Une passionnée de voitures met ses compatriotes saoudiennes aux commandes

Les temps ont changé dans la société saoudienne et le genre n'est plus l'obstacle qu'il était autrefois à la poursuite d'une carrière dans des domaines auparavant dominés par les hommes tels que l'industrie automobile. (Fourni)
Les temps ont changé dans la société saoudienne et le genre n'est plus l'obstacle qu'il était autrefois à la poursuite d'une carrière dans des domaines auparavant dominés par les hommes tels que l'industrie automobile. (Fourni)
Les temps ont changé dans la société saoudienne et le genre n'est plus l'obstacle qu'il était autrefois à la poursuite d'une carrière dans des domaines auparavant dominés par les hommes tels que l'industrie automobile. (Fourni)
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Publié le Dimanche 25 juillet 2021

Une passionnée de voitures met ses compatriotes saoudiennes aux commandes

  • Nada Hambazaza souhaite transmettre ce qu'elle a appris sur les voitures aux nouvelles conductrices du Royaume
  • « Sous-estimer les femmes dans ce domaine n'est plus de rigueur aujourd'hui », déclare Hambazaza

DJEDDAH : Essayer de choisir la voiture parfaite peut être une expérience déroutante et intimidante pour tout le monde, mais surtout pour les nouveaux conducteurs. Faire face aux problèmes liés au fait d’être propriétaire d’une voiture peut être encore plus frustrant.

Avec un nombre croissant de femmes qui prennent le volant en Arabie saoudite, une Saoudienne s’engage pour leur apprendre ce qui se cache sous le capot afin qu'elles soient plus en mesure de choisir un véhicule qui leur convient et de le faire fonctionner correctement.

En 2018, les femmes du Royaume ont été officiellement autorisées à conduire, ce qui a permis à beaucoup d’entre elles de prendre la route pour la première fois. Pour de nombreuses nouvelles conductrices, cependant, décider quel véhicule est le meilleur peut ressembler à un saut dans l'inconnu, sans parler du stress et de la confusion lorsque des problèmes mécaniques de base surviennent.

Nada Hambazaza, responsable des relations publiques dans une agence automobile et marketing à Djeddah, passionnée de voitures depuis l’enfance a décidé qu'elle voulait apprendre comment elles fonctionnent. Cela l'a finalement incitée à lancer une chaîne YouTube pour informer d'autres femmes sur les voitures, et maintenant elle prévoit de passer à l'étape suivante en donnant des leçons de base sur l'entretien et les réparations.

en bref

• En 2018, les femmes du Royaume ont été officiellement autorisées à conduire, ce qui a permis à beaucoup d’entre elles de prendre la route pour la première fois. Pour de nombreuses nouvelles conductrices, cependant, décider quel véhicule est le meilleur peut ressembler à un saut dans l'inconnu, sans parler du stress et de la confusion lorsque des problèmes mécaniques de base surviennent. 

• La chaîne YouTube de Nada Hambazaza, dont le nom arabe se traduit par « pour une conduite plus sûre », fournit du contenu en arabe pour un public arabe.

• Hambazaza a plus de 15 ans d'expérience dans la gestion de bureau et les relations publiques. Elle déclare que sa mission avec sa chaîne YouTube est de s'assurer que les femmes sont capables de s'occuper elles-mêmes de leurs véhicules sans avoir besoin d'aide pour l'entretien de base.

« J'ai une passion pour les voitures depuis que je suis enfant », raconte-t-elle à Arab News. « J'avais l'habitude de voir les membres de ma famille prendre soin de leur voiture et je passais beaucoup de temps avec eux. Je m’y entends donc plus que la plupart des femmes, du moins dans les terminologies liées aux voitures.

 

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Nada Hambazaza a lancé une chaîne YouTube pour informer d'autres femmes sur les voitures, et maintenant elle prévoit de donner quelques leçons de base sur l'entretien et les réparations. (Fourni)

« L'apprentissage est un voyage sans escale ; je continue toujours à m’informer grâce à des recherches sur ce sujet et ses dérivés sur le web pour faire progresser mes connaissances. »

La chaîne YouTube de Hambazaza, dont le nom arabe se traduit par « pour une conduite plus sûre », fournit du contenu en arabe pour un public arabe.

« Je ne suis en aucun cas mécanicienne, mais je connais l'entretien de base », dit-elle. « Les gens sont tous différents – pas besoin de travailler physiquement sur la voiture vous-même, mais au moins acquérir les connaissances et déléguer le travail physique à un spécialiste. »

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(Fournie)

« Vous pouvez être sûr que certaines tâches peuvent être effectuées facilement par vous-même sans avoir besoin de l'aide d'un mécanicien ; un peu de connaissances et le travail est fait. »

Hambazaza a plus de 15 ans d'expérience dans la gestion de bureau et les relations publiques. Elle déclare que sa mission avec sa chaîne YouTube est de s'assurer que les femmes sont capables de s'occuper elles-mêmes de leurs véhicules sans avoir besoin d'aide pour l'entretien de base.

L'apprentissage est un voyage sans escale ; je continue toujours à m’informer grâce à des recherches sur ce sujet et ses dérivés sur le web pour faire progresser mes connaissances.

Nada Hambazaza

 

« L'objectif principal du programme est de sensibiliser, principalement les nouvelles conductrices, afin qu'elles apprennent à mieux connaître leur véhicule, les pièces principales et leur structure, en plus de savoir comment gérer certaines situations », explique-t-elle. De plus, le public peut envoyer ses questions sur des scénarios ou des problèmes spécifiques auxquels Hambazaza doit répondre.

Ses courtes vidéos visent à être informatives et faciles à comprendre, dit-elle, et à fournir aux femmes saoudiennes des informations d'une manière simple et engageante qui plairont aux nouvelles conductrices ainsi qu’aux expérimentées ayant des lacunes de base importantes qui pourraient rendre leur vie au volant plus facile.

En plus du soutien de son mari et sa famille, Hambazaza déclare qu'elle a reçu des commentaires positifs de la part d'autres personnes, ce qui l'a aidée à apaiser ses craintes initiales quant à la manière dont ses vidéos seraient reçues.

"J'étais un peu nerveuse au début, je pensais que je recevrais des tonnes de commentaires sur le fait que les filles ne peuvent pas travailler sur des voitures", dit-elle. "Mais la réaction globale a été très favorable et mon cercle proche d'amis et de famille me pousse à faire plus et m'encourage à continuer."

Les temps ont changé dans la société saoudienne et le genre n'est plus l'obstacle qu'il était autrefois à la poursuite d'une carrière dans des domaines auparavant dominés par les hommes tels que l'industrie automobile.

« Sous-estimer les femmes dans ce domaine n'est plus de rigueur aujourd'hui », déclare Hambazaza. Elle encourage les filles et les jeunes femmes à toujours suivre leurs passions, et à ne buter sur aucun obstacle si elles trouvent l'emploi de leurs rêves dans l'industrie automobile.

 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com