Comment la crise provoquée par le coronavirus a bouleversé l’ordre urbain à travers le monde

Des Marocains, portant des masques, marchent dans une rue de la capitale Rabat, après que les autorités ont assoupli, dans certaines villes, les mesures de confinement visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus, le 25 juin 2020. (AFP/Fichier Photo)
Des Marocains, portant des masques, marchent dans une rue de la capitale Rabat, après que les autorités ont assoupli, dans certaines villes, les mesures de confinement visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus, le 25 juin 2020. (AFP/Fichier Photo)
Des piétons, portant des masques, se promènent au bord de l’eau près de la Tour blanche à Thessalonique le 31 octobre 2020, dans le cadre du confinement partiel d’un mois annoncé par le Premier ministre grec. (AFP/Fichier Photo)
Des piétons, portant des masques, se promènent au bord de l’eau près de la Tour blanche à Thessalonique le 31 octobre 2020, dans le cadre du confinement partiel d’un mois annoncé par le Premier ministre grec. (AFP/Fichier Photo)
La façon dont les villes du monde se sont adaptées à la pandémie de Covid-19 pourrait bien déterminer leur résilience et leur longévité, selon les experts. (AFP/Fichier Photo)
La façon dont les villes du monde se sont adaptées à la pandémie de Covid-19 pourrait bien déterminer leur résilience et leur longévité, selon les experts. (AFP/Fichier Photo)
Un homme portant un masque contemple le ciel de Dubaï à travers une fenêtre, lors de la fermeture imposée par les autorités pour ralentir la propagation du coronavirus dans cette ville des Émirats arabes unis, le 5 avril 2020. (AFP/Fichier Photo)
Un homme portant un masque contemple le ciel de Dubaï à travers une fenêtre, lors de la fermeture imposée par les autorités pour ralentir la propagation du coronavirus dans cette ville des Émirats arabes unis, le 5 avril 2020. (AFP/Fichier Photo)
Une photo prise le 18 avril 2020 montre les pyramides éclairées en bleu et affichant par projection laser le message Stay at home sur le plateau de Gizeh, près de la capitale égyptienne du Caire, à l’occasion de la Journée du patrimoine mondial, alors que le pays lutte contre la propagation de la Covid-19. (AFP/Fichier Photo)
Une photo prise le 18 avril 2020 montre les pyramides éclairées en bleu et affichant par projection laser le message Stay at home sur le plateau de Gizeh, près de la capitale égyptienne du Caire, à l’occasion de la Journée du patrimoine mondial, alors que le pays lutte contre la propagation de la Covid-19. (AFP/Fichier Photo)
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Publié le Vendredi 08 janvier 2021

Comment la crise provoquée par le coronavirus a bouleversé l’ordre urbain à travers le monde

  • Pour pouvoir émerger de la pandémie avec plus de résilience, les responsables des villes du Moyen-Orient doivent repenser les prochaines étapes
  • Pour les villes d’Asie de l’Est, l’investissement à long terme porte désormais ses fruits dans la mesure où elles comblent le fossé qui les séparait des villes occidentales

DUBAÏ: L’histoire regorge d’exemples de villes puissantes mises à genoux par des épidémies de maladies mortelles. Le nombre de victimes de la Covid-19 dans le monde reste certes minime si on le compare, par exemple, aux ravages de la peste noire au Moyen Âge. Néanmoins, l’ampleur de l’urbanisation et de l’interconnexion des économies modernes a accentué l’impact de la pandémie du coronavirus. La façon dont les différentes villes se sont adaptées à la nouvelle épidémie pourrait bien déterminer leur résilience et leur longévité.

La crise provoquée par la Covid-19 a sans aucun doute perturbé le paysage urbain dans le monde et remis en question la réputation de plusieurs villes occidentales. Pourtant, cette pandémie n’a fait qu’accélérer, à bien des égards, une tendance vers l’Est qui existait depuis bien longtemps.

Dans un rapport publié en 2020, intitulé «Nouvelles Priorités pour un monde nouveau» («New priorities for a new world»), le cabinet de conseil en gestion Kearney a analysé l’impact de la pandémie sur la vie urbaine ainsi que sur la compétitivité économique des métropoles du monde. Cette année, l’étude inclut des données provenant de 151 villes – contre 130 en 2019 – et illustre l’importance grandissante des espaces urbains au Moyen-Orient, en Chine et en Asie centrale.

Sans surprise, les conclusions du rapport pour l’année 2020 sont bien éloignées de celles des années précédentes. En effet, les villes continuent de restreindre l’entrée des visiteurs, d’annuler des événements et des festivals, et de limiter la libre circulation et la mixité sociale pour leurs citoyens afin de contenir les vagues successives du virus et ses récentes mutations.

