Rapport WTTC: La contribution du secteur du tourisme saoudien au PIB atteint un niveau record

Une jeune fille brandissant le drapeau saoudien lors de la Fête nationale saoudienne et du spectacle aérien. (Shutterstock)
Une jeune fille brandissant le drapeau saoudien lors de la Fête nationale saoudienne et du spectacle aérien. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 11 juin 2024

Rapport WTTC: La contribution du secteur du tourisme saoudien au PIB atteint un niveau record

  • Le Royaume a accueilli 100 millions de touristes en 2023, atteignant son objectif pour Vision 2030 avec sept ans d’avance
  • L’objectif a ensuite été porté à 150 millions pour refléter les ambitions persistantes de l’Arabie saoudite dans le secteur

RIYAD: Le secteur saoudien du voyage et du tourisme a connu une croissance de plus de 32% en 2023, contribuant pour un montant record de 444,3 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) au produit intérieur brut (PIB) du pays, révèle un nouveau rapport.

L’étude d’impact économique pour 2024 du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) a mis en évidence des résultats sans précédent en termes de contribution au PIB, d’emploi et de dépenses des visiteurs du Royaume.

Le Royaume a accueilli 100 millions de touristes en 2023, atteignant son objectif pour Vision 2030 avec sept ans d’avance. L’objectif a ensuite été porté à 150 millions pour refléter les ambitions persistantes de l’Arabie saoudite dans le secteur.

Julia Simpson, présidente-directrice générale du WTTC, déclare: «Les réalisations extraordinaires du secteur du voyage et du tourisme en Arabie saoudite l’année dernière marquent un moment charnière dans son parcours pour devenir un leader mondial dans le domaine du tourisme.»

Elle ajoute: «À mesure que le secteur continue de se développer, il promet de jouer un rôle crucial dans l’avenir économique diversifié du pays, tout en contribuant de manière significative au développement mondial des voyages et du tourisme.»

L’expansion du secteur de plus de 32% l’année dernière a représenté 11,5% de l’économie totale, soit une augmentation de près de 30% par rapport au niveau le plus élevé atteint précédemment, soulignant le rôle essentiel du secteur dans le paysage économique du pays.

Il a également connu une augmentation significative de l’emploi, créant 436 000 emplois, dépassant les 2,5 millionsd’emplois, soit près d’un emploi sur cinq dans le pays.

Par ailleurs, l’emploi dans ce domaine a augmenté de près de 24% depuis le pic précédent, compensant depuis 2022 les pertes liées à la pandémie.

Selon le rapport, les dépenses des visiteurs internationaux ont bondi de près de 57%, atteignant 227,4 milliards de SAR et battant le précédent record de 93,6 milliards de SAR. Les dépenses des visiteurs nationaux ont également connu une croissance considérable, augmentant de 21,5% pour atteindre 142,5 milliards de SAR.

Le ministre saoudien du Tourisme et président du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) des nations unies, Ahmed el-Khatib, déclare:  «Les dernières données du WTTC fournissent une preuve supplémentaire du succès rapide que nous avons connu dans la transformation de l’industrie touristique saoudienne.»

Cette situation survient au moment où le Royaume s’apprête à dévoiler cette année une nouvelle stratégie touristique, utilisant l’intelligence artificielle et une technologie transparente, comme le révèle Gloria Guevara Manzo, conseillère spéciale en chef au ministère du Tourisme, dans un entretien accordé à Arab News plus tôt en mai.

S’exprimant en marge du Future Aviation Forum de 2024, Mme Manzo note que le plan vise à maximiser les atouts du Royaume, notamment la culture, l’Histoire, le patrimoine et l’hospitalité.

Perspectives pour 2024

Le WTTC prévoit que le secteur maintiendra sa croissance rapide en 2024, avec une contribution au PIB qui devrait atteindre 498 milliards de SAR.

Cent cinquante-huit mille emplois supplémentaires devraient être créés dans le secteur, portant le total à près de 2,7 millions.

Les dépenses des visiteurs internationaux devraient atteindre 256 milliards de SAR et les dépenses des visiteurs nationaux devraient atteindre 155,2 milliards de SAR.

À plus long terme, le WTTC prévoit que, d’ici à 2034, le secteur contribuera à hauteur de 836,1 milliards de SAR au PIB en Arabie saoudite, soit près de 16% de l'économie.

Le secteur devrait employer plus de 3,6 millions de personnes, avec un Saoudien sur cinq travaillant dans le tourisme.

Perspective régionale

Au Moyen-Orient, le secteur a également connu une croissance considérable en 2023, augmentant de plus de 25% pour atteindre près de 460 milliards de dollars(1 dollar = 0,93 euro).

Le nombre d’emplois a atteint près de 7,75 millions, tandis que les dépenses internationales ont augmenté de 50% pour atteindre 179,8 milliards de dollars et que les dépenses intérieures ont augmenté de 16,5% pour atteindre plus de 205 milliards de dollars.

Le WTTC prévoit une croissance continue en 2024, avec des contributions au PIB atteignant 507 milliards de dollars, des emplois augmentant à 8,3 millions, des dépenses des visiteurs internationaux atteignant 198 milliards de dollars et des dépenses des visiteurs nationaux dépassant 224 milliards de dollars.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.