Accident du métro de Mexico: 13 morts et près de 70 blessés

Des secouristes se rassemblent sur le site d'un accident de métro après l'effondrement partiel d'un pont du métro aérien à Mexico / AFP
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Publié le Mardi 04 mai 2021

Accident du métro de Mexico: 13 morts et près de 70 blessés

  • L'accident s'est produit vers 22H00 heure locale près de la station Olivos, sur la ligne 12 du métro dans le sud de la capitale
  • Les télévisions locales ont montré des dizaines de pompiers et secouristes s'efforçant dans la nuit de désincarcérer les passagers du train au milieu des gravats, des câbles et des morceaux de métal tordus

MEXICO : Au moins 13 personnes ont été tuées et près de 70 autres blessées après l'effondrement d'un pont du métro aérien au passage d'une rame à Mexico, dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé le service de gestion des risques et de la protection civile de la capitale mexicaine.

"Pour le moment, selon un bilan provisoire, 13 personnes ont hélas perdu la vie et il y a près de 70 blessés", a indiqué le service sur son compte Twitter.

L'accident s'est produit vers 22H00 heure locale près de la station Olivos, sur la ligne 12 du métro dans le sud de la capitale.

Les télévisions locales ont montré des dizaines de pompiers et secouristes s'efforçant dans la nuit de désincarcérer les passagers du train au milieu des gravats, des câbles et des morceaux de métal tordus.


Le bourreau de Srebrenica purgera sa peine au Royaume-Uni

L'ancien dirigeant serbe de Bosnie, Radovan Karadzic, a été déclaré responsable de persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment lors du siège de près de quatre ans de Sarajevo (plus de 10 000 morts) et lors du massacre de l'enclave musulmane de Srebrenica en 1995 (8 000 hommes et garçons exécutés), que la justice a qualifié de génocide. (Photo, AFP)
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  • Agé de 75 ans, Radovan Karadzic est responsable des pires massacres perpétrés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale
  • L'ex-dirigeant des Serbes de Bosnie a été condamné en 2019 à la prison à vie pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité

LONDRES: Condamné en 2019 à la prison à vie pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, l'ex-dirigeant des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic va être transféré au Royaume-Uni pour purger y sa peine, a décidé mercredi la justice internationale.

Agé de 75 ans, Radovan Karadzic est actuellement incarcéré au centre de détention de l'ONU à La Haye. Il attend d'être transféré dans une prison située à l'extérieur des Pays-Bas, où il purgera sa peine pour son rôle notamment dans le massacre de Srebrenica lors de la guerre de Bosnie (1992-1995).

La date du transfert n'est pas connue à ce stade, mais celui-ci doit intervenir «dans les meilleurs délais», selon la décision. Mais pour des «raisons de sécurité», elle restera «strictement confidentielle», a déclaré à l'AFP une porte-parole du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) après sa fermeture en 2017.

Figurant parmi les pays avec lesquels la justice internationale a des accords, le Royaume-Uni avait proposé que Radovan Karadzic purge sa peine sur son sol. Radovan Karadzic ne peut le faire dans les cellules de l'ONU à La Haye car il ne s'agit pas d'un centre pénitentiaire.

Dans une décision rendue mercredi, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux a validé la proposition britannique, à laquelle le condamné avait donné son accord.

«Radovan Karadzic est l'une des rares personnes à avoir été reconnues coupables de génocide. Il est responsable du massacre d'hommes, de femmes et d'enfants lors du génocide de Srebrenica et a participé à la poursuite du siège de Sarajevo avec ses attaques sans remords contre les civils», a souligné le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab.

«Nous devrions être fiers que, du soutien britannique pour son arrestation à la cellule de prison qui l'attend, le Royaume-Uni a soutenu la quête de justice pour ces crimes haineux pendant 30 ans», a-t-il ajouté.

 

Arrêté en 2008

Condamné en première instance en mars 2016 à 40 ans de prison, Radovan Karadzic a été condamné en appel en 2019 à la prison à vie par la justice internationale. Il a été déclaré responsable de persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment lors du siège de près de quatre ans de Sarajevo (plus de 10 000 morts) et lors du massacre de l'enclave de Srebrenica en 1995 (8 000 hommes et garçons exécutés), le pire perpétré en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, que la justice a qualifié de génocide.

Il est également mis en cause dans le déplacement de populations sur des bases ethniques dans plusieurs autres villes du pays.

Après la mort pendant son procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic en 2006, Karadzic est le plus haut responsable à avoir dû rendre des comptes pour la guerre de Bosnie. Il avait été arrêté en 2008 après 13 ans de clandestinité, avant d'être traduit devant le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie.

C'est déjà au Royaume-Uni que l'ex-président libérien Charles Taylor, condamné en 2012 à 50 ans de prison pour crimes contre l'Humanité pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002), purge sa peine.

Aujourd'hui âgé de 73 ans, Charles Taylor avait été transféré en 2013 des Pays-Bas vers la prison de Frankland, un centre pénitentiaire de haute sécurité près de Durham (nord-est de l'Angleterre).