Selon le cabinet Kearney, l’analyse des perspectives des villes mondiales (GCO) suggère que, si quelques concurrents bien établis ont maintenu leur classement pendant l’année, d’autres ont, en revanche, vu leur destin basculer – pour le meilleur ou pour le pire.

Ainsi, Londres a conservé son classement privilégié en 2020 en dépit des verrouillages répétés imposés à la capitale britannique et des incertitudes économiques liées au Brexit. Dans le même temps, pour bon nombre de villes en plein essor, notamment en Chine et au Moyen-Orient, les investissements à long terme consacrés à la gouvernance et aux infrastructures économiques commencent à porter leurs fruits, car elles comblent rapidement l’écart avec les autres villes américaines et européennes.

Abu Dhabi en est un bon exemple, puisqu’elle s’est hissée à la 7e place du classement, avec une progression de 13 points par rapport à 2019, devançant ainsi les villes de Stockholm, d’Amsterdam et de Dublin. La ville figure également en tête du classement économique en matière d’infrastructures grâce, comme l’indique le rapport, à son ouverture au secteur privé et à son engagement solide dans les partenariats entre les secteurs public et privé. Ces mesures ont stimulé le produit intérieur brut (PIB) par habitant ainsi que les investissements étrangers directs.

Dubaï peut également se réjouir puisqu’elle a gagné 16 points dans le classement pour se hisser à la 18e place en 2020, alors qu’elle était 34e en 2019 et 41e en 2018. En Asie, Singapour a reculé d’un cran et occupe désormais la 3e place, tandis que Tokyo a progressé de deux places pour se classer 4e. Bien qu’elles n’aient pas été épargnées par la pandémie, ces villes puissantes de l’Est sont prêtes pour une croissance significative dans les années à venir.

Le Dr Parag Khanna est directeur associé de FutureMap, un cabinet de conseil qui analyse les tendances de la mondialisation. Il affirme que le monde se divise désormais en deux catégories. «Les régions qui ont évolué en même temps et qui vont déterminer comment aller de l’avant et celles qui n’ont pas réussi à maintenir un plan précis», déclare-t-il à Arab News.

«Des pays comme les Émirats arabes unis, le Kazakhstan et Singapour sont tous des États qui vont sortir de la pandémie sans forcément progresser, mais qui figurent parmi les pays qui ont suivi un plan et qui réussiront à maintenir leurs bénéfices dans les années à venir.»

L’analyse du cabinet Kearney suggère que, pour sortir plus forts et plus résilients de la crise actuelle, les dirigeants des villes ont dû repenser les prochaines étapes.

Le rapport couvre quatre dimensions – le bien-être des individus, l’économie, l’innovation et la gouvernance – qui constituent des indicateurs clés de la capacité d’une ville à attirer le capital humain talentueux, à engendrer une croissance économique, à accroître la compétitivité et à assurer la stabilité et la sécurité.

Une vue aérienne montre la Ville économique du roi Abdallah (King Abdullah Economic City) et la route périphérique du Nord, désertée en raison de la pandémie de Covid-19, le premier jour de la fête de l’Aïd al-Fitr qui marque la fin du ramadan, dans la capitale saoudienne Riyad, le 24 mai 2020. (AFP/Fichier Photo)

L’étude souligne la nécessité de «créer des valeurs urbaines», ce qui signifie que, pour rester pertinentes et compétitives dans un monde postpandémique, «les villes mondiales devront concentrer davantage leurs efforts sur la création de valeur publique – c’est-à-dire une valeur centrée sur le bien commun dans tous les secteurs et toutes les couches de la société».

Parmi les grandes priorités figurent également la promotion de la «connectivité mondiale des villes» – à savoir la circulation internationale des biens, des idées et des personnes – et la «transformation de l’espace urbain» – qui impose aux dirigeants des villes la responsabilité de «relever les nombreux défis liés à l’espace physique qui ont été si brutalement dévoilés pendant la pandémie».

Selon M. Khanna, la crise provoquée par le coronavirus montre que certains pays sont tenus de ralentir et de réévaluer la situation. «L’important désormais est de redresser les villes qui existent plutôt que de construire de nouvelles villes dont nous n’aurons pas forcément besoin à l’avenir», explique-t-il.

«Aujourd’hui, lorsqu’on observe les villes, on doit se poser trois questions : Quelles sont les villes stables et prospères? Dans quelles villes les gens se regroupent-ils? Quelles villes vont attirer les jeunes talents qui peuvent se retrouver actuellement n’importe où dans le monde en raison du travail à distance?» Dubaï, Riyad, Tel-Aviv, Istanbul ou Mascate répondent-elles à ces critères?

