Selon un rapport du Forum économique mondial, l’Arabie saoudite se classe troisième parmi les pays du CCG dans le classement ETI

Les pays du monde entier procèdent à une restructuration de leurs systèmes énergétiques en réponse aux engagements mondiaux. (Shutterstock)
Les pays du monde entier procèdent à une restructuration de leurs systèmes énergétiques en réponse aux engagements mondiaux. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 20 juin 2024

Selon un rapport du Forum économique mondial, l’Arabie saoudite se classe troisième parmi les pays du CCG dans le classement ETI

  • L’Arabie saoudite occupe la 58e place au classement général, avec un score ETI de 55,9 et un score de préparation à la transition de 45,4
  • Les pays de Conseil de coopération du Golfe ont annoncé des initiatives régionales et des objectifs nationaux ambitieux en vue de lutter contre le changement climatique

RIYAD: L’Arabie saoudite a été classée troisième parmi les pays du Golfe selon l’indice mondial de transition énergétique (ETI), d’après les derniers résultats publiés par le Forum économique mondial (WEF). 

Le rapport, intitulé «Favoriser une transition énergétique efficace en 2024», évalue 120 pays sur la base des performances de leurs systèmes énergétiques, mettant l’accent sur l’équité, la durabilité environnementale, la sécurité énergétique et l’état de préparation à la transition. 

L’Arabie saoudite occupe la 58e place au classement général, avec un score ETI de 55,9 et un score de préparation à la transition de 45,4. 

Ce dernier chiffre s’explique par divers facteurs, notamment la stabilité de l’environnement politique, le niveau d’engagement politique et le climat d’investissement, l’accès aux capitaux, l’engagement des consommateurs, le développement et l’adoption de nouvelles technologies. 

Ce classement reflète les progrès réalisés par le Royaume dans ses efforts pour trouver un équilibre entre ses réserves d’énergie et ses objectifs de développement durable, dans un contexte de volatilité économique mondiale et d’avancées technologiques. 

Les pays du monde entier procèdent à une restructuration de leurs systèmes énergétiques en réponse aux engagements mondiaux, tels que l’accord de Paris de 2015, et aux décisions prises lors d’événements tels que la COP28, qui s’est achevée à Dubaï en décembre dernier. 

Ces dernières années, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont annoncé des initiatives régionales et des objectifs nationaux ambitieux en vue de lutter contre le changement climatique. Les Émirats arabes unis (EAU) et Oman se sont engagés à atteindre l’objectif «zéro émission nette» d’ici à 2050, tandis que l’Arabie saoudite s’est fixé cet objectif pour 2060 et a lancé l’Initiative verte pour le Moyen-Orient. 

Le Qatar est en tête des États du CCG dans l’Indice de transition énergétique, se classant 50e avec un score de 57,3. Les Émirats arabes unis, quant à eux, sont en 52e position, avec un score ETI de 57. 

Oman occupe la 62e place, tandis que Bahreïn et le Koweït ont décroché respectivement la 103e et la 104e place. 

Le rapport insiste sur le fait que les nations doivent impérativement réformer leurs systèmes énergétiques, mettre en place des solutions énergétiques propres et améliorer l’efficacité afin de parvenir à des transitions mondiales durables. 

Il souligne que si des progrès ont été accomplis, des défis tels que les tensions géopolitiques continuent d’influer sur la trajectoire de cette transformation. 

«Le paysage mondial se caractérise par une volatilité économique, des tensions géopolitiques accrues et des évolutions technologiques. Cette incertitude se reflète dans l’ETI, qui a enregistré une baisse du taux d’amélioration au cours des trois dernières années», note le rapport. 

Les pays en tête du classement ETI pour 2024 sont principalement européens. La Suède et le Danemark occupent les premières places grâce à leurs cadres politiques solides, à leurs investissements dans les énergies propres et à l’innovation technologique, selon le document. 

La disparité des scores ETI entre les économies avancées et les économies en développement a diminué, avec un déplacement notable du centre de gravité de la transition énergétique vers les pays en développement. Malgré ces progrès, les investissements dans les énergies propres sont restés fortement concentrés dans les pays développés et en Chine. 

Le rapport met l’accent sur la nécessité cruciale d’un soutien financier de la part des pays développés afin de faciliter une transition énergétique équitable dans les pays émergents et en développement. 

«Les scores moyens de l’indice mondial de transition énergétique ont atteint leur niveau le plus élevé, 107 pays sur 120 ayant progressé au cours de la dernière décennie», indique le rapport.  

Alors que les pays du monde entier s’efforcent d’assurer un avenir énergétique durable, le rapport appelle à des efforts concertés en matière d’élaboration des politiques : «Le message de l’ETI cette année est clair: il n’y a pas de temps à perdre. Les décideurs du monde entier doivent agir de manière décisive et concertée pour accélérer la transition vers un avenir énergétique équitable, sûr et durable.» 

L’Arabie saoudite est en train de devenir un leader proactif en matière de politiques de transition énergétique, affirme le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié en mars. En effet, le Royaume est à l’origine d’initiatives vertes qui visent à atténuer les défis économiques posés par la transition vers la durabilité. 

L’étude précise que l’Initiative verte saoudienne, lancée en 2021, a pour objectif de lutter contre le changement climatique et de réduire les émissions de carbone. 

«L’initiative verte est axée sur trois objectifs, notamment l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité jusqu’à 50% d’ici à 2030 et le déploiement de technologies d’économie circulaire à faible émission de carbone, parmi lesquelles le captage, l’utilisation et le stockage du carbone», explique le rapport. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.


Pétrole en repli, bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
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  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".