Pertes liées à la Covid: le chef français Michel Troisgros réclame 1,6 million d'euros à Allianz

Le chef Michel Troisgros fait une démonstration autour de la pomme de terre devant les 800 convives de « La Tablée Unique », le 04 Septembre 2010, à Nantes, dans le cadre de la manifestation gastronomique « Les goûts uniques ». (Photo, AFP)
Le chef Michel Troisgros fait une démonstration autour de la pomme de terre devant les 800 convives de « La Tablée Unique », le 04 Septembre 2010, à Nantes, dans le cadre de la manifestation gastronomique « Les goûts uniques ». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 17 juin 2021

Pertes liées à la Covid: le chef français Michel Troisgros réclame 1,6 million d'euros à Allianz

  • La plus grosse partie de cette somme (1,5 million d’euros) correspond à la fermeture de la Maison Troisgros, l’hôtel et restaurant trois étoiles au Guide Michelin situé à Ouches, en Loire
  • Le conseil du chef cuisinier a demandé à l’assureur allemand le versement d’une provision de 1,2 million d’euros, ainsi que la désignation d’un expert pour évaluer le préjudice

SAINT-ETIENNE: Le chef cuisinier français étoilé Michel Troisgros réclame près de 1,6 million d’euros d’indemnités de perte d'exploitation à l'assureur allemand Allianz pour les mois de fermeture imposés à ses restaurants par la crise sanitaire liée à la Covid-19, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. 

La plus grosse partie de cette somme (1,5 million d’euros) correspond à la fermeture de la Maison Troisgros, l’hôtel et restaurant trois étoiles au Guide Michelin situé à Ouches (Loire, dans le centre de la France).

Le reste concerne le restaurant Le Central, de Roanne (Loire). Le tribunal de commerce de Roanne a indiqué jeudi à l’AFP que le jugement a été mis en délibéré au 15 septembre, confirmant une information du quotidien régional français Le Progrès. 

Le conseil du chef cuisinier a demandé à l’assureur allemand le versement d’une provision de 1,2 million d’euros, ainsi que la désignation d’un expert pour évaluer le préjudice. 

Contactée par l’AFP, la SCP Raffin & Associés, qui représente Allianz, n’a pas souhaité s’exprimer. 

Michel Troisgros, qui qualifie d' « incompréhensible la position d'Allianz qui a immédiatement fermé la porte à toute discussion », est par ailleurs en négociation avec le groupe Axa, qu’il a également assigné dans le cadre de la perte d’exploitation d'un autre de ses établissements, l’auberge-gîte la Colline du Colombier située à Iguerande (centre de la France). 

Le chef triplement étoilé explique néanmoins que cette audience contentieuse contre l'assureur français Axa fixée au 21 juillet devant le tribunal de commerce de Roanne, « pourrait être annulée car on a bon espoir, d'ici là, de trouver un terrain d’entente avec eux ». 

Il y a une semaine, Axa avait fait un geste envers ses clients restaurateurs en annonçant une enveloppe de 300 millions d'euros pour 15 000 d'entre eux, une mesure jugée insuffisante par beaucoup d'acteurs du secteur, alors qu'au total au moins 1 500 procédures judiciaires visent le groupe en France. 

Des litiges du même type opposent en Allemagne Allianz à des hôteliers et restaurateurs. Dans ce pays, la justice a tranché pour Allianz dans 56 affaires à ce jour sur près de 200 plaintes, indique l'assureur à l'AFP.

Ces plaignants ont refusé l'indemnité proposée à l'amiable par l'assureur, qui s'était au départ opposé à tout remboursement au prétexte que les pertes sur la fermeture d'entreprise imposée par la pandémie ne s'appliquaient pas à leur contrat. 

« Aucune décision de justice n'a été rendue sur la base de conditions d'assurance prétendument peu claires et de l'obligation de payer d'Allianz », a indiqué un porte-parole d'Allianz à l'AFP.

Parmi les affaires pendantes, l'hôtel de luxe Bayerischer Hof, à Munich, réclame 6,2 millions d'euros à l'assureur pour couvrir ses pertes dues à la fermeture de mars à mai 2020.

L'assureur a déjà remboursé en Allemagne 40 millions d'euros à quelques milliers d'hôteliers et restaurateurs qui ont eux accepté son geste financier. Il s'agit d'une indemnité équivalent à la moitié des pertes non couvertes, une fois déduites les aides venant de l'Etat et du chômage partiel et les économies réalisées par la fermeture. 

 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.