Sit-in devant l'Hôtel-Dieu à Paris : une centaine de sans-abri finalement hébergés

Deux sans-abri dorment sur le trottoir, à Paris, le 12 février 2021. (Thomas Coex / AFP)
Deux sans-abri dorment sur le trottoir, à Paris, le 12 février 2021. (Thomas Coex / AFP)
L'entrée de l'Hôpital Hôtel-Dieu à Paris, le 4 novembre 2020. (Martin Bureau/AFP)
L'entrée de l'Hôpital Hôtel-Dieu à Paris, le 4 novembre 2020. (Martin Bureau/AFP)
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Publié le Samedi 13 février 2021

Sit-in devant l'Hôtel-Dieu à Paris : une centaine de sans-abri finalement hébergés

  • "Plusieurs ailes de l'Hôtel-Dieu sont vides. Si on ne nous propose pas de place d'hébergement, on reste là", a affirmé à l'AFP Jean-Jacques Clément, de l'association Solidarité migrants Wilson
  • Les sans-abri ont été emmenés dans des bus dans la soirée: les hommes seuls ont été placés en centre d'hébergement d'urgence, alors que les familles et les femmes seules ont été dirigées vers des hôtels

PARIS : Une centaine de sans-abri, principalement des migrants, occupaient samedi après-midi l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Paris, avec "le collectif réquisitions", pour réclamer des hébergements alors qu'une vague de froid frappe la capitale. 

Les sans-abri et des dizaines de militants s'étaient donnés rendez-vous à 13H30 devant l'hôpital situé sur l'île de la Cité, pour cette opération baptisée "On se met au chaud". 

"Les gens ont froid, c'est pour ça qu'on est là", a lancé en entrant Jean-Baptiste Eyraud, de l'association Droit au logement à l'agent de sécurité débordé. "Appelez Martin Hirsch (le directeur de l'assistance publique-hôpitaux de Paris, l'AP-HP, ndlr), ce qu'on veut c'est un hébergement stable pour tout le monde", a clamé le porte-parole du DAL.

"Plusieurs ailes de l'Hôtel-Dieu sont vides. Si on ne nous propose pas de place d'hébergement, on reste là", a affirmé à l'AFP Jean-Jacques Clément, de l'association Solidarité migrants Wilson. "Nous avons fait une maraude jeudi soir et nous avons vu au minimum 400 personnes à la rue. Le 115 est saturé. Le dispositif dysfonctionne", a-t-il critiqué.

"On veut une refonte du système d'hébergement, on veut que les personnes aient des solutions pérennes. Il faut arrêter ce système où les personnes sont mises à l'abri un jour et remises à la rue le lendemain", a renchéri Yann Manzi d'Utopia56. 

Parmi les sans-abri se trouvaient des Afghans, dont Omid, 25 ans, qui dort dans les rues de la capitale depuis quatre mois. "En ce moment, je dors devant la gare du Nord avec quatre autres Afghans", a-t-il expliqué à l'AFP. 

Moussa, un Ivoirien de 48 ans, passe lui la nuit dans le métro. "J'ai appelé le 115 plusieurs fois, mais ils ne répondent pas. Si on me proposait une place, bien sûr que je la prendrais: il fait trop froid dehors". 

Le 24 janvier, le collectif avait déjà occupé une ancienne école maternelle du XVIe arrondissement de Paris pour demander un hébergement pour environ 300 migrants. Ils avaient été mis à l'abri temporairement dans des gymnases parisiens puis orientés vers des centres d'hébergement.

 

Dénouement dans la soirée

Les sans-abri ont été emmenés dans des bus dans la soirée: les hommes seuls ont été placés en centre d'hébergement d'urgence, alors que les familles et les femmes seules ont été dirigées vers des hôtels, a indiqué Yann Manzi d'Utopia56, une des associations fondatrices du "collectif réquisition" avec le DAL (Droit au logement). 

"C'est dramatique de devoir faire ça (occuper un hôpital, ndlr) pour arriver à mettre des gens à l'abri. Mais ce soir, nous sommes contents qu'il y ait une centaine de personnes en moins dehors, même s'il en reste encore des centaines d'autres", a réagi Yann Manzi. Il a demandé "une refonte du système d'hébergement" pour que les sans-abri aient "des solutions pérennes". 

 

 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.