Depuis son cabanon en Californie, il a choisi d'affronter les incendies

Un pompier tentant de maîtriser le Dixie Fire en Californie. Photo AFP
Un pompier tentant de maîtriser le Dixie Fire en Californie. Photo AFP
Short Url
Publié le Mardi 27 juillet 2021

Depuis son cabanon en Californie, il a choisi d'affronter les incendies

  • «Beaucoup de gens pensent qu'on est irresponsables.» La fumée d'un énorme incendie en Californie a plongé la cabane de Jon Cappleman dans un brouillard ocre, mais pas question d'évacuer
  • Si les flammes du Dixie Fire arrivent jusqu'à sa propriété, le sexagénaire l'assure: il est prêt à les affronter

TWAIN, ETATS-UNIS : "Beaucoup de gens pensent qu'on est irresponsables." La fumée d'un énorme incendie en Californie a plongé la cabane de Jon Cappleman dans un brouillard ocre, mais pas question d'évacuer. Si les flammes du Dixie Fire arrivent jusqu'à sa propriété, le sexagénaire l'assure: il est prêt à les affronter.

Pour protéger sa rustique demeure -- nichée dans les pins près du bourg de Twain -- tout a été pensé jusque dans les plus minutieux détails. Depuis plusieurs jours, une pompe aspire de l'eau d'un ruisseau voisin et l'achemine jusqu'à sa propriété dans des tuyaux bleus. Jon Cappleman s'en sert pour arroser abondamment le sol devant son cabanon et s'assurer qu'il est toujours humide.

Toute l'année durant, sa femme et lui ont aussi pris soin de débroussailler les alentours de leur maison. Leurs chèvres s'occupent des coins qu'ils auraient pu manquer.

Dindes, poules, chèvres, chats

"Ça ne casse pas des briques, mais ça marche", affirme l'homme à la casquette noire, floquée d'un drapeau américain. Installé dans la vallée depuis 1982, le Dixie Fire est le huitième incendie majeur auquel il est confronté.

Ce dernier est "le plus gros" qu'il ait vu de sa vie. La faute au réchauffement climatique? Il balaie d'un revers de la main. "Je ne pense pas que le changement climatique ait quoi que ce soit à voir là-dedans."

Soudain, un énorme bruit transperce le ciel. A quelques centaines de mètres, un arbre abîmé par les flammes vient de s'effondrer. "Cela fait des jours que c'est comme ça, que l'on entend ces gros +boum+", confie Jon, un peu inquiet en inspectant les conifères qui entourent sa demeure. "J'ai dormi 25 heures au cours de la dernière semaine", déplore le vieil homme en allumant une cigarette. Le foyer n'a plus de courant depuis trois jours.

«Des inconnus»

Alors pourquoi ne pas décamper, comme les autres? "Vous ne confiez pas la sécurité de votre famille à des inconnus", martèle-t-il. Impossible aussi de transporter les 5 dindes, 30 poules, 10 chèvres et 6 chats qui arpentent sa propriété. Non, il faut rester. Il crache sur son mégot pour l'éteindre.

Six camions de pompiers sont garés au pied de sa propriété de 5 hectares et surveillent la progression des flammes. "Il y a un feu en haut de cette colline qui pourrait potentiellement avoir un impact sur ces maisons", met en garde Jason Serrano, responsable d'un régiment de pompiers.

Le Dixie Fire est si gros qu'il génère désormais sa propre foudre, rendant sa trajectoire encore plus incertaine. "Mais nous avons identifié ceux qui ont décidé de rester et nous serons en mesure de les prévenir s'il faut évacuer d'urgence", soutient-il. Un groupe de pompiers s'approchent pour inspecter la propriété de Jon Cappleman. L'hôte fait volontiers la visite, visiblement assez fier de son opération logistique. Ils pointent un débarras à ciel ouvert à quelques mètres, jonché en vrac d'un vieux vélo, de câbles... "J'ai un peu honte", souffle le vieil homme. "Ça pourrait déclencher un feu."


Diversité: l'administration Trump met la pression sur des entreprises françaises

Le président américain Donald Trump s'exprime lors de la cérémonie de prestation de serment d'Alina Habba en tant que procureur général du New Jersey, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 28 mars 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors de la cérémonie de prestation de serment d'Alina Habba en tant que procureur général du New Jersey, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 28 mars 2025. (AFP)
Short Url
  • Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l'ambassade des Etats-Unis les interrogeant sur l'existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec le gouvernement américain
  • Le contractant doit également confirmer qu'il est "en conformité avec toutes les lois fédérales anti-discrimination applicables, ce qui est important pour les décisions de paiement du gouvernement"

PARIS: Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l'ambassade des Etats-Unis les interrogeant sur l'existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec le gouvernement américain, rapportent vendredi plusieurs médias français.

Interrogé par l'AFP, l'entourage du ministre français de l'Economie, Eric Lombard, a jugé que "cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain. Ce ne sont pas les nôtres. Le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain", selon la réaction transmise.

