La France accueille une réunion en juin pour appuyer l'armée libanaise

Le chef de l'armée libanaise Joseph Aoun s’est rendu en France le mois dernier afin de sonner l’alerte sur une situation de plus en plus intenable. La France va parrainer une conférence virtuelle entre États le 17 juin afin d’obtenir du soutien en faveur de l'armée libanaise. (Photo, AFP)
Le chef de l'armée libanaise Joseph Aoun s’est rendu en France le mois dernier afin de sonner l’alerte sur une situation de plus en plus intenable. La France va parrainer une conférence virtuelle entre États le 17 juin afin d’obtenir du soutien en faveur de l'armée libanaise. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 09 juin 2021

La France accueille une réunion en juin pour appuyer l'armée libanaise

  • L’objectif est d’aider l’institution militaire à surmonter une crise économique qui la place au bord de l’implosion
  • Sa dissolution au début de la guerre civile, lorsqu'elle s'est divisée en factions sectaires, a fait basculer le Liban sous le joug des milices

PARIS : La France va parrainer une conférence virtuelle entre États le 17 juin afin d’obtenir du soutien en faveur de l'armée libanaise.

L’objectif est d’aider l’institution militaire à surmonter une crise économique qui la place au bord de l’implosion, a déclaré mardi le ministère français des Forces armées.

Paris, qui mène une campagne pour appuyer son ancienne colonie, tente d’intensifier la pression sur les politiciens libanais en perpétuelle discorde. Ses tentatives de les rallier pour qu’ils forment un nouveau gouvernement, et lancent des réformes pour débloquer les fonds de l’assistance internationale, sont restées infructueuses.

La grogne s’accentue parmi les forces de l’ordre à cause d'un effondrement fiscal qui engloutit la plus grande partie de leurs salaires.

Le chef de l'armée libanaise Joseph Aoun s’est rendu en France le mois dernier afin de sonner l’alerte sur une situation de plus en plus intenable. 

Paris s’est alors empressé de fournir des denrées alimentaires et du matériel médical aux troupes, dont les salaires se sont divisés par cinq ou six. Une situation qui oblige beaucoup d’entre eux à chercher des emplois supplémentaires.

Deux sources diplomatiques affirment que la réunion va solliciter l'aide des pays en termes de nourriture, de fournitures médicales, ainsi qu’en pièces de rechange destinés aux équipements militaires. Les armes ou autre matériel de guerre ne semblent pas être à l’ordre du jour.

«L'objectif est d'attirer l'attention sur la situation des Forces armées libanaises (FAL), dont les membres subissent des conditions de vie qui se dégradent de jour en jour. Ils pourraient bientôt ne plus être en mesure de remplir pleinement leurs missions, essentielles à la stabilité du pays», affirme le ministère. Il ajoute qu'il organise la réunion en partenariat avec les Nations Unies et l'Italie.

L’objectif est d’encourager les dons au profit de la FAL, a-t-il signalé.

Les pays membres du Groupe de soutien international du Liban, qui comprend les États arabes du Golfe, les États-Unis, la Russie, la Chine et les puissances européennes, sont tous conviés.

La livre libanaise s'est effondrée à 90% de sa valeur depuis fin 2019, la pire menace pour la stabilité du pays depuis la guerre civile de 1975-1990.

L'armée a longtemps été considérée comme une institution exceptionnelle de fierté et d'unité nationale. Sa dissolution au début de la guerre civile, lorsqu'elle s'est divisée en factions sectaires, a fait basculer le Liban sous le joug des milices.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Short Url
  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
Short Url
  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com