La COP26 avertit que le monde se dirige vers un réchauffement climatique supérieur à 2,4°C

Manifestants climatiques en marge de la COP26 à Glasgow (Photo, AN).
Manifestants climatiques en marge de la COP26 à Glasgow (Photo, AN).
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Publié le Mercredi 10 novembre 2021

La COP26 avertit que le monde se dirige vers un réchauffement climatique supérieur à 2,4°C

  • Les pays étaient tenus de soumettre de nouveaux objectifs plus ambitieux pour 2030 dans la perspective de la COP26
  • Bill Hare, directeur général de Climate Analytics, l'un des groupes responsables du rapport, a averti que «Glasgow a un sérieux manque de crédibilité»

GLASGOW: Le monde se dirige vers un réchauffement climatique d’au moins 2,4°C, bien au-delà des 1,5°C prescrits par l'ONU, en raison d'un «énorme déficit de crédibilité» entre les engagements à long terme des pays et leurs actions en matière de changement climatique.

Cet avertissement sévère figure dans le rapport annuel de l’initiative Climate Action Tracker (CAT), qui est largement considérée comme la coalition d’experts en analyse climatique la plus respectée au monde.

Le rapport indique que, bien que 140 pays, représentant 90% des émissions mondiales de carbone, aient annoncé des objectifs de réduction des émissions jusqu’à atteindre le zéro net, ces objectifs risquent de n'être que «des paroles en l'air par rapport à une véritable action climatique».

Le rapport du CAT a révélé que si tous les engagements à long terme de zéro émission nette étaient respectés, l’augmentation de la température serait plus lente d'ici la fin du siècle, pour atteindre 1,8°C.

Cependant, il ajoute que bon nombre des engagements sont discutables et que la plupart des pays ne dispose pas de plans à court terme permettant d’établir une feuille de route pour atteindre le zéro émission nette de carbone.

Le rapport du CAT prévient également que les mesures de réduction des émissions promises jusqu'en 2030 laisseraient encore dans le monde, à la fin de la décennie, des niveaux de gaz à effet de serre deux fois plus élevés que ceux nécessaires pour atteindre la limite de 1,5°C, laissant ainsi le monde sur la voie d'un réchauffement de 2,4°C.

Les pays étaient tenus de soumettre de nouveaux objectifs plus ambitieux pour 2030 dans la perspective de la COP26.

Selon le rapport, les «perspectives alarmantes» sont principalement dues à l'utilisation continue du charbon – et cela malgré les avertissements selon lesquels les combustibles fossiles doivent être éliminés progressivement dans les économies les plus avancées d'ici 2030 et dans le monde entier d'ici 2040 – et du gaz, dont l'utilisation a augmenté depuis l'Accord de Paris de 2015.

Les pourparlers de Glasgow ont donné lieu à un grand nombre d'annonces concernant la réduction du méthane et l'arrêt de la déforestation, mais le rapport du CAT indique que les gouvernements doivent aller au-delà des objectifs nationaux existants pour avoir un impact concret.

Bill Hare, directeur général de Climate Analytics, l'un des groupes responsables du rapport, a averti que «Glasgow a un sérieux manque de crédibilité».

Il a affirmé: «La grande majorité des actions et des objectifs de 2030 sont incompatibles avec les objectifs de zéro émission nette: il y a un écart de près d'un degré entre les politiques actuelles des gouvernements et leurs objectifs de zéro émission nette.»

«C'est très bien pour les leaders mondiaux de prétendre avoir un objectif de zéro émission nette, mais s'ils n'ont aucun plan quant à la manière d'y parvenir, et que leurs objectifs pour 2030 sont aussi faibles que beaucoup d'entre eux, alors franchement, ces objectifs de zéro émission nette ne sont que des paroles en l'air par rapport à une véritable action climatique», a-t-il ajouté

Le professeur Niklas Hohne, du New Climate Institute, et l'un des auteurs du rapport, a déclaré: «Si l'écart massif de 2030 ne peut pas être réduit à Glasgow, les gouvernements doivent accepter de revenir l'année prochaine, pour la COP27, avec de nouveaux objectifs plus solides. Les dirigeants d'aujourd'hui doivent être tenus responsables de cet énorme écart en 2030.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com