Les influenceurs afghans disparaissent des réseaux sociaux

Aryana Sayeed, l'une des plus célèbres chanteuses afghanes, a posté mercredi qu'elle était à bord d'un avion de l'armée américaine à destination de Doha. "Je vais bien et je suis en vie après quelques nuits que je pourrai jamais oublier", a-t-elle écrit. "Mon coeur, mes prières et mes pensées seront toujours avec vous". (Photo, AFP)
Aryana Sayeed, l'une des plus célèbres chanteuses afghanes, a posté mercredi qu'elle était à bord d'un avion de l'armée américaine à destination de Doha. "Je vais bien et je suis en vie après quelques nuits que je pourrai jamais oublier", a-t-elle écrit. "Mon coeur, mes prières et mes pensées seront toujours avec vous". (Photo, AFP)
Aryana Sayeed, l'une des plus célèbres chanteuses afghanes, a posté mercredi qu'elle était à bord d'un avion de l'armée américaine à destination de Doha. "Je vais bien et je suis en vie après quelques nuits que je pourrai jamais oublier", a-t-elle écrit. "Mon coeur, mes prières et mes pensées seront toujours avec vous". (Photo, AFP)
Aryana Sayeed, l'une des plus célèbres chanteuses afghanes, a posté mercredi qu'elle était à bord d'un avion de l'armée américaine à destination de Doha. "Je vais bien et je suis en vie après quelques nuits que je pourrai jamais oublier", a-t-elle écrit. "Mon coeur, mes prières et mes pensées seront toujours avec vous". (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 21 août 2021

Les influenceurs afghans disparaissent des réseaux sociaux

  • Des millions de jeunes Afghans, en particulier les femmes et les minorités religieuses, redoutent que leurs anciennes publications ne les mettent en danger
  • A la suite des recommandations d’ONG, Facebook a annoncé de nouvelles fonctions permettant aux utilisateurs afghans de verrouiller rapidement leurs comptes

HONG KONG : La chanteuse Aadiqa Madadgar était une star d'Instagram et YouTube. Mais l'arrivée au pouvoir des talibans a anéanti ses rêves, comme ceux de nombreux influenceurs, et provoqué un véritable séisme sur les réseaux sociaux afghans.

Ancienne participante à l'émission de télé-crochet "Afghan Star", Mme Madadgar, 22 ans, était célèbre en raison de son incroyable voix.

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Une femme afghane portant la burqa dans une rue de Kaboul: Les femmes afghanes se souviennent de la manière dont les talibans ont imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées à mort. (Photo, AFP)

Musulmane pratiquante, la tête toujours couverte d'un foulard, elle passait ses journées à poster des vidéos, comptant 21200 abonnés sur YouTube et 182000 sur Instagram.

Récemment, une de ses vidéos la montrait prise d'un fou rire tout en découpant une pastèque. Sur une autre, elle entonnait un chant folklorique dans un café pendant qu'un de ses amis jouait de la guitare.

Alors qu'elle visitait il y a peu la ville de Kandahar, berceau des talibans, elle s'est filmée en train de manger une pizza avec des amies.

Le 14 août, son ton avait radicalement changé quand, pour la première fois, elle a exprimé son opinion politique sur Instagram.

"Je n'aime pas faire part de ma douleur en ligne, mais j'en ai marre de tout ça", a-t-elle écrit. "Mon cœur est brisé quand je vois que ma terre, ma patrie est lentement détruite".

Le lendemain, les militants talibans s'emparaient de Kaboul, et depuis, elle n'a plus rien posté.

Des millions de jeunes Afghans - en particulier les femmes et les minorités religieuses - redoutent que toutes leurs anciennes publications ne les mettent en danger.

Ils se souviennent de la manière dont les talibans ont imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique, entre 1996 et 2001.

Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées à mort.

Ayeda Shadab était une icône de la mode pour de nombreuses jeunes afghanes avec 290000 followers sur Instagram et 400000 sur TikTok.

Chaque jour, elle défilait avec les dernières tenues de sa boutique huppée de Kaboul.

Dans une de ses plus récentes vidéos, elle posait dans une robe de bal asymétrique et transparente, avec en fond sonore le tube de Dua Lipa, "Levitating".

Mais elle ne se faisait aucune illusion sur les conséquences de l'arrivée au pouvoir des talibans pour des femmes qui, comme elles, travaillent dans le milieu de la mode.

"Si les talibans prennent Kaboul, les gens comme moi ne seront plus en sécurité", a-t-elle déclaré à la chaîne allemande ZDF lors d'une récente interview.

"Les femmes qui, comme moi, ne portent pas le voile, travaillent, ils ne peuvent pas les accepter".

Terrifiée par le retour des talibans au pouvoir, elle s'est résolue à fuir et a récemment annoncé être en Turquie. D'autres célébrités et influenceurs de premier plan ont tenté de faire de même.

Aryana Sayeed, l'une des plus célèbres chanteuses afghanes, a posté mercredi un selfie alors qu'elle était à bord d'un avion de l'armée américaine à destination de Doha.

"Je vais bien et je suis en vie après quelques nuits que je pourrai jamais oublier", a-t-elle écrit.

"Mon coeur, mes prières et mes pensées seront toujours avec vous".

D'autres ont eu moins de chance.

Zaki Anwari, un jeune qui jouait dans l'équipe nationale de football chez les jeunes, publiait souvent des selfies. Il a fait une chute mortelle après avoir tenté de s'accrocher à un avion américain s’envolant de Kaboul.

A la suite des recommandations de militants, de journalistes et d'associations, Facebook a annoncé de nouvelles fonctions permettant aux utilisateurs afghans de verrouiller rapidement leurs comptes.

Propriétaire de WhatsApp, le géant a dit considérer les talibans comme une "organisation terroriste" depuis des années et bloquer donc les comptes talibans sur sa plateforme ainsi que sur Instagram.

Le groupe de défense américain Human Rights First a publié des conseils en dari et en pachtou sur la façon dont les Afghans peuvent supprimer leurs historiques.

Pour Raman Chima, responsable Asie au sein du groupe de défense de l'internet Access Now, les réseaux sociaux devraient se pencher sur l'évaluation des messages des talibans qui inciteraient à la violence plutôt que de se fier aux désignations gouvernementales.

Il a expliqué à l'AFP que les auteurs de publications "peuvent être la cible de représailles, être accusés d'être des infidèles ou des non-islamiques aux yeux non seulement des talibans mais aussi d'autres groupes extrémistes religieux dans le pays".


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.