Sunil John, fondateur d’Asda’a BCW: «La jeunesse arabe consomme moins d’informations»

La 13e enquête annuelle sur la jeunesse arabe réalisée par Asda’a BCW, publiée récemment, vise à découvrir les espoirs, les craintes et les aspirations des jeunes Arabes dans 50 villes et territoires. (Photo fournie)
La 13e enquête annuelle sur la jeunesse arabe réalisée par Asda’a BCW, publiée récemment, vise à découvrir les espoirs, les craintes et les aspirations des jeunes Arabes dans 50 villes et territoires. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 05 novembre 2021

Sunil John, fondateur d’Asda’a BCW: «La jeunesse arabe consomme moins d’informations»

  • Le nombre de jeunes Arabes qui s’informent via les réseaux sociaux est passé de 79% en 2020 à 61% cette année, indique une récente enquête d’opinion d’Asda’a BCW
  • «Dans la majorité des pays, les cycles de nouvelles négatives pendant la pandémie ont pesé lourdement sur la volonté des jeunes de consommer de l’information», explique le fondateur d’Asda’a BCW

DUBAÏ: Sans surprise, les réseaux sociaux constituent la plus grande source d’informations pour les jeunes Arabes, mais ils sont désormais moins fiables que la télévision, selon les résultats d’une nouvelle étude.

La 13e enquête annuelle sur la jeunesse arabe réalisée par Asda’a BCW, publiée récemment, vise à découvrir les espoirs, les craintes et les aspirations des jeunes Arabes dans 50 villes et territoires de 17 États de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).

Asda’a BCW est l’un des principaux cabinets de conseil en relations publiques de la région Mena, et les résultats de son enquête ont été publiés dans un livre blanc intitulé «Hope for the Future». Il dissèque les sentiments de la jeunesse arabe dans des domaines tels que l’éducation et l’emploi, le rôle du gouvernement, l’émigration, l’égalité des sexes et la consommation des médias.

Sunil John, président de BCW pour la région du Moyen-Orient et fondateur d’Asda’a BCW, affirme à Arab News que «le seul grand changement mis en valeur par la récente enquête est la baisse de la consommation totale d’informations». Le nombre de jeunes Arabes qui s’informent via les réseaux sociaux est passé de 79% en 2020 à 61% cette année. Des baisses similaires ont également été observées dans tous les autres médias. La consommation d’informations à la télévision a diminué de 13%, en ligne de 21% et dans les journaux de 12% par rapport à 2020.

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Sunil John, président de BCW pour la région du Moyen-Orient et fondateur d’Asda’a BCW. (Fournie)

M. John fait le lien entre cette tendance et la pandémie de Covid-19. «Dans la majorité des pays, les cycles de nouvelles négatives pendant cette période ont pesé lourdement sur la volonté des jeunes de consommer de l’information», explique-t-il. 

Malgré cette baisse globale, les réseaux sociaux demeurent la plus grande source d’informations pour les jeunes Arabes (61%), une position qu’ils occupent depuis 2018, suivis par la télévision (43%), les médias en ligne (34%) et les journaux (9%).

«Nous constatons un changement dans la quantité d’informations que les jeunes consomment, mais la variété de supports qu'ils utilisent n’a relativement pas changé», pointe M. John. En 2019, la presse écrite attirait 27% des jeunes lecteurs arabes, un chiffre également en baisse constante. Pour autant, le déclin du lectorat de la presse écrite ne signifie pas nécessairement que les organes de presse écrite ont perdu de leur importance. «Les jeunes Arabes délaissent la presse écrite pour se tourner vers les sources en ligne et les réseaux sociaux. Mais il est très probable qu’une grande partie de ces nouvelles proviennent d’organes de presse écrite de confiance. L’importance de ces organes ne change donc pas», précise fondateur d’Asda’a BCW. «La lecture d’informations en ligne et sur les réseaux sociaux offre même de nouvelles opportunités pour les journaux, car les consommateurs regardent les nouvelles sur différents supports», ajoute-t-il.

