La prise de contrôle des talibans en Afghanistan et ses répercussions dans un Irak instable

Al-Hachd Al-Chaabi, le réseau paramilitaire chiite qui a émergé lors de la lutte contre Daech, est une force redoutable intégrée dans l'infrastructure politique et sécuritaire irakienne. (Photo, AFP)
Al-Hachd Al-Chaabi, le réseau paramilitaire chiite qui a émergé lors de la lutte contre Daech, est une force redoutable intégrée dans l'infrastructure politique et sécuritaire irakienne. (Photo, AFP)
Des Irakiens participent à un événement célébrant l'inauguration d'une rue qui porte le nom du défunt commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, le 8 janvier 2021. (Photo, AFP)
Des Irakiens participent à un événement célébrant l'inauguration d'une rue qui porte le nom du défunt commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, le 8 janvier 2021. (Photo, AFP)
Des jeunes irakiens assistent à un événement célébrant l'inauguration d'une rue qui porte le nom du défunt commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis à Bassorah le 8 janvier 2021. (Photo, AFP)
Des jeunes irakiens assistent à un événement célébrant l'inauguration d'une rue qui porte le nom du défunt commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis à Bassorah le 8 janvier 2021. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région. (Photo, AFP)
Les milices d’Al-Hachd Al-Chaabi irakiennes font officiellement partie des forces de sécurité du pays et sont financées par le gouvernement. (Photo, AFP)
Les milices d’Al-Hachd Al-Chaabi irakiennes font officiellement partie des forces de sécurité du pays et sont financées par le gouvernement. (Photo, AFP)
Un combattant d’Al-Hachd Al-Chaabi passe devant une affiche représentant le commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis (à droite) et le commandant de la Force Al-Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique, Qasem Soleimani, à Bagdad. (Photo, AFP)
Un combattant d’Al-Hachd Al-Chaabi passe devant une affiche représentant le commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis (à droite) et le commandant de la Force Al-Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique, Qasem Soleimani, à Bagdad. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 22 août 2021

La prise de contrôle des talibans en Afghanistan et ses répercussions dans un Irak instable

  • La chute rapide du gouvernement de Kaboul a fait planer le spectre de prises de pouvoir similaires dans les États fragiles du Moyen-Orient
  • Les analystes pensent qu'Al-Hachd Al-Chaabi, soutenu par l'Iran, ne bénéficiera pas davantage d’un renversement du gouvernement de Bagdad

IRBIL, Irak : Ce n'est peut-être qu'une question de temps avant que les États instables du Moyen-Orient ne commencent à ressentir les répercussions de la conquête rapide par les talibans de la quasi-totalité de l'Afghanistan. Les implications du triomphe du groupe islamiste sunnite ne seront pas perdues pour les acteurs non étatiques et les extrémistes violents actifs dans les pays où les États-Unis ont encore des troupes militaires.

L'armée afghane entraînée et équipée par les États-Unis n'a pas réussi à tenir ses positions contre l'offensive éclair des talibans, alors que ville après ville tombait dans les mains des talibans en succession rapide. Le gouvernement de Kaboul s'est rapidement effondré, ouvrant la voie à une deuxième ère du régime taliban, un peu moins de 20 ans après la fin de la première. 

La principale leçon que d'autres groupes militants tireront probablement du retrait raté des États-Unis d'Afghanistan est la suivante : s'ils peuvent résister assez longtemps à la technologie et à la puissance de feu supérieures de l'ennemi, ce dernier finira par se lasser et se retirer, laissant ses régimes marionnettes s'effondrer. 

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Le succès militaire des talibans en Afghanistan aura des répercussions dans toute la région (Photo, AFP)

Si c'est la pensée de certains chefs de milices chiites en Irak, qui réclament depuis longtemps le départ des forces américaines, on ne peut guère la rejeter comme de la pure fantaisie. Après tout, il existe un précédent assez récent d'une offensive rapide des insurgés écrasant rapidement l'armée irakienne.

Daech a réussi à conquérir un tiers de l'Irak, dont sa deuxième ville, Mossoul, à l'été 2014. L'armée irakienne, beaucoup plus nombreuse et mieux équipée, s'est retirée sans combattre.

Bien que Bagdad ait pu reconquérir la majeure partie de ces territoires en 2017, avec un large soutien américain, la campagne contre Daech a donné naissance à une nouvelle force, Al-Hachd Al-Chaabi (Les forces de mobilisation populaire), qui pourrait s'avérer capable de renverser le gouvernement irakien.

