Le nouveau parc du roi Salmane à Riyad, un havre urbain de faune et de flore

Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Horizons futurs : Visualisation des vastes espaces verts du parc du roi Salman, qui s'apprête à transformer le paysage urbain de Riyad. (Fourni)
Short Url
Publié le Samedi 31 août 2024

Le nouveau parc du roi Salmane à Riyad, un havre urbain de faune et de flore

  • Le parc comprendra plus de 11 km² d'espaces verts, dont des jardins, des prairies et des forêts, créant ainsi un vaste habitat naturel
  • Appelé à devenir le plus grand parc urbain du monde d'ici à 2025, il élargira l'empreinte écologique de Riyad et favorisera la biodiversité

RIYADH : Lorsque l'on imagine une ville du désert en pleine expansion, il est peu probable que l'on se représente une ligne d'horizon moderne et étincelante ponctuée d'espaces verts où résonne le chant des oiseaux et des insectes. Et pourtant, c'est le rêve qui est en train de devenir une réalité dans la capitale saoudienne, Riyad.

Prévu pour ouvrir en 2025, le parc du roi Salmane devrait devenir le plus grand parc de ce type au monde, avec une superficie d'environ 16,6 km². Initiative phare de Saudi Vision 2030, il permettra non seulement d'étendre les espaces verts de la ville, mais aussi d'améliorer la qualité de vie.
"Le parc du roi Salmane va redéfinir le paysage urbain de Riyad", a déclaré Khaled Al-Ojyan, architecte chez Green Riyadh, à Arab News. "Ce projet ambitieux s'aligne parfaitement sur la Vision 2030, transformant la ville en un environnement plus durable, plus dynamique et plus vert."

La construction progresse rapidement, avec plus d'un milliard de dollars de contrats attribués pour mener à bien son développement. Le projet constitue une partie importante d'un investissement plus large de 23 milliards de dollars pour revitaliser l'infrastructure de Riyad, y compris des contributions du secteur privé s'élevant à 15 milliards de dollars.

Situé sur le terrain de l'ancienne base aérienne de Riyad, le parc sera sept fois plus grand que Hyde Park à Londres et cinq fois plus grand que Central Park à New York, ce qui en fera un ajout monumental au paysage de la ville.
Bien que le parc du roi Salmane ait été conçu pour offrir un large éventail d'activités sportives, culturelles et récréatives, il est également destiné à servir de havre de paix pour la biodiversité, avec une grande variété de plantes et d'animaux.

Plus de 11,6 km² du site seront consacrés à des espaces verts, plantés d'un million d'arbres. Ces vastes zones contribueront de manière significative à l'augmentation de la couverture végétale de la région, à l'augmentation du taux d'espaces verts par habitant et au maintien d'une faune locale variée.

Le parc comprend également des jardins verticaux, un jardin de style islamique et divers autres espaces qui serviront d'habitats aux oiseaux, aux papillons et à d'autres espèces, améliorant ainsi l'attrait esthétique du parc et créant un écosystème plus sain et plus vivant au sein de Riyad.

en bref

  • Le parc du roi Salmane comprendra plus de 11 km² d'espaces verts, dont des jardins, des prairies et des forêts, créant ainsi un vaste habitat naturel à Riyad.
  • Le parc est conçu pour accueillir diverses espèces végétales et animales, avec des initiatives visant à conserver la flore et la faune indigènes.
  • Le parc intégrera des systèmes durables d'irrigation et de recyclage de l'eau, afin de promouvoir la conservation de l'eau et de favoriser la vie végétale.

La "vallée" du parc, qui s'étend sur plus de 800 000 mètres carrés, comprendra plusieurs plans d'eau destinés à favoriser la vie aquatique et à offrir aux oiseaux migrateurs un lieu de repos.

L'intégration de ces éléments naturels dans la conception du parc témoigne de l'engagement du projet en faveur de la durabilité environnementale et de la biodiversité urbaine.

"En intégrant des stratégies avancées de développement urbain et d'infrastructure verte, le parc du roi Salman constituera une pièce maîtresse dynamique pour la communauté", a déclaré M. Al-Ojyan de Green Riyadh.

"Il est enthousiasmant de voir une initiative aussi avant-gardiste se concrétiser, établissant une nouvelle norme pour le développement urbain dans la région. Je pense qu'il s'agira d'une réalisation marquante pour Riyad".

Le parc du roi Salman n'a pas pour seul objectif d'améliorer la biodiversité. Il s'agit également d'améliorer la qualité de vie des habitants de Riyad. Le parc comprendra une allée piétonne de 7,2 km, offrant un environnement serein pour la marche et l'exercice.


Des installations récréatives, notamment des terrains de jeux, des complexes sportifs et des lieux culturels, seront répartis dans le parc, encourageant les activités de plein air et favorisant un sentiment d'appartenance à la communauté.

Les installations culturelles du parc constitueront une attraction majeure pour les résidents et les visiteurs. Le complexe artistique royal, d'une superficie de plus de 400 000 mètres carrés, comprendra un théâtre national, cinq musées, un théâtre en plein air et des académies d'art.

Ces lieux culturels accueilleront diverses manifestations et activités, faisant du parc du roi Salmane un centre culturel dynamique à Riyad.

Ces pratiques durables minimiseront l'impact environnemental du parc et feront en sorte qu'il reste une oasis de verdure au cœur de Riyad.

Les vastes espaces verts du parc et les efforts de plantation d'arbres contribueront également à atténuer l'effet d'îlot de chaleur urbain, améliorant ainsi le climat général de Riyad.

L'emplacement stratégique du parc du roi Salmane, relié à plusieurs routes principales et stations de transport public, le rendra facilement accessible, ce qui renforcera encore son rôle d'espace urbain durable et inclusif.

Le parc du roi Salmane est un investissement à long terme dans l'avenir de Riyad. Dans le cadre de la transformation de la ville selon la Vision 2030, le parc jouera un rôle crucial pour faire de Riyad l'une des villes les plus agréables à vivre au monde.

Les améliorations et les agrandissements futurs continueront à promouvoir la durabilité environnementale et la biodiversité urbaine, garantissant ainsi que le parc du roi Salmane restera un élément essentiel du paysage urbain de Riyad à l'avenir.


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
Short Url
  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.