Bien que les réseaux sociaux représentent la plus grande source d’informations, ils sont considérés moins fiables que la télévision, les journaux et les portails d’information en ligne. Seules 26% des personnes interrogées ont indiqué qu’ils constituaient une source d’information solide. À l’inverse, la télévision s’avère être la source la plus fiable, 46% des sondés la plaçant dans la catégorie «très fiable».

«La télévision restera toujours importante pour le monde arabe. Pendant des décennies, elle a porté la voix de la rue dans les salons arabes», affirme M. John. Même si les jeunes Arabes regardent la télévision différemment, notamment via les réseaux sociaux ou les plates-formes en ligne au lieu de l’écran traditionnel, il note que la confiance dans la télévision devrait continuer à croître.

Les résultats de l’enquête d’opinion révèlent que les médias imprimés et télévisés jouissent toujours d’une plus grande confiance, mais pas sous la forme traditionnelle, ce qui offre aux marques la possibilité de numériser leurs offres. Il est probable que les réseaux sociaux demeureront les plates-formes auxquelles les jeunes Arabes consacrent le plus de temps. En effet, 67% des jeunes dans la région Mena et 72% dans les pays du Golfe estiment qu’il est difficile de se déconnecter des réseaux sociaux.

«Il s’agit d’un problème mondial, qui touche les jeunes de la génération actuelle. Si nous sommes conscients du rôle des réseaux sociaux pour rapprocher les jeunes Arabes de la région et du monde et élargir leurs horizons, leur utilisation excessive a des répercussions sur le développement de la personnalité, les compétences sociales, etc.», poursuit M. John. Le président de BCW pour la région du Moyen-Orient souligne également que les jeunes sont de plus en plus actifs dans leur participation avec les marques. «Nos résultats récemment publiés sur le changement climatique montrent que plus de la moitié (56%) des jeunes Arabes sont prêts à boycotter une marque qui n’agit pas de manière responsable vis-à-vis de l’environnement». En outre, ils attendent davantage des marques sur des sujets tels que l’emploi et les taxes, précise-t-il.

Depuis plusieurs années, les marques mettent de plus en plus l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE), et les consommateurs le remarquent. Cependant, au cours de la pandémie de Covid-19, l’attitude des consommateurs a évolué et les engagements des marques en matière de RSE ont été mis à l’épreuve.

Par exemple, si 75% des personnes interrogées dans le cadre d’une étude du groupe GfK ont remarqué des exemples d’entreprises agissant positivement pendant la crise sanitaire mondiale, 78% ont repéré des entreprises qui tentaient d’en tirer profit.

Une autre enquête réalisée par GlobalWebIndex (GWI) révèle que, depuis l’apparition du virus, les consommateurs souhaitent que les marques se concentrent davantage sur le soutien aux personnes touchées par la pandémie (56%), au respect de l’environnement (51%) et aux causes sociales (41%). «Il n’y a aucune raison pour que les jeunes n’aient pas des attentes aussi élevées vis-à-vis des marques sur les réseaux sociaux également», conclut M. John.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Jim Carrey récompensé d'un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
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  • L’acteur canado-américain Jim Carrey a reçu un César d’honneur pour sa carrière éclectique entre comédie et drame, qu’il a célébré avec un discours entièrement en français, soulignant ses ancêtres français
  • Figure emblématique de Hollywood, Carrey est connu pour ses comédies cultes des années 1990 comme Dumb and Dumber et Ace Ventura, ses rôles dramatiques acclamés

PARIS: L'acteur canado-américain Jim Carrey a reçu jeudi un César d'honneur récompensant une carrière éclectique oscillant entre comédie et drame, un prix qu'il a accueilli dans un discours intégralement en français.

"Comment était mon français? Presque médiocre non ?", s'est amusé l'acteur de 64 ans en recevant son trophée, rappelant qu'il comptait un Français parmi ses ancêtres, "il y a environ 300 ans".

Figure singulière du cinéma américain, il est l'un des visages les plus connus de Hollywood, malgré une certaine prise de distance avec le cinéma ces dernières années.

