La Corée du Sud prête à investir 7 milliards de dollars d'ici 2027 dans l'IA pour devenir un leader des semi-conducteurs

La photo prise le 22 mars 2024 montre les produits semi-conducteurs de la société de semi-conducteurs Maxone exposés lors du salon des semi-conducteurs SEMICON China à Shanghai. (AFP)
La photo prise le 22 mars 2024 montre les produits semi-conducteurs de la société de semi-conducteurs Maxone exposés lors du salon des semi-conducteurs SEMICON China à Shanghai. (AFP)
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Publié le Mardi 09 avril 2024

La Corée du Sud prête à investir 7 milliards de dollars d'ici 2027 dans l'IA pour devenir un leader des semi-conducteurs

  • Les deux premiers fabricants de puces mémoire au monde, incluant celles à large bande passante utilisées par l'IA, Samsung et SK Hynix, sont basés en Corée du Sud
  • Le marché des puces d'IA est dominé par le titan de la Silicon Valley, Nvidia, auquel SK Hynix fournit des puces HBM.

SEOUL: Pour devenir un leader dans le domaine stratégique des semi-conducteurs de pointe, la Corée du Sud a annoncé mardi par la voix de son président Yoon Suk Yeol qu'elle allait investir d'ici 2027 près de 7 milliards de dollars dans l'intelligence artificielle (IA).

"Nous allons investir 9.400 milliards de wons (6,94 milliards de dollars) dans les domaines de l'IA et des semi-conducteurs liés à l'IA d'ici 2027" et créer un fonds distinct de 1.400 milliards de wons (1 milliard de dollars) "pour aider à la croissance des entreprises innovantes de semi-conducteurs d'IA", a déclaré M. Yoon, selon ses services, lors d'une réunion avec des responsables du secteur.

"La concurrence actuelle dans le secteur des semi-conducteurs est une guerre industrielle et une guerre totale entre les pays", a-t-il ajouté.

La Corée du Sud entend devenir un leader mondial "de la technologie de l'IA et aller au-delà des puces mémoire, pour conquérir le futur marché des puces d'IA", a souligné M. Yoon.

"Il n'est pas exagéré de dire que l'avenir de l'industrie des semi-conducteurs dépend de l'IA", a aussi dit le président.

Les deux premiers fabricants de puces mémoire au monde, incluant celles à large bande passante (HBM) utilisées par l'IA, Samsung et SK Hynix, sont basés en Corée du Sud.

Le marché des puces d'IA est dominé par le titan de la Silicon Valley, Nvidia, auquel SK Hynix fournit des puces HBM.

Des représentants de Samsung, de SK Hynix, du géant technologique Naver et de la start-up SAPEON, spécialisée dans les puces d'IA, ont participé à la réunion, selon les services de M. Yoon.

Principal produit d'exportations 

Les semi-conducteurs sont le principal produit d'exportation de la Corée du Sud. En mars, les exportations de puces ont atteint 11,7 milliards de dollars, leur niveau le plus élevé depuis près de deux ans, représentant un cinquième des exportations totales du pays, selon les chiffres publiés par le ministère du Commerce.

Lundi, Washington a dévoilé des subventions pouvant atteindre 6,6 milliards de dollars en faveur du géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC, dans le cadre d'un programme visant à encourager les fabricants de puces à fabriquer leurs produits les plus avancés aux Etats-Unis.

Au début du mois, le Japon a également annoncé jusqu'à 3,9 milliards de dollars de subvention à une entreprise de fabrication de puces, dans le cadre d'un plan visant à relancer sa propre industrie des semi-conducteurs.

Quant à la Chine, elle encourage depuis des années son industrie nationale des puces à réduire sa dépendance à l'égard de la technologie occidentale, notamment en réponse aux restrictions imposées par les Etats-Unis sur les puces les plus avancées.

Avec en arrière plan les préoccupations géopolitiques concernant Taïwan et la rivalité plus générale entre les Etats-Unis et la Chine, Séoul et Tokyo rivalisent en effet avec Washington et les principaux pays européens pour stimuler leurs productions respectives de puces à coups d'investissements massifs et de subventions.

Les semi-conducteurs sont un élément clé de l'économie mondiale. Ils sont utilisés dans tous les domaines, des appareils de cuisine aux téléphones portables, en passant par les voitures et les armes. La demande de puces pour les systèmes d'intelligence artificielle est montée en flèche grâce au succès de ChatGPT et d'autres produits d'intelligence artificielle générative.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.