Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui «manque»

Elle y apparaît vêtue d'une robe rouge, assise derrière un bureau sur lequel est posée une photographie de Philip et elle se regardant en souriant, prise en 2007 à l'occasion de leurs noces de diamant (60 ans de mariage). (AFP)
Elle y apparaît vêtue d'une robe rouge, assise derrière un bureau sur lequel est posée une photographie de Philip et elle se regardant en souriant, prise en 2007 à l'occasion de leurs noces de diamant (60 ans de mariage). (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 27 décembre 2021

Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui «manque»

  • «Bien que ce soit pour beaucoup de gens une période de grand bonheur et de gaieté, Noël peut être difficile pour ceux qui ont perdu des êtres chers. Cette année, je comprends particulièrement pourquoi»
  • 2021 aura été une difficile pour la souveraine nonagénaire, qui après avoir perdu son époux a dû renoncer à la plupart de ses engagements

LONDRES: Son regard "espiègle", son "rire familier", son engagement "pionnier" pour l'environnement... Elizabeth II a confié samedi que son défunt époux Philip lui "manque" dans un touchant hommage rendu lors de sa traditionnelle allocution de Noël, une fête de nouveau assombrie par le Covid-19.


"Bien que ce soit pour beaucoup de gens une période de grand bonheur et de gaieté, Noël peut être difficile pour ceux qui ont perdu des êtres chers. Cette année, je comprends particulièrement pourquoi", a déclaré la souveraine dans ce message, personnel comme rarement, enregistré au château de Windsor.


Elle y apparaît vêtue d'une robe rouge, assise derrière un bureau sur lequel est posée une photographie de Philip et elle se regardant en souriant, prise en 2007 à l'occasion de leurs noces de diamant (60 ans de mariage). Elle porte une broche chrysanthème en saphir qu'elle avait arboré pour sa lune de miel en 1947, bijou qui apparaît aussi sur le cliché de 2007.


La monarque de 95 ans assure avoir "tiré un grand réconfort" des nombreux hommages qu'elle a reçus depuis le décès du duc d'Edimbourg en avril à 99 ans. 


Evoquant avec tendresse Philip avec laquelle elle a été mariée 73 ans, elle cite "son sens du devoir, sa curiosité intellectuelle et sa capacité à s'amuser de toute situation". "L'éclat espiègle et interrogateur (de ses yeux) était aussi brillant à la fin que lorsque j'ai posé les yeux sur lui pour la première fois", poursuit-elle. 


"Bien qu'il me manque, et manque à ma famille, je sais qu'il voudrait que nous profitions de Noël", ajoute la reine, assise auprès d'un grand sapin scintillant, insistant sur la "joie" de la fête "malgré le rire familier qui nous manque".


2021 aura été une difficile pour la souveraine nonagénaire, qui après avoir perdu son époux a dû renoncer à la plupart de ses engagements. Ses médecins l'ont mise au repos après une nuit passée à l'hôpital en octobre pour des raisons jamais précisées.


Et ces premières fêtes de fin d'année sans Philip, qu'elle avait qualifié de "roc", sont assombries par la résurgence fulgurante des cas de Covid-19 au Royaume-Uni. Après avoir annulé le traditionnel déjeuner qu'elle donne avant les fêtes pour une cinquantaine de membres de sa famille, elle a renoncé à se rendre fêter Noël dans à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, restant au château de Windsor près de Londres, désormais sa résidence principale.

Jubilé de platine 
Son fils aîné Charles et son épouse Camilla passent Noël à ses côtés mais pas sa fille Anne, qui s'isole depuis que son mari a été testé positif au coronavirus. Le prince William, fils aîné de Charles, son épouse Kate et leur trois enfants passent Noël dans l'Est de l'Angleterre.


Charles et Camilla se sont rendus samedi matin à une messe à Windsor avant de rejoindre la reine, dont l'absence a été présentée par les médias britanniques comme une mesure de précaution.


"Même si en raison du Covid, nous ne pouvons pas célébrer (Noël) tout à fait comme nous l'aurions souhaité, nous pouvons toujours profiter de nombreuses et joyeuses traditions" comme entonner un chant de Noël ou décorer un sapin, a suggéré Elizabeth II dans son allocution.


Evoquant la transmission de traditions et de valeurs, la reine a cité la protection de l'environnement. Elle s'est félicitée que le "travail de pionnier" de Philip ait été "repris" par Charles et William, impliqués dans la conférence sur le climat COP26 en Ecosse alors qu'elle-même avait dû annuler sa venue.


La souveraine ne fait, en revanche, aucune mention du prince Harry et de son épouse Meghan, qui ont pris leur distances avec la famille royale en 2020 et vivent désormais en Californie, même si elle s'est réjouie de la naissance de quatre enfants dans la famille royale en 2021, dont Lilibet, deuxième enfant du couple.


La reine a évoqué les grands rendez-vous de 2022 dont les jeux du Commonwealth l'été prochain, et surtout les célébrations de son jubilé de platine, marquant ses 70 ans de son accession au trône le 6 février 1952.


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
Short Url
  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Short Url
  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.