La Tuberculose tue encore...

Les malades et les survivants de la tuberculose souffrent souvent de dommages aux poumons, ce qui les rendent plus fragiles à la Covid-19 et ses complications (Photo, AFP).
Les malades et les survivants de la tuberculose souffrent souvent de dommages aux poumons, ce qui les rendent plus fragiles à la Covid-19 et ses complications (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 24 mars 2021

La Tuberculose tue encore...

  • La communauté internationale devrait être dans une course contre la montre pour s’acquitter de ses engagements en faveur de l'éradication de la maladie
  • Les symptômes peuvent rester modérés pendant plusieurs mois et, souvent, le malade tarde à consulter un médecin et devient ainsi un vecteur de la maladie

MONTREAL: Avec 1,5 million de morts chaque année, la tuberculose est la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde, devant le sida et le paludisme. La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est une occasion de sensibiliser et rappeler que d'autres maladies infectieuses rôdent toujours parmi nous.

«Le temps presse»

Au moment où la pandémie de Covid-19 menace d’inverser les progrès réalisés dans la lutte contre le bacille de Koch, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a choisi  «Il est temps» comme thème de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose 2021. En effet, la communauté internationale devrait être dans une course contre la montre pour s’acquitter de ses engagements pour éradiquer la tuberculose.

 

EN CHIFFRES

  • 63 000 000 de vies ont été sauvées depuis 2000 grâce aux efforts de la communauté internationale
  • 10 000 000 de personnes ont contracté la tuberculose en 2019
  • 1 400 000 personnes sont décédées de la tuberculose en 2019
  • 465 000 personnes ont contracté une tuberculose pharmacorésistance en 2019

Le 24 mars 1882, le Dr Robert Koch identifie une bactérie, la mycobacterium tuberculosis, responsable de la tuberculose, ouvrant ainsi la voie au diagnostic et au traitement de cette maladie. 

La tuberculose aujourd'hui 

Huit pays en Asie et en Afrique comptent 66 % des cas de tuberculose dans le monde : L’Inde, la Chine, l’Indonésie, Philippines, Pakistan, Nigéria, Bangladesh et l’Afrique du Sud. 

Les mauvaises conditions de vies sont propices à l’émergence de cette infection. Dans les pays développés, la tuberculose touche principalement les résidents de logements surpeuplés, les centres d’accueil des personnes sans domicile fixe, et les établissements correctionnels. 

 

SYMPTÔMES

Les symptômes de la tuberculose sont faciles à déceler : 

  • Toux  
  • Douleurs thoraciques 
  • Détresse respiratoire 
  • Fièvre 
  • Manque d’appétit 
  • Perte de poids 
  • Sueurs nocturnes 

Les symptômes peuvent rester modérés pendant plusieurs mois, et souvent, le malade tarde à consulter et devient ainsi un vecteur de la maladie. 

La Covid-19 entrave la lutte contre la tuberculose 

Les efforts déployés par la communauté internationale afin de lutter contre la tuberculose ont permis de sauver environ 63 millions de vies depuis l’an 2000. Mais la pandémie de Covid-19 menace de réduire à néant les progrès de ces dernières années en faisant 1,4 million de morts supplémentaires de cette maladie pulmonaire d'ici 2025, a averti l'OMS.

 

DANS LES FAITS : TUBERCULOSE ET COVID-19

  • Symptômes : La tuberculose et la covid-19 ont des symptômes en commun, notamment la fièvre, la toux et la dyspnée
  • Transmission : Les deux pathologies sont toutes deux transmissibles par voie aérienne
  • Facteurs de risques : Un âge avancé, le diabète, les pathologies respiratoires chroniques et les états d’immunodépression, etc...

Selon une étude menée par l'Université McGill à Montréal, «les pays les plus touchés par la tuberculose doivent faire tout leur possible pour protéger les personnes malades et les survivants. Les patients et les survivants de la tuberculose présentent souvent des dommages aux poumons. Ce qui les rends plus susceptibles à la Covid-19 et ses complications».

 

LES DUEL COVID/TUBERCULOSE

  • Réacheminement du personnel et les ressources de santé des services de routine de lutte contre la tuberculose
  • Perturbation des services de diagnostic car les laboratoires priorisent les tests de Covid-19 par rapport à ceux de la tuberculose
  • Baisse des alertes de tuberculose et de la qualité des soins
  • Perturbation de la chaîne d’approvisionnement
  • Réacheminement de fonds

Diagnostic et traitement de la tuberculose

Selon les chiffres de l'OMS, environ un quart de la population mondiale est atteinte de tuberculose latente, mais seuls 5 à 10% des individus infectés vont tomber malades, particulièrement celles dont le système immunitaire est affaibli.
Le dépistage de la maladie se fait principalement selon une méthode ancienne qui consiste à rechercher au microscope des bacilles dans des échantillons d’expectoration.

Le traitement, quatre antibiotiques pendant 6 mois, est efficace: on guérit de la tuberculose. Les médicaments peuvent parfois causer des effets secondaires inopportuns. Dans la plupart des cas, ces effets ne sont pas graves, mais certains toutefois nécessitent l’attention d’un médecin.

 

HISTOIRE

La cure de repos était le traitement le plus courant contre la tuberculose jusqu'à ce que les traitements antibiotiques soient mis au point dans les années 1950.

La collapsothérapie est une autre forme de traitement archaïque. Les chirurgiens injectaient de l'air dans les poumons afin que ceux-ci se détendent et que la lésion tuberculeuse guérisse.

 

Défi 

L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète du nombre croissant de personnes atteintes d'une forme de tuberculose résistante à tous les médicaments ou presque.

 


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".