La contribution du secteur du tourisme de l’Arabie saoudite au PIB atteint un niveau record, selon un rapport du WTTC

Une fille porte le drapeau saoudien lors du spectacle aérien organisé à l’occasion de la Fête nationale saoudienne. (Shutterstock)
Une fille porte le drapeau saoudien lors du spectacle aérien organisé à l’occasion de la Fête nationale saoudienne. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 10 juin 2024

La contribution du secteur du tourisme de l’Arabie saoudite au PIB atteint un niveau record, selon un rapport du WTTC

  • Les emplois dans le secteur du tourisme ont augmenté de près de 24% par rapport au niveau record précédent
  • La croissance du secteur du tourisme intervient alors que le Royaume s’apprête à dévoiler une nouvelle stratégie touristique cette année

RIYAD: En Arabie saoudite, le secteur des voyages et du tourisme a enregistré une croissance de plus de 32% en 2023, contribuant au produit intérieur brut (PIB) du pays à hauteur de 444,3 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro), un chiffre record, selon un nouveau rapport.

L’étude d'impact économique 2024 du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) met en évidence les réalisations sans précédent du Royaume en matière de contribution au PIB, d’emploi et de dépenses des touristes.

Le Royaume a accueilli 100 millions de touristes en 2023, atteignant ainsi l’objectif fixé dans le cadre de la Vision 2030 avec sept ans d’avance. Cet objectif a ensuite été porté à 150 millions pour refléter les ambitions constantes de l’Arabie saoudite pour le secteur.

Julia Simpson, PDG du WTTC, confie que «les réalisations extraordinaires du secteur des voyages et du tourisme en Arabie saoudite l’année dernière constituent un tournant dans son parcours pour devenir un leader mondial du tourisme».

«Le secteur continue de se développer et devrait jouer un rôle crucial dans l’avenir économique diversifié de la nation, tout en contribuant considérablement au développement des voyages et du tourisme dans le monde entier», ajoute-t-elle.

L’année dernière, la croissance du secteur de plus de 32% représentait 11,5% de l’économie totale, soit une augmentation de près de 30% par rapport au niveau record précédent, ce qui souligne le rôle essentiel du secteur dans le paysage économique du pays.

Le nombre d’emplois dans ce domaine a également connu un essor, avec l’ajout de 436 000 postes supplémentaires, dépassant ainsi les 2,5 millions d’emplois, ce qui représente près d’un emploi sur cinq dans le pays.

En particulier, les emplois dans le secteur du tourisme ont augmenté de près de 24% par rapport au niveau record précédent, ce qui a permis de compenser les pertes liées à la pandémie jusqu’à 2022.

Selon le rapport, les dépenses des touristes internationaux ont augmenté de près de 57%, atteignant 227,4 milliards de riyals et battant le record précédent (93,6 milliards). Les dépenses des touristes internes ont aussi connu une croissance substantielle, augmentant de 21,5% pour atteindre 142,5 milliards de riyals.

Le ministre saoudien du Tourisme et président du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme, Ahmed al-Khatib, a affirmé que «les dernières données du WTTC sont une preuve supplémentaire de notre succès rapide dans la transformation du secteur du tourisme en Arabie saoudite».

La croissance du secteur du tourisme intervient alors que le Royaume s’apprête à dévoiler une nouvelle stratégie touristique cette année, recourant à l’intelligence artificielle et à la technologie fluide, comme l’a révélé Gloria Guevara Manzo, conseillère spéciale en chef au ministère du Tourisme, à Arab News au début du mois de mai.

En marge du Future Aviation Forum 2024, Mme Manzo a souligné que le plan visait à maximiser les atouts du Royaume, notamment la culture, l’histoire, le patrimoine et l’hospitalité.

Perspective pour 2024

Le WTTC prévoit que le secteur maintiendra sa croissance rapide en 2024, avec des contributions au PIB qui devraient atteindre 498 milliards de riyals saoudiens.

Le nombre d’emplois dans ce secteur devrait augmenter de plus de 158 000, ce qui porterait son nombre total à près de 2,7 millions.

Les dépenses des touristes internationaux devraient s’élever à 256 milliards de riyals et celles des touristes internes à 155,2 milliards de riyals.

À plus long terme, le WTTC estime que, d’ici à 2034, le secteur du tourisme en Arabie saoudite contribuera au PIB à hauteur de 836,1 milliards de riyals, ce qui représente près de 16% de l’économie.

Le secteur devrait employer plus de 3,6 millions d’individus, un Saoudien sur cinq travaillant dans le tourisme.

Perspective régionale

Au Moyen-Orient, le secteur a également enregistré une forte croissance en 2023, progressant de plus de 25% pour atteindre près de 460 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro).

Le nombre d’emplois a atteint près de 7,75 millions, tandis que les dépenses internationales se sont accrues de 50% pour atteindre 179,8 milliards de dollars. Quant aux dépenses intérieures, elles ont grimpé de 16,5% pour atteindre plus de 205 milliards de dollars.

Le WTTC s’attend à une croissance continue en 2024, avec des contributions au PIB à hauteur de 507 milliards de dollars, une hausse du nombre d’emplois jusqu’à 8,3 millions, des dépenses des touristes internationaux atteignant 198 milliards de dollars et des dépenses des touristes internes qui dépassent 224 milliards de dollars.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.


Pétrole en repli, bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
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  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".