Des soldats américains révèlent des secrets nucléaires en révisant leurs connaissances en ligne

Des soldats américains en opération. (Photo, AFP)
Des soldats américains en opération. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 29 mai 2021

Des soldats américains révèlent des secrets nucléaires en révisant leurs connaissances en ligne

  • Les soldats américains en charge de l'arsenal nucléaire en Europe sont régulièrement soumis à des questionnaires de sécurité longs et détaillés
  • Bellingcat a découvert des fiches de révision en ligne divulguant la localisation exacte des missiles et même s'ils étaient « actifs »

WASHINGTON : Des soldats américains qui révisaient leurs connaissances en ligne ont révélé des secrets nucléaires, selon une enquête publiée vendredi par le site d'investigation Bellingcat qui a pu localiser précisément les bombes thermonucléaires américaines stockées en Europe.

Les soldats américains en charge de l'arsenal nucléaire en Europe sont régulièrement soumis à des questionnaires de sécurité longs et détaillés, ce qui les oblige à apprendre par cœur un grand nombre d'informations et d'acronymes.

En cherchant sur Google des acronymes utilisés par l'armée américaine associés au nom de bases militaires européennes connues pour abriter des missiles nucléaires, même si le gouvernement local ne l'a jamais reconnu, Bellingcat a découvert des fiches de révision en ligne divulguant la localisation exacte des missiles et même s'ils étaient « actifs », c'est-à-dire s'ils étaient bien armés de têtes nucléaires.

Par exemple, sur des bases où sont stockés des missiles nucléaires aéroportés B61, les hangars à avions (PAS, selon l'acronyme anglais) sont équipés de systèmes de sécurisation des armements (WS3) et d'une armature en béton (vault) qui peut abriter 4 bombes thermonucléaires B61, explique l'auteur de l'article de Bellingcat, Foeke Postma.

En tapant dans la ligne de recherche Google « PAS », « WS3 » et « vault » en même temps que le nom d'une base militaire connue pour abriter des armements nucléaires, le journaliste est tombé sur des applications gratuites de fiches de révision destinées aux étudiants, comme Chegg, Quizlet et Cram.

Le gouvernement néerlandais n'a jamais reconnu officiellement que la base aérienne de Volkel, dans le sud-est du pays, abritait des armes nucléaires. Mais Bellingcat a trouvé sur Chegg 70 fiches de révision sur cette base. On y découvre qu'il y a 11 armatures de protection à Volkel, dont cinq sont « chaudes » (armées) et six « froides ».

Une autre série de fiches de révisions trouvées sur l'application Cram révèle que sur la base militaire d'Aviano, en Italie, l'armature 27 de la zone « Tango Loop » abrite un missile « froid ». Pire, un soldat a inscrit sur une de ces fiches en ligne les mots de passe et noms d'utilisateurs nécessaires pour désactiver les systèmes de sécurisation WS3.

« Nous avons aussi pu trouver des détails sur (...) toutes les autres bases européennes qui sont connues pour abriter des armes nucléaires: Incirlik (Turquie), Ghedi (Italie), Büchel (Allemagne) et Kleine Brogel (Belgique) », note le site d'investigation connu pour avoir démasqué des agents du GRU, le renseignement militaire russe, et documenté l'usage d'armes chimiques par le gouvernement syrien.

Ces fiches remontent à 2012 et la plus récente a été mise en ligne en avril 2021, indique Foeke Postma, qui précise avoir tenté sans succès d'obtenir une réaction de l'Otan, du Pentagone et du commandement européen de l'armée américaine (Eucom) pour son article. Les fiches de révisions ont été retirées des applications peu après ses demandes de réactions.

 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.