Espagne: le fisc ouvre une enquête sur l'ex-roi Juan Carlos

Une femme portant un masque facial passe devant un graffiti de l'artiste valencien J.Warx représentant l'ancien roi espagnol Juan Carlos disant «Les enfants, plus tard, je vous ferai un Bizum (transfert électronique)» dans une rue de Valence, le 8 août 2020. (Jose Jordan, AFP)
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  • Cette enquête administrative a été ouverte à la demande du parquet de la Cour suprême et a été notifiée à l'ancien souverain
  • L'ancien monarque, qui a régné de 1975 à 2014, fait l'objet de trois enquêtes judiciaires pour des soupçons de malversations

MADRID: Le fisc espagnol a ouvert une enquête concernant l'ex-roi Juan Carlos, déjà visé par trois enquêtes judiciaires, au sujet d'une régularisation fiscale de 4,4 millions d'euros réalisée en février, a-t-on appris mercredi auprès de sources judiciaires.

D'après le site d'information El Confidencial, qui a révélé l'information, l'administration fiscale chercherait des renseignements sur l'origine des 4,4 millions d'euros que l'ex-chef d’État de 83 ans lui a versés au titre d'obligations fiscales découlant de vols en jet privé dont l'ancien monarque avait bénéficié et qui avaient été payés par une fondation basée au Liechtenstein.

Cette enquête administrative a été ouverte à la demande du parquet de la Cour suprême et a été notifiée à l'ancien souverain, ont indiqué à l'AFP les sources judiciaires mentionnées précédemment.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de l'administration fiscale a dit ne pas pouvoir ni confirmer ni démentir, le fisc ne donnant pas d'information sur la situation d'un contribuable.

La porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero, avait rappelé en mars qu'une régularisation fiscale nécessitait toujours de «constater» que celle-ci était «authentique et complète». 

Parti en août dernier aux Émirats arabes unis sur fond de soupçons croissants quant à l'origine opaque de sa fortune, Juan Carlos avait effectué une première régularisation fiscale en décembre dernier.

Il avait alors versé 680 000 euros dans le cadre d'une enquête anticorruption liée à son utilisation de cartes de crédit rattachées à des comptes bancaires aux noms d'un homme d'affaires mexicain et d'un colonel de l'armée de l'Air espagnole.

En régularisant sa situation auprès des autorités fiscales, Juan Carlos cherchait à éviter les poursuites judiciaires. Mais la justice, qui doit déterminer l'origine des fonds utilisés pour la régularisation, n'a pas encore statué. 

L'ancien souverain, qui a régné de 1975 à 2014, fait l'objet de trois enquêtes judiciaires pour des soupçons de malversations.

La plus importante d'entre elles vise à déterminer s'il a reçu une commission lors de l'attribution à des entreprises espagnoles d'un contrat pour la construction d'une ligne ferroviaire à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

Il avait abdiqué en 2014 au profit de son fils Felipe, après de nombreux scandales liées à sa vie privée.


Aucun doute sur la «légitimité» de Biden, affirme un chef républicain

Le chef de la minorité parlementaire Kevin McCarthy peu après avoir parlé avec des journalistes à l'extérieur de la Maison Blanche à la suite d'une réunion au bureau ovale avec le président Joe Biden le 12 mai 2021 à Washington. (Photo, AFP)
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  • Kevin McCarthy prend le contre-pied des accusations sans fondement de fraudes électorales martelées par Trump
  • Plus tôt dans la matinée, les 212 républicains de la Chambre avaient évincé Liz Cheney de son poste de numéro trois du groupe parlementaire

WASHINGTON: Personne chez les républicains ne met en doute la «légitimité» de la victoire de Joe Biden, a affirmé mercredi un chef du parti au Congrès américain, prenant le contre-pied des accusations sans fondement de fraudes électorales martelées par Donald Trump.

Par un hasard du calendrier, Kevin McCarthy était reçu à la Maison Blanche juste après avoir piloté l'éviction de l'élue conservatrice Liz Cheney, devenue bête noire de l'ex-président, et de nombreux élus de son camp, parce qu'elle critique sans relâche son «grand mensonge» sur la présidentielle de novembre 2020. 

«Je ne pense pas que quiconque mette en doute la légitimité de l'élection présidentielle», a déclaré à sa sortie le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, apparemment soucieux de démontrer, malgré ce vote, que son parti ne soutenait pas les accusations répétées par Donald Trump. 

«J'estime que tout cela est terminé. Nous nous sommes réunis ici avec le président», a-t-il souligné.

Pendant près de deux heures, Joe Biden s'est en effet entretenu pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, le 20 janvier, avec les quatre chefs du Congrès: les démocrates Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, et Chuck Schumer, chef de la majorité au Sénat, ainsi que les républicains Mitch McConnell, numéro un des républicains au Sénat et Kevin McCarthy.

Plus tôt dans la matinée, les 212 républicains de la Chambre avaient évincé Liz Cheney de son poste de numéro trois du groupe parlementaire, lors d'un vote oral rapidement expédié, à huis clos. 

«Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour garantir que l'ancien président ne s'approche plus jamais du Bureau ovale», a réagi la fille de l'ancien vice-président Dick Cheney. 

Cette élue conservatrice «n'a aucune personnalité et n'a rien à apporter de bon à notre vie politique ou à notre pays», a estimé l'ex-magnat de l'immobilier, dans un communiqué.