Une crise alimentaire galopante menace l'Afghanistan

Ces familles afghanes déplacées à l'intérieur du pays, qui ont fui les provinces de Kondoz et de Takhar déchirées par les combats entre les talibans et les forces de sécurité afghanes, récupèrent de la nourriture à Kaboul. (AFP/File Photo)
Ces familles afghanes déplacées à l'intérieur du pays, qui ont fui les provinces de Kondoz et de Takhar déchirées par les combats entre les talibans et les forces de sécurité afghanes, récupèrent de la nourriture à Kaboul. (AFP/File Photo)
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Publié le Mardi 07 septembre 2021

Une crise alimentaire galopante menace l'Afghanistan

  • La sécheresse, la Covid-19 et le conflit risquent de plonger l'Afghanistan dans une situation d'insécurité alimentaire plus préoccupante encore
  • 14 millions de personnes au moins ont été identifiées comme victimes d'insécurité alimentaire. Depuis le début de l’année, 550 000 personnes d’entre elles ont été déplacées en raison du conflit

DUBAÏ: Alors que les talibans contrôlaient la plupart des provinces afghanes à la fin du mois d'août dernier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde contre la détérioration de la crise humanitaire et économique dans le pays, bien que les vols d'évacuation des civils à partir de l'aéroport de Kaboul aient pris fin.

Se disant préoccupé par la situation et l'effondrement probable des services de base, il a affirmé que «plus que jamais, la solidarité et le soutien de la communauté internationale sont indispensables à la survie des enfants, des femmes et des hommes afghans».

En sa qualité de chef des Nations unies, Antonio Guterres a visé très juste. La sécheresse extrême, le conflit et la pandémie de Covid-19 ont empêché les organisations d'aide internationale de poursuivre leurs préparatifs, même les plus modestes, destinés à aider les Afghans à faire face à l'hiver.

Selon les Nations unies, 18 millions d’habitants, sur les 38 millions que compte la population afghane, sont déjà confrontées à une catastrophe humanitaire, et 18 millions d'autres personnes risquent de l’être bientôt.

Dans un entretien accordé à Arab News, un haut responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a fait part des inquiétudes de l'organisation à quelques jours de son appel destiné à rassembler des fonds pour acheter et «prépositionner» des denrées alimentaires afin de nourrir des millions d'Afghans avant que la neige ne coupe les voies d'accès.

Madjid Yahia, directeur national du PAM pour les Émirats arabes unis (EAU) et son représentant auprès du Conseil de coopération du Golfe (CCG), affirme qu’«il est impératif de trouver de l'argent».

«En ce moment, 200 millions de dollars [1 dollar = 0,84 euro] sont requis pour couvrir la période qui va de septembre à décembre, sans quoi l'approvisionnement sera interrompu. Notre stock de blé sera épuisé dès le mois d'octobre», explique-t-il.

Selon lui, la contraction des fonds constitue le plus grand défi que doit relever le PAM. Les autres enjeux concernent la précarité de la sécurité et de la stabilité et les conditions météorologiques. Il ajoute que les 200 millions de dollars requis constituent une «goutte d'eau dans l'océan» de la somme indispensable pour couvrir les besoins réels de la population. Le PAM a évalué à 559 millions de dollars le coût total de l'aide alimentaire dont le pays a besoin cette année.

Par ailleurs, M. Yahia avertit que, si on ne parvient pas à endiguer la faim généralisée en Afghanistan, elle risque d’entraîner des migrations massives et de nouveaux conflits, dont la facture éclipserait le montant que le PAM réclame à l'heure actuelle.

Un enfant (au centre), alors qu’il est conduit vers son vol lors d'une évacuation, regarde un avion à l'aéroport international Hamid-Karzaï, à Kaboul, en Afghanistan, le 24 août 2021. (AFP/File Photo)

«Il est important, à mon avis, de reconnaître que les coûts pour la communauté internationale seraient moins lourds si l'on abordait le problème dès à présent, avant qu'il ne dégénère», avance-t-il.

Évoquant l'exemple de la Syrie, il rappelle que, lorsque le PAM s'est retrouvé à court de fonds dans ce pays arabe déchiré par la guerre, en 2015, de nombreuses personnes avaient traversé la Méditerranée à bord de bateaux rudimentaires pour se rendre en Europe.

En Afghanistan, le PAM compte un effectif de 300 personnes, des Afghans et des étrangers. Ils exercent leurs fonctions dans des bureaux auxiliaires situés à Kaboul, Jalalabad, Faizabad, Mazar-e Charif, Kandahar et Hérat.

Des responsables des Nations unies affirment que les événements qui secouent le pays n'ont pas compromis les opérations du PAM, qui poursuit ses actions comme prévu.

Le PAM s'est dit «déterminé à respecter pleinement ses principes fondamentaux d'humanité, d'impartialité, de neutralité et d'indépendance dans ses activités».

Dans le même temps, M. Yahia assure que «les convois alimentaires, les bâtiments et le personnel du PAM sont bien protégés» en Afghanistan.

Le PAM se prépare d'habitude à affronter plusieurs mois à l'avance la saison hivernale, particulièrement rude en Afghanistan. M. Yahia parle d'un processus d'«hivernage»: acheter de la nourriture aux endroits les plus proches, que ce soit au Pakistan, au Kazakhstan ou même, parfois, en Afghanistan, la transporter et, enfin, la stocker.

