En duplex de l’espace avec Thomas Pesquet : la France, une inspiration à la vitesse de la lumière

L'astronaute Thomas Pesquet s'est adressé au pavillon français à Al-Wasl Plaza, site de l'Expo 2020 Dubaï, en direct de la Station spatiale internationale. (Photo: Zeina Zbibo)
L'astronaute Thomas Pesquet s'est adressé au pavillon français à Al-Wasl Plaza, site de l'Expo 2020 Dubaï, en direct de la Station spatiale internationale. (Photo: Zeina Zbibo)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

En duplex de l’espace avec Thomas Pesquet : la France, une inspiration à la vitesse de la lumière

  • Ce duplex a été le moment le plus marquant d'une journée bleu-blanc-rouge
  • Pour Pesquet, le thème du pavillon français « La France, une inspiration à la vitesse de la lumière » fait revivre l'héritage du siècle des Lumières

DUBAI : En direct de la Station spatiale internationale, Thomas Pesquet, a rejoint le duplex avec Al Wasl Plaza : pas de mission impossible pour l'astronaute français de l'Agence spatiale européenne (ESA) et ambassadeur du pavillon France !

L’échange avec la délégation française, en présence de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et de M. Franck Riester, Ministre délégué au Commerce extérieur et à l'Attractivité économique a duré 15 minutes.

Ce duplex a été le moment le plus marquant d'une journée bleu-blanc-rouge. Il était accompagné d'une expérience sonore immersive par ArianeGroup et Devialet pour clôturer la première d'une série de journées nationales qui se tiendront au cours des six prochains mois.

L'astronaute français espère visiter l'exposition à la suite de sa mission actuelle qui nécessiterait encore quelques semaines, voire quelques mois.

La médecine, la science des matériaux et l'espace font partie des domaines de recherche de l'astronaute : Expérimenter et capitaliser les propriétés de l'espace dans le but de produire des résultats autrement impossibles à générer.

Parmi ces travaux, une expérience japonaise qui consiste à créer des protéines en forme de cristal, caractérisées par des structures stables, permettant la production de protéines aux propriétés améliorées.

Pour Pesquet, le thème du pavillon français « France, Lightspeed Inspiration » (La France, une inspiration à la vitesse de la lumière) fait revivre l'héritage des Lumières, référence au siècle des Lumières, son rôle et son impact transformateur associé à une génération de philosophes dans un livre collectif, l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Cet héritage continue d'inspirer aujourd'hui dans divers domaines d'études et de recherche appliquée et il reste pertinent pour aborder les questions environnementales et les limites du progrès technologique.

Lumière, inspiration et progrès sont aujourd'hui revisités dans un contexte global, au sein de l'Expo 2020 avec un focus sur des thématiques qui incarnent les valeurs du pavillon France, telles que la mobilité  et le cosmopolitisme, la nature et la société, l'innovation et l'éducation.

Pesquet a souligné l'importance de trouver des solutions et la nécessité d'écouter les experts qui essayent de fournir des preuves sur l'impact du changement climatique observé à travers des phénomènes climatiques d'intensité et de fréquence plus élevées et les tempêtes tropicales, en plus de la pollution de l'eau et de l'air.

D’après Pesquet, «Les problèmes mondiaux nécessitent des solutions mondiales ainsi que des engagements de la part des pays». La conférence de Glasgow sur le changement climatique est la prochaine occasion de se renouveler et de se réconcilier avec ces engagements.

Parlant de coopération internationale, comment Thomas Pesquet perçoit-il son rôle d’ambassadeur du Pavillon France?

Pesquet a profité de l’occasion pour féliciter les Émirats Arabes Unis pour la sonde Mars (lancée en février 2021) ; ajoutant qu'il rencontre fréquemment ses collègues émiratis actuellement en formation à Houston.

«L'espace est un terrain de coopération, un terrain plus grand que n'importe quelle nation du monde. Nous devons combiner nos ressources pour obtenir des résultats exceptionnels et remarquables, ce que nous faisons à la Station spatiale internationale et ce que font également les Émirats arabes unis, avec nous et à un niveau individuel », affirme Pesquet.

Il a souligné l'importance de la coopération entre les pays dans ce domaine, citant la France, les Émirats Arabes Unis, la Chine entre autres, avec l'Agence spatiale européenne (ESA) comme dénominateur commun, encourageant ce type de coopération.

Essayant de représenter au mieux son pays, Thomas Pesquet revient sur l’avantage de grandir en Europe, d'être initié à différentes langues et exposé à un environnement diversifié. C'est ce sur quoi tente de capitaliser le programme ISS (Station Spatiale Internationale).


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com