L’Égypte va rouvrir ses sites anciens pour les touristes

Un guide touristique monte un chameau près de la grande pyramide de Khéops et de la pyramide de Khéphren, au Caire, le 1er juillet 2020. (Khaled DESOUKI/AFP)
Un guide touristique monte un chameau près de la grande pyramide de Khéops et de la pyramide de Khéphren, au Caire, le 1er juillet 2020. (Khaled DESOUKI/AFP)
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

L’Égypte va rouvrir ses sites anciens pour les touristes

  • La décision concerne huit sites dans quatre gouvernorats et survient alors que le tourisme étranger revient progressivement dans le pays.
  • Malgré la reprise des opérations sur ces sites, des mesures de précaution seront prises pour assurer la sécurité des visiteurs et du personnel

LE CAIRE: L’Égypte s’apprête à rouvrir des sites archéologiques pour les visiteurs, après une fermeture de quatre mois, destinée à empêcher la propagation du coronavirus.

Le ministre du Tourisme et des Antiquités, Khaled El-Anani, a confirmé la réouverture, à partir de juillet, de quelques-uns des sites archéologiques égyptiens les plus importants.

La décision concerne huit sites dans quatre gouvernorats et survient alors que le tourisme étranger revient progressivement dans le pays.

Les huit sites qui rouvrent en juillet sont les pyramides de Gizeh et leurs environs, le musée égyptien de Tahrir, la citadelle de Salah El-Din, les temples de Karnak et Louxor, le musée d’Hurghada, les temples d’Abou Simbel et le temple de Philae à Assouan.

D’autres sites archéologiques rouvriront progressivement d’ici septembre.

Malgré la reprise des opérations sur ces sites, des mesures de précaution seront prises pour assurer la sécurité des visiteurs et du personnel.

Sous ces mesures, les groupes de touristes ne pourront excéder 25 personnes. Les entreprises touristiques devront également fournir des masques faciaux de protection aux touristes, tandis que le nombre total de personnes autorisé dans les grands musées, comme le musée égyptien de Tahrir, sera limité à 200.

Les visites dans les grands musées dureront quant à elles une heure. Les autres musées verront leur nombre de visiteurs limité à 100 par heure.

Lors d’une conférence de presse le 14 juin dernier, El-Anani avait déclaré que les touristes étrangers pouvaient commencer à visiter trois gouvernorats – le Sinaï Sud, la Mer Rouge et Marsa Matrouh – à partir de juillet.

Il a déclaré que les hôtels auront besoin d’une licence du ministère du Tourisme et des Antiquités et du ministère de la Santé et de la Population avant de rouvrir.

Le ministère du Tourisme a déclaré vendredi que le nombre d’hôtels autorisés à fonctionner à capacité réduite s’est élevé à 232 dans 13 gouvernorats, après l’adoption des mesures de sécurité mises en place par le ministère.

La décision a été prise après la réception de ces établissements d’un certificat de sécurité sanitaire, approuvé par le gouvernement, conformément aux normes de l’Organisation mondiale de la santé.

Les hôtels ne peuvent fonctionner qu’à 50 % de leur capacité habituelle. Des mesures strictes seront par ailleurs prises contre ceux qui ne respectent pas les directives gouvernementales.

El-Anani a déclaré que la reprise du tourisme dans le pays se fera lentement et progressivement et dépendra de l’activité touristique à l’étranger.

Le tourisme est une part majeure de l’économie égyptienne et son retour jouera un rôle important dans une reprise économique post-Covid plus large. Au cours de l’année fiscale 2018-2019, les revenus touristiques du pays avaient atteint 12,57 milliards de dollars.

D’autres sites archéologiques devraient également ouvrir leurs portes, notamment le palais du Baron Empain à Héliopolis, le Musée national de la civilisation égyptienne à Fustat, le Musée des carosses royales à Boulaq, le musée Kafr El-Sheikh et le musée Sharm El-Sheikh, qui rouvre ses portes en partie.

Afin d’encourager les visiteurs étrangers, le gouvernement offre une série d’incitations, notamment l’annulation des visas touristiques pour les trois gouvernorats qui acceptent les visiteurs jusqu’au 31 octobre, ainsi qu’une remise de 20 % sur les billets de musée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com