Covid: sport et café en salle, jour J pour la deuxième vague de réouvertures

Les terrasses des cafés, restaurants et hôtels peuvent rouvrir complètement avec comme seule limite des tablées de six personnes au maximum.(AFP)
Les terrasses des cafés, restaurants et hôtels peuvent rouvrir complètement avec comme seule limite des tablées de six personnes au maximum.(AFP)
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Publié le Mercredi 09 juin 2021

Covid: sport et café en salle, jour J pour la deuxième vague de réouvertures

  • Trois semaines après la réouverture des terrasses, des cinémas et musées et des commerces spécialisés avec des jauges réduites, c'est la deuxième étape du déconfinement, avec en prime un couvre-feu qui passe à 23H00 au lieu de 21H00
  • Cela permettra notamment aux spectateurs de profiter des matchs nocturnes du tournoi de Roland Garros

PARIS : Reprendre le sport en salle ou la natation en piscine couverte, déguster son café à l'intérieur en cas de pluie ou aller au bowling... tout ceci redevient possible mercredi, après sept mois de privations dues à l'épidémie de Covid-19.

Trois semaines après la réouverture des terrasses, des cinémas et musées et des commerces spécialisés avec des jauges réduites, c'est la deuxième étape du déconfinement, avec en prime un couvre-feu qui passe à 23H00 au lieu de 21H00. Cela permettra notamment aux spectateurs de profiter des matchs nocturnes du tournoi de Roland Garros.

A partir de mercredi, les cafés et restaurants peuvent à nouveau accueillir du public en intérieur, à 50% de leur capacité, ce qui permettra à bon nombre de petits établissements dépourvus de terrasse ou d'une taille insuffisante pour être rentable, de rouvrir.

Ils doivent tenir, à l'instar des salles de sport, un cahier de rappel pour recontacter les clients en cas de contamination.

En parallèle, les terrasses des cafés, restaurants et hôtels peuvent rouvrir complètement avec comme seule limite des tablées de six personnes au maximum.

La relance du secteur de l'hôtellerie-restauration aura un impact important sur l'économie du pays, avec plus d'un million d'emplois en jeu. Même si la clientèle étrangère fait encore défaut.

Contrairement aux discothèques dont la situation sera réexaminée le 21 juin, parcs d'attraction, casinos et centres de thalassothérapie font aussi partie des heureux élus de la deuxième phase, avec des protocoles sanitaires stricts.

Au bureau, le télétravail est assoupli, tout comme les règles dans les cantines et pour les pots entre collègues.

 Des festivals en configuration assise 

La jauge des cinémas, musées, théâtres monte à 65% de la capacité initiale, près du double de ce qui est autorisé depuis le 19 mai (35%) avec un maximum de 5 000 personnes. Mêmes limites de fréquentation et jauge pour les festivals autorisés uniquement en configuration assise et en plein air.

Ce sera le cas de la Fête de la musique du 21 juin, mais sans les performances impromptues au coin de la rue, les mini-concerts dans les bars ou restaurants, et les rassemblements de plus de 10 personnes, prohibés.

Salons professionnels et foires peuvent reprendre dans la limite des 5 000 visiteurs et moyennant un pass sanitaire (tests négatifs ou vaccination) au-dessus de 1 000 entrées.

Les centres sportifs et gymnases, tout comme les bowlings et salles de jeux, sont désormais assujettis à une jauge de 50%, les cours de danse pour adultes peuvent redémarrer avec une limite de 35% de la capacité mais la boxe, comme tous les sports de contact, ne reste praticable qu'à l'extérieur.

Il faudra attendre le 30 juin pour la fin du couvre-feu, des jauges dans les bars, restaurants et espaces culturels, et des limitations aux rassemblements en extérieur même si les festivals conserveront une jauge de 4 m2 par festivalier et le pass sanitaire au-delà des 1 000 personnes accueillies.

A condition que la situation sanitaire continue de s'améliorer, a averti mardi, le président Emmanuel Macron, qui a appelé les Français à rester "prudents" et à se faire vacciner à tour de bras, en prenant au besoin leur bâton de pèlerin pour convaincre famille, amis ou connaissances.

Car le gouvernement croit dur comme fer dans les vertus de cette campagne qui devrait atteindre son objectif de 30 millions de primo-vaccinés au 15 juin, soit 57% de la population adulte ayant reçu au moins une première dose.

Malgré l'apparition d'un foyer du variant Delta dans les Landes, celle-ci semble effectivement porter ses fruits pour contenir une épidémie qui a fait au total 110 166 morts à la date de mardi. 

Le nombre d'hospitalisations a baissé à moins de 14 000 malades de la Covid-19 soignés à l'hôpital contre plus du double à la mi-avril, tout comme les nouvelles contaminations quotidiennes revenues à un peu plus de 6.500 en moyenne, presque six fois moins qu'au précédent pic du 1er avril.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.