Le cas Neom en Arabie saoudite en est un bon exemple. Avant la pandémie, le monde entier observait avec impatience l’Arabie saoudite exposer les plans de cette ville futuriste et intelligente située dans la province de Tabuk, dans le nord-ouest du pays.

Dans un article publié dans Arab News en juillet de l’année dernière, Roxana Mohammedian-Molina, directrice de stratégie chez Blend Network, une société de technologie financière basée à Londres, écrit: «La ville de Neom a l’occasion unique de devenir la principale capitale mondiale des technologies de la santé et un centre mondial pour l’innovation et la coopération dans le domaine des technologies liées à la santé et au bien-être», alors que la crise sanitaire mondiale risque de catalyser la transformation numérique dans divers secteurs.

Quant à la capitale saoudienne, pour Afshin Molavi, chercheur senior à l’école Johns Hopkins des hautes études internationales: «La ville de Riyad est en train d’adopter un grand nombre de mesures judicieuses, notamment en modernisant les infrastructures de transport et en élargissant l’offre de divertissements.»

«Si elle continue d’évoluer dans cette direction, Riyad pourrait se retrouver dans la plupart des classements des meilleures villes au cours des prochaines années.»

La pandémie semble en effet avoir accéléré une tendance qui se dessine depuis longtemps: la migration des entreprises vers l’Est, avec l’ouverture de grands centres économiques en Chine, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.

La montée en puissance et la prééminence manifeste de l’Orient pendant la période difficile que nous traversons peuvent également avoir un rapport avec la planification, l’allocation des ressources et le leadership manifestés dans cette région du monde.

«L’ascension de l’Est n’est pas liée à la chute de l’Ouest», précise M. Khanna. «Le gâteau économique mondial a continué de grossir pendant des siècles et pendant des décennies durant toute la période qui a suivi la guerre froide».

«L’ascension de l’Est a démarré à la seconde où les bombes atomiques ont été larguées, en 1945, quand le Japon a décidé de se réinventer en tant que pays pacifique. Par la suite, le Japon a mis exactement trente ans – de 1945 à 1975 – pour devenir la deuxième économie mondiale».

Selon M. Khanna, de nombreux pays de l’Est ont résisté à la punition sévère de la pandémie du coronavirus grâce, en partie, à une planification socio-économique solide. «Cela confirme l’importance que prendra l’Asie dans l’avenir », poursuit-il.

En ces temps de morcellement mondial, on constate également une reprise perceptible de l’activité économique à l’échelle régionale. «Il ne s’agit pas de démondialisation, mais d’un renforcement de la coopération régionale», précise M. Khanna.

«Ce n’est pas un hasard si la réconciliation avec le Qatar se produit aujourd’hui, si les relations entre Israël et les EAU se normalisent ou si le récent Partenariat économique régional global (RCEP) – le grand accord commercial qui vient d’être conclu en pleine pandémie – se concrétise. C’est parce que les Chinois, les Japonais, les Vietnamiens, les Thaïlandais et les Coréens comprennent que, dans un futur proche, ils vont commercer bien plus entre eux qu’à travers les vastes océans.»

Rien d’étonnant donc, comme le conclut le rapport de Kearney, si les villes qui émergent dans le classement sont celles qui, depuis bien longtemps, innovent pour l’avenir, adhèrent à des plans solides, et renforcent leurs liens régionaux en prévision de la route cahoteuse qui les attend.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Rubio met en garde contre le «chaos total» en cas de péage à Ormuz

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
  • L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés
  • C'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient

MANAMA: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en tournée dans le Golfe, a mis en garde jeudi contre le "chaos total" que pourrait engendrer la mise en place par l'Iran de frais dont devraient s'acquitter les navires dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt jeudi, Téhéran avait menacé de "mesures appropriées" contre tout bateau s'aventurant à franchir le détroit sans leur autorisation, semblant répondre à l'aonnonce par Oman de l'ouverture d'un "corridor maritime temporaire" présenté comme une intiative concertée avec l'ONU.

Ormuz est une étroite voie navigable d'une trentaine de kilomètres de large qui sépare l'Iran et Oman, mais le seul passage autorisé par l'Iran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.

L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés - c'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).

Le chef de la diplomatie américaine, venu rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l'Iran, a ajouté que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas "à n'importe quel prix".

"Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté", a poursuivi M. Rubio.

Le responsable, qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte.

"Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe", a-t-il souligné.

Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les "incertitudes" affectant ces pays.

Les monarchies du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Elles accueillent des bases militaires américaines et ont été visées par des missiles et drones iraniens en représailles.


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.