) est couverte par le désert du Sahara, offrant des conditions idéales au développement de la production locale d’énergie solaire. STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
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  • Le pays a affiché des objectifs ambitieux qu’il peine à réaliser
  • Face aux crises mondiales et au réchauffement, le processus semble pourtant nécessaire

PARIS: Énergies renouvelables, climat et efficience énergétique sont les maîtres mots de Louis Boisgibault, professeur à l’International School of Business de Sfax. Ces questions, il y travaille depuis le début de sa carrière, d’abord dans le privé, pour de grands groupes tels que le géant français Engie, puis dans l’enseignement supérieur. Louis Boisgibault a accepté de répondre à Arab News en français sur l’un de ses sujets de prédilection, la transition énergétique en Tunisie.

louis
Louis Boisgibault (Photo fournie).

Ce pays, situé au nord-est de l’Afrique, dispose de maigres réserves d’hydrocarbures, contrairement à son voisin algérien. Les réserves de pétrole et de gaz de la Tunisie sont évaluées à cent mille barils équivalent pétrole par jour, «une petite production donc», explique Louis Boisgibault, «mais qui existe». Ces ressources limitées ne permettent pas au pays d’être autosuffisant, l’obligeant à recourir aux importations pour subvenir à ses besoins énergétiques.

Ambitions non réalisées

Dès 1985, retrace M. Boisgibault, la Tunisie crée sa propre agence nationale de maîtrise de l’énergie, «affichant une politique volontariste en matière d’efficacité énergétique», estime-t-il. Ce départ aussi précoce que prometteur n’a pourtant pas vraiment été suivi d’effet. Une tendance qui se poursuit jusqu’à notre époque récente: en 2008, dans le cadre du Plan solaire méditerranéen (visant à réduire la dépendance énergétique des pays signataires), la Tunisie s’était engagée à ce que 12 % de sa production électrique provienne des énergies renouvelables à l’horizon 2020. Aujourd’hui, ce chiffre peine pourtant à attendre 5 %, explique Louis Boisgibault, qui s’avoue «désolé» que la politique énergétique tunisienne «ne se soit pas développée plus rapidement».

La tendance demeure: en 2014, une nouvelle Constitution mentionne pour la première fois le climat et les enjeux environnementaux. Lors de la COP21, la Tunisie s’engage également à réduire ses émissions de dioxyde carbone (CO2). Beaucoup de bonne volonté donc, mais avec peu de résultats.

Cette inaction, M. Boisgibault l’explique notamment par l’instabilité politique qui règne dans le pays «depuis la chute de Ben Ali en 2011». La transition énergétique est forcément un processus à long terme qui requiert une certaine continuité de la part des décideurs. L’incertitude qui règne dans le pays freine aussi l’investissement fourni par secteur privé, déjà refroidi par les attentats terroristes de 2015. La toute récente dissolution du Parlement tunisien décidée par le président Kaïs Saïed confirme cet état des lieux. À cela s’ajoute «un contexte juridique et administratif complexe» qui complique encore la mise en place d’ambitieuses politiques de réduction des émissions de carbone.


Une transition inéluctable

La Tunisie tirerait pourtant profit de telles réformes. Une part significative de son territoire (plus de 33 %) est en effet couverte par le désert du Sahara, offrant des conditions idéales au développement de la production locale d’énergie solaire.
Le secteur énergétique est actuellement le plus grand émetteur de CO2 dans le pays. Les émissions engendrées participent à l’accélération du réchauffement climatique, qui risque d’après l’expert d’accentuer l’érosion des côtes tunisiennes et la progression de la désertification des sols. L’impact de cette dernière sur l’agriculture tunisienne serait «dramatique si ce réchauffement était trop important», avertit Louis Boisgibault, dans un pays qui importe déjà une quantité significative de céréales. L’augmentation des prix des matières premières liée à l’épidémie de coronavirus et à la guerre en Ukraine renforce encore l’idée de viser une certaine autosuffisance. «On prend conscience que la production locale est importante, et c’est vrai aussi pour la production électrique», résume-t-il.