À ce jour, les températures estivales élevées ont occulté les difficultés auxquelles le peuple afghan sera confronté en hiver. En été, le PAM «prépositionne» les stocks dans les entrepôts et auprès des communautés à travers l'Afghanistan. La nourriture est ensuite distribuée aux personnes nécessiteuses avant que les neiges hivernales n’en empêchent l’accès.

Des Afghans sont assis à l'intérieur d'un avion militaire américain en partance pour l'Afghanistan, à l'aéroport militaire de Kaboul, le 19 août 2021, après la prise de contrôle de l'Afghanistan par les talibans. (AFP/File Photo)

Mais la chaleur des étés ont entraîné ce que M. Yahia décrit comme «la deuxième plus grande sécheresse observée en Afghanistan au cours des trois dernières années».

«La sécheresse touche plus de 40% du pays. Les récoltes sont perdues, n'offrant aux familles qu'un maigre revenu pour acheter de la nourriture», poursuit-il.

En chiffres

- 14 millions d'Afghans souffrent d’insécurité alimentaire.

- 200 millions de dollars: c’est le fonds nécessaire au PAM pour couvrir la période allant jusqu'à la fin de l’année 2021.

- 550 000: c’est le nombre d’Afghans déplacés cette année en raison du conflit.

- 2 millions d'enfants souffrent de malnutrition.

En raison du conflit et de l'insécurité, des communautés entières sont privées de moyens de subsistance, et plus du fait que la moitié de la population afghane vit en dessous du seuil de pauvreté.

En outre, au moins 14 millions de personnes ont été identifiées comme victimes d'insécurité alimentaire. Depuis le début de l’année, 550 000 personnes d’entre elles ont été déplacées en raison du conflit.

«Les retombées du conflit se faisaient sentir bien avant ces dernières semaines. Cela fait des années que le pays en souffre. Cette situation a engendré d'importants déplacements de population», déplore M. Yahia.

En effet, cette situation d'urgence alimentaire s'ajoute à la crise humanitaire qui s’est manifestée après le retrait des troupes américaines et de l'Otan et la reconquête rapide du pays par les talibans.

Selon les Nations unies, 18 millions d'Afghans dépendent de l'aide internationale pour survivre. Faire parvenir cette aide dans le pays en cette période de turbulences se révèle excessivement difficile dans la mesure où les avions commerciaux ne parviennent pas à atterrir à l'aéroport de Kaboul.

Les déplacements ont privé un grand nombre d'Afghans d'emploi et de nourriture, ce qui les rend entièrement dépendants de l'aide du PAM, signale M. Yahia. La Covid-19 et ses conséquences ont davantage bouleversé la vie et les moyens de subsistance de la population, qui, même en temps normal, peinaient à se nourrir.

Ces enfants de familles afghanes déplacées ont fui les combats qui sévissent dans les districts de Khan Abad, d’Ali Abad et d’Emam Sahib. (AFP/File Photo)

M. Yahia précise en outre que, depuis que les troupes américaines et occidentales se sont retirées du pays, de nombreux Afghans n’ont pas été en mesure de retirer leur argent dans les banques. «Les banques ont désormais ouvert leurs portes, mais l'argent liquide est peu disponible. Les gens ne peuvent retirer que 200 dollars, au plus, par semaine. Nous ignorons pendant combien de temps les banques resteront ouvertes et si les limitations des retraits seront supprimées ou durcies.»

«Si la situation humanitaire prend une tournure encore plus dramatique, engendrant la famine, le monde prendra conscience du fait que ce conflit dépasse les frontières de l'Afghanistan», affirme-t-il.

Cela fait plusieurs décennies que le PAM, présent en Afghanistan depuis près de soixante ans, distribue des colis alimentaires à quelque 400 000 déplacés internes.

Le PAM soutient également 600 000 familles sinistrées par l'impact de la Covid-19 sur l'économie et accorde à chacune d’elle près de 80 dollars pour couvrir les besoins alimentaires pour deux mois environ. Un autre programme fournit des repas gratuits aux écoliers.

Madjid Yahia, directeur national du Programme alimentaire mondial aux EAU et son représentant pour le CCG, avertit que le faible revenu de plusieurs familles afghanes ne leur permet pas de se nourrir en raison de la sécheresse qui a détruit leurs récoltes. (Fourni)

«Au total, le PAM apporte donc son aide à 5 millions de personnes, sous forme de nourriture, d'argent liquide, de repas scolaires et de denrées nutritives distribués aux victimes de malnutrition modéré.»

«Nous élargissons nos programmes pour aider 14 millions de personnes en Afghanistan. Au cours des prochaines semaines, nous devrons étendre nos activités pour toucher 9 millions de personnes supplémentaires», précise M. Yahia.

Dans ce contexte, les Nations unies envisagent d'organiser une conférence de haut niveau consacrée à l'aide à l'Afghanistan le 13 septembre prochain à Genève. M. Guterres y participera.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, affirme que «la conférence appellera à accroître le financement dans les plus brefs délais afin d’assurer la continuité de cette opération humanitaire qui sauve des vies. Elle sollicitera également un accès intégral et sans entrave aux organisations humanitaires, ce qui permettra aux Afghans de bénéficier des services essentiels dont ils ont besoin».

Vendredi dernier, l'agence de presse des EAU a annoncé que ce pays avait dépêché vers l'Afghanistan un avion qui transportait des secours médicaux et alimentaires d'urgence. Par ailleurs, un responsable du ministère qatari des Affaires étrangères a fait savoir que Doha œuvrait pour faciliter la réouverture des couloirs humanitaires. De leur côté, les États-Unis ont relancé le financement des programmes d'aide humanitaire, suspendus après la prise de contrôle de Kaboul par les talibans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.