Lufthansa déploie l'effet «peau de requin»

Grâce à une réduction des frottements «de plus de 1%», Lufthansa table sur des économies annuelles de 3,7 milliers de tonnes de kérosène, représentant près de 11,7 milliers de tonnes d'émissions de CO2.. (Photo, AFP)
Grâce à une réduction des frottements «de plus de 1%», Lufthansa table sur des économies annuelles de 3,7 milliers de tonnes de kérosène, représentant près de 11,7 milliers de tonnes d'émissions de CO2.. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 04 mai 2021

Lufthansa déploie l'effet «peau de requin»

  • Pour rendre ses cargos moins polluants, la compagnie allemande utilisera un revêtement composé de nervures d'environ 50 micromètres qui diminuent la résistance et améliorent l'aérodynamisme
  • Le groupe Lufthansa s'est fixé comme objectif de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport aux niveaux de 2019

FRANCFORT: La flotte d'avions de fret de Lufthansa va être équipée, à partir de 2022, d'un revêtement imitant la peau de requin appliqué à la surface des avions pour les rendre moins gourmands en carburant, a annoncé lundi la compagnie allemande.

Cette innovation est le fruit d'un partenariat entre Lufthansa Technik, la filiale de maintenance de la compagnie, et le géant de la chimie BASF, selon un communiqué. 

Le revêtement appliqué sur une partie du fuselage des avions sera composé de nervures d'environ 50 micromètres (50 millionièmes de mètre) qui diminuent la résistance et améliorent l'aérodynamisme. Cette propriété est également celle des micro-rainures de la peau des requins que les chercheurs et industriels étudient depuis de nombreuses années.

Ce vernis équipera une portion de la surface de la flotte opérée par Lufthansa Cargo qui va comprendre dix avions Boeing 777F à l'horizon 2022.

La compagnie veut ainsi réduire leur consommation de carburant et leurs rejets de CO2 dans l'atmosphère. Grâce à une réduction des frottements «de plus de 1%», Lufthansa table sur des économies annuelles de 3,7 milliers de tonnes de kérosène, représentant près de 11,7 milliers de tonnes d'émissions de CO2.

A titre de comparaison, la filiale Lufthansa Cargo a émis 3 934 milliers de tonnes de CO2 sur l'année 2020, indique le rapport environnemental de la compagnie. 

Ce chiffre est lui-même en baisse de 38% sur un an alors que la flotte d'avions a été réduite de plus d'un tiers pendant la crise liée au virus du Covid-19.

Lufthansa Technik et BASF ont l'intention d'élargir leur nouvelle technologie à d'autres types d'avions «afin de pouvoir soutenir encore plus largement les compagnies aériennes du monde entier dans la réalisation de leurs objectifs d'émissions», selon le communiqué.

Le groupe Lufthansa s'est fixé comme objectif de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport aux niveaux de 2019.

L'industrie aéronautique planche depuis plusieurs décennies sur la technologie de la peau de requin pour économiser du carburant. En phase de test, plusieurs avions ont déjà volé équipés de ce vernis spécial.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.