Le gouvernement tunisien semble en avoir pleinement pris conscience. L’exécutif vise désormais le seuil de 30 % de sa production énergétique qui devra provenir du renouvelable d’ici à 2030. Énième ambition creuse? Louis Boisgibault reste optimiste: «Un Conseil des ministres fin 2021 a été entièrement consacré aux énergies renouvelables, au cours duquel a été décidée la construction de cinq centrales solaires», se réjouit-il. «Dans l’objectif 2030, le solaire représente deux tiers (l’éolien, un tiers), et il va forcément se développer.» Le retard pris par le pays en matière de transition énergétique pourrait également lui permettre de profiter des expériences de ses voisins comme le Maroc, bon élève en la matière. La Tunisie éviterait ainsi de reproduire «les mêmes erreurs» et elle pourrait acquérir «des équipements meilleur marché» à mesure que les technologies deviennent plus accessibles.

L’optimisme est donc de rigueur pour Louis Boisgibault, qui compte «à son petit niveau» former la jeunesse tunisienne, déjà sensibilisée aux enjeux climatiques, à redéfinir la production énergétique de demain.


5G: la Chine condamne l'exclusion de Huawei et ZTE au Canada

Washington presse ses alliés de renoncer à ZTE et surtout Huawei pour équiper leurs réseaux 5G, arguant que Pékin pourrait utiliser ces firmes pour surveiller les communications et trafics de données d'un pays. (AFP)
Washington presse ses alliés de renoncer à ZTE et surtout Huawei pour équiper leurs réseaux 5G, arguant que Pékin pourrait utiliser ces firmes pour surveiller les communications et trafics de données d'un pays. (AFP)
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  • La Chine a fustigé vendredi l'exclusion du réseau 5G au Canada de ses géants des télécoms ZTE et Huawei, ce dernier groupe dénonçant une «décision politique»
  • Dans un contexte de rivalité sino-américaine, Washington a de son côté fortement accru ces dernières années la pression à l'encontre des joyaux chinois de la tech

PEKIN: Une décision "sans fondement" prise sous "prétexte" de sécurité nationale: la Chine a fustigé vendredi l'exclusion du réseau 5G au Canada de ses géants des télécoms ZTE et Huawei, ce dernier groupe dénonçant une "décision politique".


Les relations Pékin-Ottawa se sont notoirement dégradées depuis 2018 avec l'arrestation au Canada, à la demande des Etats-Unis, de Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei, depuis retournée en Chine.


Dans un contexte de rivalité sino-américaine, Washington a de son côté fortement accru ces dernières années la pression à l'encontre des joyaux chinois de la tech. 


Huawei est accusé par les Etats-Unis de représenter un danger pour la sécurité nationale en raison de liens potentiels et non prouvés avec les services de renseignement chinois, ce que l'entreprise dément.


Washington presse ses alliés de renoncer à ZTE et surtout Huawei pour équiper leurs réseaux 5G, arguant que Pékin pourrait utiliser ces firmes pour surveiller les communications et trafics de données d'un pays.


Après des années de tergiversation, le Canada a décidé jeudi de bannir formellement les deux groupes de son réseau 5G.


"Nous annonçons notre intention d'interdire les produits et services Huawei et ZTE dans les systèmes de télécommunication du Canada", a déclaré le ministre de l'Industrie François-Philippe Champagne.


"Cela fait suite à un examen complet par nos agences de sécurité et en consultation avec nos alliés les plus proches", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

«Déçu»
Pékin a fait part vendredi de son mécontentement.


"Malgré l'absence de toute preuve concluante, le Canada a exclu ces entreprises chinoises du marché canadien en utilisant comme prétexte de prétendus risques en matière de sécurité, qui sont sans fondement", a déclaré Wang Wenbin, un porte-parole de la diplomatie chinoise.


"La Chine s'oppose fermement" à cette décision, a-t-il ajouté devant la presse, assurant que son pays prendrait "toutes les mesures nécessaires" pour défendre les entreprises chinoises. 


Huawei Canada s'est de son côté dit "déçu" par cette "décision politique regrettable", selon un communiqué transmis à l'AFP.


En 13 années d'activité du groupe dans le pays, l'équipement de l'entreprise a été "étroitement examiné" par les services canadiens et "il n'y a eu aucun incident de sécurité", souligne l'entreprise. 


"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les droits et intérêts légitimes de nos clients, de nos partenaires et de nous-mêmes."


Le Canada interdisait déjà à Huawei de participer aux appels d'offres du gouvernement pour des équipements réseaux de base, comme les routeurs.


Les Etats-Unis sont le chef de file de la campagne contre Huawei, avec le spectaculaire bannissement du groupe chinois par le président américain Donald Trump en mai 2019.


