Nouvelle-Calédonie: 3e référendum sur l'indépendance sous tension

Dix ans après, l'accord de Nouméa dote l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive dans le cadre d'un processus de décolonisation. (Photo, AFP)
Dix ans après, l'accord de Nouméa dote l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive dans le cadre d'un processus de décolonisation. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 décembre 2021

Nouvelle-Calédonie: 3e référendum sur l'indépendance sous tension

  • 185 004 électeurs calédoniens seront appelés pour la troisième et dernière fois à répondre à la question: «Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?»
  • Aux deux précédents référendums, organisés en 2018 et 2020 en vertu de l'accord de Nouméa, le non l'a emporté, avec 56,7% puis 53,3% des suffrages

NOUMEA : Le troisième et dernier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, prévu dimanche, se déroule dans un climat tendu sur l'archipel français de l'océan Pacifique, sans la participation des indépendantistes qui avaient demandé son report en raison de la crise sanitaire.

Au total, 185 004 électeurs calédoniens seront appelés pour la troisième et dernière fois à répondre à la question: "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?".

nouvelle caledonie

Il s'agit d'une étape cruciale d'un processus ouvert en 1988 par les accords de Matignon, à Paris, scellant la réconciliation entre les Kanak, premiers habitants du pays, et les Caldoches, descendants des colons blancs, après des années de tensions et de violences.

Dix ans après, l'accord de Nouméa dote l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive dans le cadre d'un processus de décolonisation.

La Nouvelle-Calédonie dispose de quelque 1,5 million km2 de zone économique exclusive. Ses ressources minières, notamment de nickel et de cobalt, en font un des premiers producteurs mondiaux.

Outre ses richesses, son emplacement stratégique confère à cette collectivité d'outre-mer française une importance géopolitique, du fait de l'importance croissante de la zone indo-pacifique dans les relations internationales.

Aux deux précédents référendums, organisés en 2018 et 2020 en vertu de l'accord de Nouméa, le non l'a emporté, avec 56,7% puis 53,3% des suffrages.

Cette fois, les indépendantistes ont décidé de ne pas participer au vote dont ils souhaitaient le report à septembre 2022, invoquant l'impossibilité d'organiser "une campagne équitable" alors que la Nouvelle-Calédonie est touchée depuis septembre par le Covid-19.

Resté longtemps exempt de l'épidémie, l'archipel a été frappé par une vague de variant Delta, qui a fait 279 morts.

Malgré plusieurs semaines de repli, la circulation du virus reste active, avec un taux d'incidence oscillant ces derniers jours entre 80 et 100 cas pour 100.000 habitants, ce qui a incité le gouvernement à maintenir le scrutin.

Jour d'après

Face à cette décision, les indépendantistes ont prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat et le contesteraient devant les Nations unies. 

"La non-participation est un droit en démocratie", et "le fait de ne pas participer n'emportera pas de doute sur la sincérité" du scrutin, donc cela "n'empêche pas qu'il soit légitime au sens juridique du terme", a rétorqué le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu.

Les loyalistes ont pour leur part continué leur campagne, mais compte tenu du contexte sanitaire, ils sont contraints de miser essentiellement sur le numérique, avec l'enjeu de faire venir leurs militants aux urnes.

"Il importe que la mobilisation du camp non indépendantiste reste totale, afin de démontrer qu'il reste majoritaire et uni pour souhaiter le maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française", a exhorté Thierry Santa, président du Rassemblement-LR dans une lettre aux Calédoniens, redoutant une forte abstention.

L'Eveil Océanien, émanation de l'importante communauté wallisienne et futunienne et formation charnière sur l'échiquier politique calédonien, s'est pour sa part positionné pour un "non, pas maintenant", à l'indépendance.

"Nous n'avons pas actuellement la capacité d'assumer nos souverainetés", a expliqué son président Milakulo Tukumuli, estimant que "ce scrutin ne sera pas juridiquement contestable mais ce sera un non-sens politique".

Plus que jamais, tous les yeux sont braqués sur le jour d'après le référendum: comment rassembler tous les Calédoniens, et vers quel projet ? 

En juin à Paris, les acteurs calédoniens avaient décidé avec l'Etat qu'après le 12 décembre s'ouvrirait "une période de stabilité et de convergence" avant un "référendum de projet" d'ici juin 2023.

Mais tout a depuis été remis en jeu, une partie des indépendantistes ayant même apparenté le maintien du référendum "à une déclaration de guerre", faisant planer le souvenir des violences des années 1980.

Toutefois, Alosio Sako, membre du bureau politique de la coalition indépendantiste, a appelé depuis à poursuivre la revendication "pacifiquement".

Face aux craintes de tensions, le président indépendantiste du gouvernement collégial de la Nouvelle-Calédonie, Louis Mapou, a assuré: "Il y a une place pour chacun en Nouvelle-Calédonie".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.