Al-Hachd Al-Chaabi a été formé en 2014 pour aider à combattre Daech après l'échec tristement célèbre de l'armée irakienne à défendre Mossoul. L'organisation faîtière des milices à prédominance chiite a ensuite libéré de vastes zones des régions irakiennes à prédominance sunnite et a ensuite été intégrée à l'appareil de sécurité irakien.

Néanmoins, certaines des factions les plus puissantes d’Al-Hachd Al-Chaabi ont longtemps été équipées et financées par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour faire avancer les objectifs militaires et politiques de l'Iran dans la région.

Les observateurs de la question irakienne craignent que ces factions ne surpassent l'armée irakienne régulière et ne se transforment en un État puissant au sein d'un État, qui ressemble tout à fait au Hezbollah du Liban.

Elles ont à leur disposition d'importants stocks de missiles sol-sol et de drones armés fournis par l'Iran, dont certains ont été utilisés ces dernières années pour attaquer des cibles militaires américaines en Irak.

Heureusement pour le gouvernement de Bagdad, chargé de la tâche d'équilibrer les intérêts de ses protecteurs américains et iraniens, l'administration Biden ne semble pas aussi pressée de se retirer d'Irak qu'elle l'était d'Afghanistan.

De plus, selon les analystes politiques, il existe plusieurs distinctions majeures entre les deux cas qui suggèrent fortement qu'une prise de contrôle à la manière des talibans en Irak par des milices pro-iraniennes n'est probablement pas à l'ordre du jour, du moins, ce n'est pas pour bientôt.

Tout d'abord, ces factions ont beaucoup à gagner à garder le statu quo. «Les factions pro-iraniennes d’Al-Hachd Al-Chaabi ne veulent pas s’emparer du pouvoir. Leur objectif est de rejoindre les partis au pouvoir et d'obtenir leur part de l'État, à la fois légale et illégale », a déclaré à Arab News Joel Wing, auteur du blog en ligne Musings on Iraq.

«Elles font déjà officiellement partie des forces de sécurité, ce qui signifie qu’elles ont un financement gouvernemental. Elles veulent plus de combattants sur la liste de paie. Elles veulent des contrats et des pots-de-vin».

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Les milices d’Al-Hachd Al-Chaabi irakiennes font officiellement partie des forces de sécurité du pays et sont financées par le gouvernement. (Photo, AFP)

Alex Almeida, analyste en sécurité irakienne au cabinet de conseil en énergie «Horizon Client Access», est également sceptique quant à la tentative de la prise de pouvoir d’Al-Hachd.

«À moins d'une répétition de 2014, ou d'une sorte de scénario d’un coup d'État de milice ou d'un siège de la zone internationale à Bagdad, il est fortement improbable que nous voyions une situation similaire se développer en Irak, principalement parce qu'avec les milices avec lesquelles nous aurions affaire être une faction rebelle de l'État irakien plutôt qu'une prise de contrôle externe par une force insurgée», a-t-il expliqué.

Rodger Baker, vice-président senior de l'analyse stratégique chez RANE Stratfor, est d'accord et souligne que de nombreux groupes d’Al-Hachd «sont intégrés aux forces de sécurité irakiennes, et pas simplement des insurgés extérieurs» comme l'étaient les combattants talibans en Afghanistan.

 

EN CHIFFRES

2014 : L’année de la formation d’Al-Hachd Al-Chaabi. 

40 groupes sous l'égide d’Al-Hachd Al-Chaabi. 

128 000 combattants forment les forces d’Al-Hachd Al-Chaabi.

 

«Les forces d’Al-Hachd Al-Chaabi ne détiennent pas de territoire de la même manière que les talibans l'ont fait en Afghanistan, même s'ils opèrent dans des zones géographiques relativement définies», a indiqué Baker. «Elles ont des alliances étroites avec des membres du parlement irakien».

«En bref, au moins avec bon nombre des plus grands groupes d’Al-Hachd, ils sont intégrés dans l'infrastructure politique et sécuritaire irakienne. Ainsi, ils ne recherchent pas nécessairement le renversement du régime, mais plutôt l'affirmation de leurs intérêts, et souvent de ceux de l'Iran, en Irak».

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Heureusement pour Bagdad, l'administration Biden ne semble pas pressée de se retirer de l’Irak. (Photo, AFP)

Baker est en outre plus confiant quant aux capacités des forces armées irakiennes par rapport aux forces de sécurité afghanes, notant que l'armée irakienne a «subi une transformation importante depuis qu'elle s'est, en grande partie, effondrée après l'offensive de Daech» en 2014. 

«Après cet échec, les Irakiens et l'armée américaine ont subi une importante réforme de la formation et du leadership des forces de sécurité irakiennes, et ces forces ont largement fait leurs preuves plusieurs années plus tard dans leur déroute de Daech depuis des villes et des zones cruciales», a-t-il éclairci.