Washington, qui n'a plus d'équipementier télécoms d'ampleur dans les réseaux mobiles, encourage depuis ouvertement ses partenaires européens à faire de même.

Diplomatie des otages 
D'autres alliés du Canada ont emboîté le pas aux Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, le Japon, l'Australie et la Suède.


La France a pour sa part choisi de restreindre les autorisations d'exploitation des opérateurs qui utilisent des technologies Huawei.


La technologie 5G, dont le déploiement s'accélère à travers le monde, offre un accès très haut débit à internet et est amenée à jouer un rôle clé pour les objets connectés.


La 5G "représente une opportunité majeure pour la concurrence et la croissance" mais "comporte également des risques", a estimé jeudi le ministre canadien de la Sécurité publique Marco Mendicino.


"Il existe de nombreux acteurs hostiles qui sont prêts à exploiter les vulnérabilités" dans les réseaux de télécommunications, a-t-il déclaré devant la presse.


La relation diplomatique entre la Chine et le Canada s'est envenimée fin 2018 avec l'arrestation, à Vancouver, de Meng Wanzhou, cadre de Huawei et fille du fondateur du groupe télécom chinois.


Cela avait marqué le début d'une crise majeure entre les deux pays appelée "diplomatie des otages", avec la détention en parallèle en Chine de deux Canadiens, l'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor.


Après près de trois ans de procédure, Meng Wanzhou a finalement retrouvé la liberté fin septembre 2021 et regagné la Chine. Les deux Canadiens avaient été libérés dans la foulée.


Un futurologue affirme que «les économies virtuelles valent déjà 130 milliards de dollars»

Cette photo d'archive montre une exposition de la Gitex Technology Week au Dubai World Trade Centre. Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont pris plusieurs initiatives pour stimuler le secteur numérique. (Shutterstock)
Cette photo d'archive montre une exposition de la Gitex Technology Week au Dubai World Trade Centre. Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont pris plusieurs initiatives pour stimuler le secteur numérique. (Shutterstock)
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  • Lors du discours qu’il a prononcé à Dubaï à l'occasion de l'événement Top CEO, M. Raford a déclaré que les gens devraient investir dans les jeux vidéo
  • Fady Kassatly, associé d’Enterprise Solutions and Cloud, KPMG, a déclaré que le métavers n'est autre que la prochaine évolution et qu’il modifiera notre mode de vie

DUBAΪ: Même si le monde des affaires est de plus en plus fasciné par le métavers, Noah Raford, futurologue en chef et responsable des affaires mondiales à la Dubai Future Foundation, affirme que les jeux, le Web3 (génération d’Internet qui exploite la technologie de la blockchain, NDLR) et les économies virtuelles sont les domaines où se trouve l'argent intelligent.
Lors du discours qu’il a prononcé à Dubaï à l'occasion de l'événement Top CEO, M. Raford a déclaré que les gens devraient investir dans les jeux vidéo dans la mesure où il s’agit selon lui du seul exemple d’économie numérique réussie à ce jour.
Le lendemain de la rencontre, il précise à Arab News: «Le métavers possède un potentiel extraordinaire et Dubaï évolue rapidement pour en tirer parti. Les actifs virtuels et les économies numériques constituent un énorme secteur de croissance. Il y a beaucoup de tapage médiatique et d'investissements gaspillés, mais les meilleurs exemples à l'heure actuelle sont les jeux vidéo et les économies virtuelles dans le jeu, en particulier quand ces dernières sont liées aux NFT [jetons non fongibles, NDLR] et au Web3.»
Fady Kassatly, associé d’Enterprise Solutions and Cloud, KPMG, déclare que le métavers n'est autre que la prochaine évolution et qu’il modifiera notre mode de vie. Il ajoute que le métavers va rapidement évoluer dans différentes directions et que ce n'est que le début du voyage.
De son côté, Philippe Blanchard, fondateur de Futurous, estime que le métavers va changer la relation entre les humains et la nature.
Prédisant un avenir incontournable pour le métavers, Valerie Hawley, directrice du Centre d'intelligence artificielle de la Sorbonne, affirme que toutes les entreprises examineront l'espace du métavers et envisageront de l'utiliser dans les années à venir. Elle souligne qu’il s’agit d’une projection du monde dans lequel les humains aimeraient vivre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com