Pour le célébrer, la 51e cérémonie des César s'est ouverte par un long sketch de Benjamin Lavernhe.

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Jim Carrey reçoit son César d’honneur lors de la 51ᵉ cérémonie des César à Paris, célébrant sa carrière entre comédie et drame. (AFP)

Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi comme maître de cérémonie, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film "The Mask", l'un des plus mythiques de la filmographie de Jim Carrey.

Génie comique, capable de modeler son visage à l'infini pour singer à peu près n'importe qui, il a parfois été comparé à Jerry Lewis, voire Charlie Chaplin.

Il a débuté dans le stand-up avant de rencontrer le succès dans les années 1990, grâce à des comédies devenues cultes comme "Dumb and Dumber" ou "Ace Ventura".

En 1998, il s'essaie au drame avec succès dans "The Truman Show", en homme ordinaire dont la vie n'est qu'une gigantesque mise en scène pour un programme télé.

Sa performance lui vaut un Golden Globe. Il en décroche un second l'année suivante pour son rôle dans "Man on the Moon" de Milos Forman.

L'un des plus grands rôles de sa carrière lui est offert en 2004 par le réalisateur français Michel Gondry -- venu lui rendre hommage jeudi sur la scène de l'Olympia --, dans le drame romantique "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", aux côtés de Kate Winslet.

Sa carrière s'est ensuite poursuivie avec plusieurs succès commerciaux internationaux comme "Le Drôle de Noël de Scrooge" ou la franchise "Sonic", avant qu'il ne prenne du recul avec le 7e art à partir du début des années 2020.


Diriyah lance son marché du Ramadan

Les kiosques variés proposeront des spécialités traditionnelles et contemporaines du Ramadan. (AN Photo/Lama Alhamawi)
Les kiosques variés proposeront des spécialités traditionnelles et contemporaines du Ramadan. (AN Photo/Lama Alhamawi)
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  • Le marché du Ramadan JAX débute aujourd’hui au JAX District, proposant gastronomie, culture et activités créatives jusqu’au 7 mars
  • La Biennale d’art contemporain 2026 enrichit l’événement avec expositions, ateliers et expériences artistiques immersives

RIYAD : Le marché du Ramadan JAX de la Diriyah Biennale Foundation ouvre aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 7 mars.

Le marché réunit des cuisines locales, une programmation culturelle et des activités créatives, offrant aux visiteurs une expérience authentique dans une atmosphère célébrant l’esprit du mois sacré du Ramadan.

L’allée principale accueille des kiosques de vendeurs ainsi que des espaces dédiés à la restauration et aux boissons, en plus de zones spécialement aménagées pour la photographie et la détente.

Les kiosques variés proposent des plats traditionnels et contemporains du Ramadan, notamment le jareesh, le saleeg, les luqaimat, le mutabbaq et les samboosas, ainsi que des boissons, des jus frais, des douceurs et des dattes.

Pendant dix jours, le marché propose également un programme culturel interactif destiné aux visiteurs de tous âges, comprenant des séances de contes, des jeux traditionnels et des démonstrations d’art du henné.

Les kiosques commerciaux présentent une sélection soignée de prêt-à-porter, d’accessoires, de produits de beauté et d’idées cadeaux.

Le marché anime les espaces publics du JAX District avec un skatepark accueillant compétitions, performances et cours collectifs, ainsi que des ateliers de design et des sessions interactives mêlant culture urbaine et art contemporain.

Les visiteurs ont également l’occasion de découvrir la Diriyah Contemporary Art Biennale 2026, intitulée « In Interludes and Transitions », et d’explorer les galeries environnantes, les espaces d’exposition et les ateliers ouverts de certains des artistes les plus en vue d’Arabie saoudite.

Le marché du Ramadan JAX se présente comme un quartier vivant et ouvert, dédié à l’engagement culturel et aux expériences interactives qui intègrent la créativité dans la vie quotidienne.

Le marché est ouvert tous les jours de 20 h à 2 h du matin.

