La directrice d’une école saoudienne réalise la plus grande mosaïque du monde

C'est l'année dernière que la directrice de l'école Green Leaves Playgroup a réalisé cet exploit. À partir de 350 000 bouchons de bouteilles en plastique, elle a confectionné une carte du monde de 250 mètres carrés. Le précédent record était détenu par Caroline Chaptini, qui avait conçu une mosaïque en forme de croissant de 196,94 mètres carrés à Miziara, au Liban (Fourni par Khouloud Al-Fadli)
C'est l'année dernière que la directrice de l'école Green Leaves Playgroup a réalisé cet exploit. À partir de 350 000 bouchons de bouteilles en plastique, elle a confectionné une carte du monde de 250 mètres carrés. Le précédent record était détenu par Caroline Chaptini, qui avait conçu une mosaïque en forme de croissant de 196,94 mètres carrés à Miziara, au Liban (Fourni par Khouloud Al-Fadli)
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Publié le Mardi 03 août 2021

La directrice d’une école saoudienne réalise la plus grande mosaïque du monde

  • «J’ai vécu des jours très éprouvants: par exemple, le projet a été reporté d'une semaine parce que le vent avait emporté tous les bouchons», raconte Khouloud al-Fadli
  • Pour Mme Al-Fadli, créer des œuvres d'art à partir de matériaux recyclables représente une expérience enrichissante

DJEDDAH: Khouloud al-Fadli, directrice d'une école à Djeddah, vient d'inscrire son nom dans le livre Guinness des records. À l’aide de bouchons de bouteilles en plastique, elle a en effet réalisé la plus grande mosaïque du monde.

C'est l'année dernière que la directrice de l'école Green Leaves Playgroup a réalisé cet exploit. À partir de 350 000 bouchons de bouteilles en plastique, elle a confectionné une carte du monde de 250 mètres carrés. Le précédent record était détenu par Caroline Chaptini, qui avait conçu une mosaïque en forme de croissant de 196,94 mètres carrés à Miziara, au Liban.

«Ma joie est immense. Mes efforts ont été récompensés», explique Mme Al-Fadli à Arab News.

«La composition ne compte pas: c'est la taille qui détermine si je bats le record. Pour battre un record ou en établir un nouveau, le livre Guinness des records exigeait un grand nombre de critères», précise-t-elle.

La plus importante de ces contraintes concernait les mauvaises conditions météorologiques auxquelles sa mosaïque, réalisée en plein air, a été soumise.

«J’ai vécu des jours très éprouvants: par exemple, le projet a été reporté d'une semaine parce que le vent avait emporté tous les bouchons. Pourtant, grâce à ma détermination, à ma persévérance et à l'aide des bénévoles – celle de ma famille et de mon mari en premier lieu –, j'ai continué et je n'ai jamais baissé les bras», affirme-t-elle.

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La jeune femme souhaite célébrer trois événements à travers ce projet: la Journée mondiale de l'environnement (qui met en avant la collecte et le recyclage du plastique), la Journée mondiale des océans (destinée à sensibiliser au fait de ne pas jeter de plastique dans les océans ou dans la mer, compte tenu des conséquences sur l'environnement) et la Journée des Nations unies pour le service public (qui insiste sur l’importance des bénévoles dans ce type d’actions). Selon Mme Al-Fadli, ces trois journées mondiales s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et de ses objectifs en matière de développement durable.

en bref

La jeune femme souhaite célébrer trois événements à travers ce projet: la Journée mondiale de l'environnement (qui met en avant la collecte et le recyclage du plastique), la Journée mondiale des océans (destinée à sensibiliser au fait de ne pas jeter de plastique dans les océans ou dans la mer, compte tenu des conséquences sur l'environnement) et la Journée des Nations unies pour le service public (qui insiste sur l’importance des bénévoles dans ce type d’actions).

Elle explique qu'elle a cherché des volontaires parmi les enfants car «ils représentent l’avenir». Les réponses que les élèves ont formulées à l’école lors d'une présentation sur le réchauffement de la planète et sur le recyclage ont constitué la première source d'inspiration de Mme Al-Fadli.

Elle raconte ainsi qu'un élève avait demandé: «Notre planète va-t-elle mourir?». «Il a posé cette question avec colère, car il ne comprenait pas comment des gens osaient faire cela à notre planète alors que nous n'en avons qu'une», se souvient-elle.

Elle explique alors à l’enfant qu’il est possible de changer les choses et que le moyen le plus simple de sauver la planète est de «rassembler le plastique pour réaliser un projet à caractère humanitaire».

Ses élèves, sa famille et ses amis, ainsi que toutes les personnes qui lui ont apporté leurs bouchons de bouteilles, lui viennent en aide. «La nouvelle a circulé pendant quarante jours et les gens sont venus de partout pour apporter leur contribution: de Djeddah, de La Mecque, de Médine et de Taëf», confie-t-elle.

Selon elle, les donateurs attendaient avec impatience de voir le résultat, même les plus jeunes d’entre eux. «Ils ont été émerveillés par la beauté et par la taille de la carte. Ils ont promis de conserver le plastique et de le réutiliser ou de me le donner afin de protéger la Terre.»

Pour Mme Al-Fadli, créer des œuvres d'art à partir de matériaux recyclables représente une expérience enrichissante.

Elle a toujours manifesté de intérêt pour les cartes: «J’adore dessiner des cartes depuis ma plus tendre enfance. Il est difficile d'expliquer ce goût, c'est comme si je volais au-dessus de la Terre. Voir une carte géante, cela ressemble à un rêve!», s’exclame-t-elle.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.