«Il y a actuellement beaucoup plus de cohésion et un sens plus aigu de l'objectif commun parmi les forces de sécurité irakiennes qu'il n'y en avait parmi les forces de sécurité afghanes». 

Il existe une autre différence cruciale entre la situation actuelle en Irak et en Afghanistan, avant la prise de contrôle des talibans. Ce n'est un secret pour personne que la puissante agence de renseignement militaire du Pakistan, l'Inter-Services Intelligence (ISI), a longtemps soutenu les talibans, souvent au détriment des objectifs stratégiques américains. 

Cependant, contrairement à l'approche relativement laissez-faire de l'ISI, Baker croit que l'Iran tient ses milices irakiennes qui agissent pour son compte en laisse beaucoup plus courte, imposant les limites de leurs activités. 

«Le soutien de l'Iran aux groupes d’Al- Hachd est beaucoup plus fort que le soutien du Pakistan aux talibans, probablement plus fort même que le soutien des talibans pakistanais à la fin des années 1990», a soutenu Baker.

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Un combattant d’Al-Hachd Al-Chaabi passe devant une affiche représentant le commandant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis (à droite) et le commandant de la Force Al-Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique, Qasem Soleimani, à Bagdad. (Photo, AFP)

En plus de les armer et de les entraîner, les responsables iraniens rencontrent publiquement des éléments des groupes d’Al-Hachd en Irak. «Cela peut aussi restreindre les actions des plus grands groupes d’Al-Hachd, car l'Iran ne cherche pas nécessairement le renversement du gouvernement irakien et ne cherche certainement pas plus de déstabilisation», a affirmé Baker.

«Au contraire, ces groupes font partie d'un ensemble d'éléments que Téhéran utilise pour maintenir son influence et protéger ses intérêts stratégiques en Irak». 

Toutefois, Bagdad devrait tirer quelques grandes leçons des événements en Afghanistan pour s'assurer qu'elle ne subira pas le même sort que Kaboul, selon les analystes.

«La leçon la plus importante est peut-être l'importance d'éradiquer la corruption au sein du gouvernement à tous les niveaux et d'assurer la cohésion entre les divers groupes ethniques, régionaux et sectaires en Iraq», a souligné Baker.

Le manque de cohésion interne de l'Afghanistan était évident pour tous, dans les heures qui ont précédé la chute de Kaboul. Plusieurs hauts responsables, dont le président Ashraf Ghani, ont choisi de fuir le pays, tandis que d'autres ont cherché à négocier avec les talibans qui approchaient. D'autres encore, comme Ahmad Massoud, se sont armés et se sont dirigés vers les montagnes pour lancer une nouvelle phase de résistance. 

«Le manque de cohésion et la perception de la corruption ont laissé de nombreux citoyens afghans incapables de faire confiance au gouvernement. On pourrait en dire autant de la bureaucratie et des forces de sécurité», a clarifié Baker. 

La distinction la plus cruciale entre les deux cas est peut-être que les États-Unis ne prévoient pas de retrait complet d’Irak dans un proche avenir.

«Les récents pourparlers américano-irakiens montrent que Washington n'a pas l'intention de se retirer d'Irak», a estimé Wing. «Les attaques des factions pro-Téhéran compliquent cela parce que les Américains se concentrent sur leur propre protection plutôt que sur l'aide aux Irakiens en ce moment. Mais même alors, il n'y a aucun signe qu'ils veuillent mettre fin à la mission».

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Des pancartes dénonçant les forces d’Al-Hachd sont exposées lors d'une manifestation de Kurdes irakiens devant le consulat américain à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien autonome. (Photo, AFP/Archives)

Almeida croit que le retrait désastreux d'Afghanistan «rendra l'administration Biden beaucoup plus prudente quant à la façon dont elle gère les mécanismes d'un nouveau retrait américain en Irak, en particulier en réduisant sa présence diplomatique sans soutien militaire dans le pays». 

Pour sa part, Baker pense que la décision de quitter l'Irak «sera fondée davantage sur le réalignement stratégique des priorités des États-Unis que sur les retombées politiques du retrait afghan, d'autant plus que le gouvernement irakien est dans une situation beaucoup plus forte que ne l'était le gouvernement afghan». 

«Le plus grand risque pour l'Irak réside dans les différences régionales et sectaires à long terme, et les revendications d'un plus grand fédéralisme ou d'une répartition du pouvoir», a-t-il prévenu.

«Les ressources économiques sont réparties de manière inégale à travers l'Irak, et ces différences géographiques continueront de façonner le futur environnement de sécurité et de stabilité».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com