"Le contractant ou l'offrant potentiel certifie qu'il (...) ne met pas en œuvre de programmes de promotion de la diversité, de l'équité, et de l'inclusion qui enfreignent les lois fédérales anti-discrimination applicables" aux Etats-Unis, demande un questionnaire attaché au courrier adressé à plusieurs entreprises, que l'AFP a pu consulter.

Le contractant doit également confirmer qu'il est "en conformité avec toutes les lois fédérales anti-discrimination applicables, ce qui est important pour les décisions de paiement du gouvernement", et mentionner le numéro d'appel d'offre ou contrat qui le concerne, peut-on lire dans le questionnaire.

Dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif déclarant "illégaux" les programmes et politiques de "DEI" (Diversité, équité, inclusion), promouvant l'égalité des chances, au sein de l'Etat fédéral.

"Nous vous informons que le décret 14173, concernant la fin de la discrimination illégale et rétablissant les opportunités professionnelles basées sur le mérite, signé par le Président Trump, s'applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain, quel que soit leur nationalité et le pays dans lequel ils opèrent", peut-on lire dans le courrier publié par Le Figaro.

Depuis son retour à la Maison Blanche, le président Trump s'est engagé dans une vaste réforme du gouvernement fédéral, traquant les dépenses publiques jugées de gaspillage ou contraires à sa politique, comme les programmes faisant la promotion de la diversité ou de l'inclusion.


Washington somme l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah

Une photo prise dans la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre un avion de guerre israélien survolant le sud du Liban, le 28 mars 2025. L'envoyé des Nations unies pour le Liban a appelé toutes les parties à la retenue le 28 mars, après qu'Israël a mené des frappes aériennes dans le sud du Liban à la suite de nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël. (AFP)
Une photo prise dans la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre un avion de guerre israélien survolant le sud du Liban, le 28 mars 2025. L'envoyé des Nations unies pour le Liban a appelé toutes les parties à la retenue le 28 mars, après qu'Israël a mené des frappes aériennes dans le sud du Liban à la suite de nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'il était de la "responsabilité" du Liban et de l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah, disant soutenir Israël après les bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth
  • L'armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'il était de la "responsabilité" du Liban et de l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah, disant soutenir Israël après les bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth.

"Dans le cadre de l'accord de cessation des hostilités, le gouvernement libanais est responsable du désarmement du Hezbollah, et nous attendons des forces armées libanaises qu'elles désarment ces terroristes afin d'empêcher la poursuite des hostilités", a déclaré à la presse la porte-parole du département d'Etat, Tammy Bruce.

Israël a bombardé vendredi la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes qui ont visé son territoire.

L'armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte qui l'ont opposée au mouvement libanais, avant un fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.

"Si des attaques ont eu lieu, c'est parce que des terroristes ont lancé des roquettes sur Israël depuis le Liban. Il s'agit d'une violation de la cessation des hostilités", a poursuivi Mme Bruce, en soulignant qu'Israël devait "réagir, comme le feraient les Etats-Unis ou tout autre pays dans ce genre de situation".


Le président Trump accueille l'ambassadrice du Royaume à l'iftar de la Maison Blanche

La princesse Reema Bandar al-Saoud était parmi les ambassadeurs des pays arabes qui ont participé à l'iftar de la Maison Blanche jeudi. (X: @rbalsaud)
La princesse Reema Bandar al-Saoud était parmi les ambassadeurs des pays arabes qui ont participé à l'iftar de la Maison Blanche jeudi. (X: @rbalsaud)
Short Url
  • La princesse figurait parmi plusieurs ambassadeurs de pays arabes, dont les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Jordanie
  • Plus tard, sur X, la princesse a remercié le président américain Trump

RIYAD: L'ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Reema Bandar al-Saoud, a reçu un accueil personnel de la part du président Trump lors de l'iftar de la Maison Blanche jeudi.

Lors de son discours d'ouverture, le président américain a déclaré: «Chaque jour, nous tenons nos promesses envers la communauté musulmane. Mon administration est engagée dans une diplomatie sans relâche pour forger une paix durable au Moyen-Orient, en s'appuyant sur les accords historiques d'Abraham dont tout le monde disait qu'ils seraient impossibles... Nous recherchons tous la paix pour le monde entier.»

Il a ajouté: «Alors que nous approchons de la fin du mois sacré du Ramadan, nous sommes également très honorés d'être rejoints par de nombreux amis et partenaires internationaux, dont l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis, une femme très, très spéciale, la princesse Reema – princesse, merci, merci, princesse.»

La princesse figurait parmi plusieurs ambassadeurs de pays arabes, dont les Émirats arabes unis, l'Égypte et la Jordanie.

Plus tard, sur X, la princesse a remercié M. Trump et a déclaré: «J'ai eu l'honneur d'assister au dîner de l'iftar organisé par @POTUS. Merci pour son aimable invitation et son geste attentionné à l'égard de la communauté musulmane. C'est un témoignage de l'esprit d'amitié et de coopération qui rassemble nos nations.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com