La Biennale d’art contemporain de Diriyah est ouverte jusqu’à 1 h du matin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président du Château de Versailles nommé à la tête du Louvre en crise

Christophe Leribault, président du domaine du Château de Versailles, pose lors d’une visite de presse des infrastructures des sites des Jeux olympiques et paralympiques de Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 à Versailles, le 29 mars 2024.
Christophe Leribault, président du domaine du Château de Versailles, pose lors d’une visite de presse des infrastructures des sites des Jeux olympiques et paralympiques de Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 à Versailles, le 29 mars 2024.
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  • Christophe Leribault prend la tête du Musée du Louvre après la démission de Laurence des Cars, fragilisée par le vol spectaculaire des joyaux de la Couronne et une crise sociale persistante
  • Défis majeurs à relever : sécurisation et modernisation du musée, restauration du dialogue social, gestion de la surfréquentation et pilotage du projet « Louvre Nouvelle Renaissance » annoncé par Emmanuel Macron

PARIS: Le musée parisien du Louvre change de tête: au lendemain de la démission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, président du château de Versailles, a pris mercredi la tête du musée le plus visité au monde, dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre.

Ce conservateur général du patrimoine de 62 ans a été nommé à la présidence du Louvre en Conseil des ministres.

Il "aura à conduire des chantiers majeurs pour l'avenir de l'institution" comme  "la sécurisation et la modernisation", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra également "restaurer un climat de confiance", a ajouté le ministère de la Culture, son autorité de tutelle.

Cet historien d'art arrive au Louvre dans un climat très lourd.

Sa présidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a démissionné mardi, emportée par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlée des personnels qui grippe le musée parisien depuis la mi-décembre.

Dans ce contexte, Christophe Leribault aura pour mission de "sécuriser" et "moderniser" le musée, a indiqué la source.

Pour cela, le nouveau patron pourra s'appuyer sur sa forte expérience de la gestion d'institutions culturelles: avant Versailles, il a dirigé plusieurs musées parisiens, notamment le Petit Palais et le musée d'Orsay.

"Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies", a déclaré au quotidien Le Figaro Mme des Cars, à qui M. Leribault avait déjà succédé à la tête du musée d'Orsay fin 2021.

La pression était devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficulté par une série de rapports ayant pointé la "sous-estimation chronique" des risques de vol au Louvre, l'obsolescence des dispositifs de sûreté et la priorisation donnée à des "opérations visibles et attractives" au détriment de la sécurité.

Laurence des Cars avait également dû admettre n'avoir découvert qu'après le cambriolage l'existence d'un audit alarmant sur la vulnérabilité de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s'emparer de huit bijoux d'une valeur de 88 millions d'euros.

- "Nouveau chapitre" -

Selon le ministère de la Culture, le départ de Laurence des Cars, effectif dès mercredi, "permettra au musée d'ouvrir un nouveau chapitre de son histoire".

Miné par la surfréquentation (quelque neuf millions de visiteurs par an) et des équipements vieillissants, le musée est par ailleurs confronté depuis la mi-décembre au plus long conflit social de son histoire.

Dénonçant leurs conditions de travail et l'absence de dialogue social, les personnels mènent une grève perlée qui a contraint le musée à rester fermé à quatre reprises, occasionnant quelque deux millions d'euros de pertes de recettes.

"On a besoin d'un apaisement social", a déclaré à l'AFP la déléguée CFDT au Louvre Valérie Baud, assurant que les discussions avec l'ancienne direction étaient dans "l'impasse".

Le nouveau patron du Louvre devra notamment s'attaquer à la gouvernance du Louvre, devenu un "Etat dans l'Etat" selon le député Alexandre Portier, qui préside une commission d'enquête sur la sécurité des musées.

L'exécutif se tourne vers le projet "Louvre Nouvelle Renaissance", le colossal chantier annoncé par Emmanuel Macron début janvier 2025, qui doit permettre de rénover le bâtiment existant et créer une nouvelle entrée et une nouvelle salle pour la Joconde.

Evalué à plus d'un milliard d'euros et contesté par les syndicats, ce projet a connu un récent revers avec le report sine die de la désignation du groupement d'architectes en charge d'une partie du chantier.