Le front commun du renseignement saoudo-grec porte un coup dur au Hezbollah

Le port commercial du Pirée, en Grèce, où l'aide de l'agence saoudienne de lutte contre la drogue a conduit à une importante saisie de stupéfiants. (Shutterstock)
Le port commercial du Pirée, en Grèce, où l'aide de l'agence saoudienne de lutte contre la drogue a conduit à une importante saisie de stupéfiants. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 04 mai 2021

Le front commun du renseignement saoudo-grec porte un coup dur au Hezbollah

  • Les autorités grecques ont effectué un raid sur le container le 16 avril, et ont découvert 4,3 tonnes de cannabis transformé
  • «Historiquement, la Grèce a toujours entretenu des relations chaleureuses avec les pays arabes»

ATHÈNES: L'assistance fournie par l'agence de lutte antidrogue d'Arabie saoudite (GNDC/SA) aux autorités grecques dernièrement, et qui a conduit à la découverte d'une énorme cargaison de cannabis traité dans le port grec principal de Pirée, marque un nouveau chapitre dans la coopération bilatérale en pleine évolution entre Athènes et Riyad.

Les deux pays ont manifesté leur volonté de renforcer leurs liens de défense, mais ce cas précis montre que la coopération sur les questions de renseignement peut être cruciale.

«L'aide fournie par l'Arabie saoudite aux autorités grecques pour saisir des tonnes de cannabis présente le potentiel d'échanger des informations de renseignement à des fins communes», explique George Tzogopoulos, chercheur principal à l'Institut d'études européennes et internationales et associé de recherche au Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques, à Arab News.

Le SDOE, l’escouade grecque des crimes financiers, révèle que les drogues ont été découvertes à la suite d’une information de la part de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis. Le conteneur d'expédition, dont le contenu déclaré comprend trois machines industrielles de cupcake, est arrivé par voie maritime en provenance Liban le 14 avril.

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La coopération entre les unités anti-narcotiques saoudiennes et grecques a mené à la saisie de quantités massives de trafic de drogue en provenance du Liban. (Photo, SPA)

La cargaison devait, quelques jours plus tard, emprunter le chemin de fer vers Bratislava en Slovaquie, en passant par la Macédoine du Nord, la Serbie et la Hongrie.

Les autorités grecques ont effectué un raid sur le container le 16 avril, et ont découvert 4,3 tonnes de cannabis transformé cachées dans un compartiment construit dans un réservoir métallique parmi les machines.

Certaines estimations chiffrent la valeur marchande potentielle des stupéfiants saisis à 33 millions d'euros (près de 39,6 millions de dollars).

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La brigade des stupéfiants au Liban détruit des plants de cannabis dans le village de Bouday, dans l'est de la vallée de la Bekaa, près de l'ancienne ville de Baalbek. (Photo, AP)

Ce n'est pas la première fois que les autorités grecques et saoudiennes travaillent ensemble pour saisir de grandes quantités de drogues transportées hors du Liban.

En janvier 2020, l’escouade grecque des Crimes financiers a collaboré avec GNDC/SA pour découvrir près de 1,3 tonne de cannabis transformé, caché dans un container à Pirée à destination de Misrata, en Libye.

«Historiquement, la Grèce a toujours entretenu des relations chaleureuses avec les pays arabes», affirme Tzogopoulos.

 

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Les trafiquants de drogue ne cessent de changer de tactique pour garder une longueur d'avance sur les unités de lutte contre les stupéfiants dans le monde. (Photo SPA)

 «Les liens avec les pays du Golfe et avec l'Arabie saoudite se sont donc renforcés, et ont récemment atteint de nouveaux sommets lors de la visite du ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias et du ministre de la Défense Nikos Panagiotopoulos à Riyad. La nature de la collaboration en développement permet aux deux pays de se lancer dans divers projets d’intérêt commun».

La coopération en matière de renseignement s'inscrit dans la continuité naturelle des liens de défense florissants. En mars, six avions de combat F-15 de la Royal Saudi Air Force, leurs équipages et techniciens de soutien sont arrivés sur l'île grecque de Crète pour participer à un important exercice conjoint, Falcon Eye 1, au-dessus de la Méditerranée.

Lors de leur récente visite à Riyad, Dendias et Panagiotopoulos ont annoncé le déploiement d'un système de missiles de défense aérienne Patriot-2, accompagné d’une équipe de 130 personnes, pour aider à défendre l'infrastructure énergétique de l'Arabie saoudite. Cette dernière a été ciblée à plusieurs reprises lors des attaques de missiles balistiques et de drones, menées par la milice terroriste des Houthis soutenus par l’Iran au Yémen.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.

 

 


L'Arabie saoudite abat plusieurs drones alors que les attaques iraniennes se poursuivent

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
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  • Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont également signalé qu'ils étaient confrontés à des tirs de missiles et à des menaces de drones
  • La raffinerie du port de Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau fait l'objet d'attaques iraniennes

RIYAD: Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent.

Les autorités du Koweït et des Émirats arabes unis ont déclaré qu'elles étaient également confrontées à des tirs de missiles et à des menaces de drones.

La raffinerie portuaire Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau été la cible d'attaques de drones iraniens, qui ont provoqué un incendie dans plusieurs de ses unités. Aucun blessé n'a été signalé.

Les pompiers tentent de maîtriser l'incendie dans l'installation, et certaines unités ont été fermées par précaution, a rapporté l'agence de presse nationale UNA.

Le ministère de l'intérieur de Bahreïn a déclaré que des éclats d'obus provenant de ce qu'il a décrit comme une "agression iranienne" ont déclenché un incendie dans un entrepôt, qui a été maîtrisé sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Selon le ministère saoudien de la défense, la majorité des drones ont été abattus au-dessus de la province orientale, où se trouvent les principales raffineries de pétrole du royaume, tandis qu'un autre a été intercepté au-dessus de la province septentrionale d'Al Jouf.

Cette nouvelle vague d'attaques survient un jour après qu'un drone a frappé une raffinerie de pétrole saoudienne sur la mer Rouge et provoqué des incendies dans deux autres installations au Koweït, alors que l'Iran intensifie sa campagne contre les infrastructures énergétiques du Golfe.

Ces frappes font suite aux dommages importants subis mercredi à Ras Laffan - la vaste plate-forme de gaz naturel du Qatar et la plus grande au monde - après que l'Iran a riposté aux frappes aériennes israéliennes sur son champ gazier de South Pars.

Ces derniers chiffres portent le nombre total de frappes de drones visant l'Arabie saoudite à au moins 503 depuis le 28 février, selon un décompte basé sur les rapports du ministère de la défense. Outre les drones, les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté 42 missiles balistiques et sept missiles de croisière au cours de la même période, ce qui souligne la nature soutenue et variée de la campagne aérienne menée contre le royaume.