Immigration : Marine Le Pen défend à la frontière franco-espagnole une politique « dissuasive »

Le parti d'extrême droite français Rassemblement National (RN) candidate à l'élection présidentielle de 2022 Marine Le Pen s'adresse à la presse alors qu'elle visite la gare desservant la ville frontalière française de Cerbère, la dernière ville avant l'Espagne, le 9 janvier 2022. ( AFP)
Le parti d'extrême droite français Rassemblement National (RN) candidate à l'élection présidentielle de 2022 Marine Le Pen s'adresse à la presse alors qu'elle visite la gare desservant la ville frontalière française de Cerbère, la dernière ville avant l'Espagne, le 9 janvier 2022. ( AFP)
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

Immigration : Marine Le Pen défend à la frontière franco-espagnole une politique « dissuasive »

  • Elle a critiqué l'Union européenne qui est « dans une démarche de laisser-faire, laisser-aller, laisser-passer »
  • Le délit de séjour irrégulier a été aboli par le gouvernement de François Hollande en décembre 2012

CERBÈRE : Marine Le Pen a défendu dimanche à la frontière franco-espagnole une politique "dissuasive" d'immigration, fil rouge de sa campagne, en suggérant notamment de rétablir le délit de séjour irrégulier, pour que les fonctionnaires puissent "dénoncer" la présence de clandestins.

"On pourra renforcer les moyens (contre l'immigration) à l’infini. Si on continue à mettre en place une politique attractive d’immigration, on ne réglera pas le problème. Il faut mettre en place une politique dissuasive d’immigration", a déclaré la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, en sortant des bureaux de la police des frontières à Cerbère (Pyréenées orientales), tout près de l'Espagne.

La candidate d'extrême droite propose pour ce faire de couper "la totalité des pompes aspirantes" à l'immigration, de "rendre les procédures (d'expulsion) plus faciles", et de "rétablir la pénalisation de la présence et de l’entrée illégale sur le territoire, ce qui permet de remettre en place l’article 40 (du code de procédure pénale), qui oblige les fonctionnaires à dénoncer les situations de présence clandestine, ce qui permet également de poursuivre les associations qui font de l’incitation à l’immigration".

Le délit de séjour irrégulier a été aboli par le gouvernement de François Hollande en décembre 2012.

"Quand on vous explique que ce n’est pas possible de régler le problème de l’immigration clandestine et que, dans le même temps, on dépénalise le fait de se maintenir ou d’entrer illégalement sur le territoire, on met en place une hormone de croissance de l’immigration clandestine", a-t-elle dit aussi à la frontière du Perthus, où elle a plaidé pour "rétablir les frontières" et renforcer les effectifs des policiers et des gendarmes à celles-ci. 

Elle a critiqué au passage l'Union européenne qui est "dans une démarche de laisser-faire, laisser-aller, laisser-passer". "Je crains que ça ne s'aggrave en 2022 avec la coalition allemande" de centre gauche au pouvoir à Berlin, a-t-elle ajouté.

Mme Le Pen avait déjà présenté fin septembre son projet de référendum sur l'immigration, qui réformerait en profondeur la Constitution, où elle veut y inscrire la "maîtrise" des flux migratoires, la "priorité nationale" par exemple au logement et à certaines aides, et le principe d'une supériorité du droit français sur le droit international pour refondre "l'ensemble du droit applicable aux étrangers".


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.