Le héros local Marchand vise une nouvelle médaille d'or olympique avec le feu vert donné aux triathlons

Léon Marchand, de France, participe à la demi-finale du 200 mètres brasse aux Jeux olympiques d'été de 2024, mardi à Nanterre, en France. (AP)
Léon Marchand, de France, participe à la demi-finale du 200 mètres brasse aux Jeux olympiques d'été de 2024, mardi à Nanterre, en France. (AP)
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Publié le Mercredi 31 juillet 2024

Le héros local Marchand vise une nouvelle médaille d'or olympique avec le feu vert donné aux triathlons

  • Le jeune homme de 22 ans a nagé quatre fois lors des éliminatoires et des demi-finales de mardi et espère qu'il lui reste encore beaucoup de réserves.
  • En basket-ball masculin, les États-Unis visent les quarts de finale en affrontant les nouveaux venus aux Jeux olympiques, le Sud-Soudan.

PARIS : La sensation de la natation française, Léon Marchand, vise deux nouvelles médailles d'or olympiques dans la piscine, mercredi, alors que les organisateurs ont déclaré que la Seine était suffisamment propre pour organiser les deux triathlons.

Les triathlons masculin et féminin ont reçu le feu vert un jour après que l'épreuve masculine ait été reportée en raison des niveaux de pollution dans les eaux de Paris.

« Les résultats des dernières analyses de l'eau ont été jugés conformes », indique un communiqué du World Triathlon et du comité d'organisation des Jeux de Paris mercredi, mettant fin à une attente angoissée pour les athlètes.

Marchand, le favori local, avait mis la foule de la piscine La Défense Arena en ébullition en remportant le 400 m quatre nages individuel dimanche et peut s'attendre à une autre atmosphère brûlante lorsqu'il participera aux finales du 200 m papillon et du 200 m brasse.

Le jeune homme de 22 ans a nagé quatre fois lors des éliminatoires et des demi-finales mardi et espère qu'il lui restera encore beaucoup à faire.

« C'est beaucoup pour mon organisme, alors il va falloir que je dorme bien, que je mange beaucoup et que je sois prêt », promet Marchand, l'image de marque des Jeux dans la capitale française.

La grande Américaine Katie Ledecky, sept fois médaillée d'or, tentera de défendre son titre sur 1500 m nage libre après avoir été reléguée au rang de médaillée de bronze sur 400 m, derrière Ariarne Titmus et Summer McIntosh.

Le Chinois Pan Zhanle, détenteur du record du monde, est le favori de la finale du 100 m nage libre masculin, tandis que la championne du 200 m nage libre Mollie O'Callaghan devrait triompher dans le 100 m libre féminin.

Le gymnaste japonais Daiki Hashimoto vise une nouvelle médaille d'or dans la finale du concours général masculin, où il devrait être confronté à un combat féroce de la part du Chinois Zhang Boheng

Si Hashimoto réussit, il imitera son compatriote Kohei Uchimura en conservant l'or du concours général et le maintiendra aux mains des Japonais pour une quatrième édition consécutive des Jeux, ce qui est sans précédent.

La revanche pourrait être un puissant facteur de motivation pour Zhang après l'effondrement tardif de la Chine dans la finale par équipes, qui a permis au Japon de s'emparer de l'or.

En basket-ball masculin, les États-Unis visent les quarts de finale en affrontant les nouveaux venus aux Jeux olympiques, le Sud-Soudan.

Le retour de Kevin Durant après sa blessure a permis aux Etats-Unis de battre la Serbie de Nikola Jokic lors de leur premier match, un départ idéal pour les champions en titre qui visent une cinquième couronne olympique consécutive.

« KD a été phénoménal », a déclaré LeBron James. « C'est comme s'il ne manquait jamais rien.

Novak Djokovic, en quête d'une insaisissable médaille d'or olympique, rencontrera l'Allemand Dominik Koepfer au troisième tour, tandis que Carlos Alcaraz jouera contre Roman Safiullin.

Alcaraz retrouvera ensuite Rafael Nadal en quart de finale du double.

Dans le football féminin, le Canada, tenant du titre, doit battre la Colombie s'il veut se qualifier pour les quarts de finale, suite à une déduction de six points dans le cadre d'un scandale d'espionnage.

Le Canada, qui a remporté ses deux premiers matches de groupe, a fait appel de cette sanction auprès du Tribunal arbitral du sport, dont le verdict est attendu mercredi.

Les Etats-Unis cherchent à terminer la phase de groupe avec une troisième victoire consécutive, contre l'Australie.

Bien que les triathlons aient reçu le feu vert, il y a eu d'autres perturbations, bien qu'à l'autre bout du monde, puisque les épreuves de surf à Tahiti ont été encore retardées par des vents défavorables et pourraient ne pas reprendre avant jeudi.

De retour à Paris, les spécialistes du plongeon, la Chine, tenteront de poursuivre leur domination dans la plate-forme synchronisée féminine de 10 mètres, une discipline qu'elle a remportée à chaque fois depuis son inclusion aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Les premières médailles en aviron sont en jeu, dans le quatre de couple masculin et féminin, tandis que l'Australienne Jessica Fox vise une nouvelle médaille d'or dans le slalom en canoë.

Des médailles d'or sont également en jeu mercredi en escrime, judo, tir, tennis de table et BMX.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».