Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est arrivé en Chine

Depuis le déclenchement de l'assaut russe en Ukraine en février 2022, les relations entre Moscou et Pékin se sont renforcées. (Photo, AFP)
Depuis le déclenchement de l'assaut russe en Ukraine en février 2022, les relations entre Moscou et Pékin se sont renforcées. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 08 avril 2024

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est arrivé en Chine

  • Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé sur X (anciennement Twitter) que M. Lavrov avait atterri dans la capitale chinoise dans la matinée
  • Sergueï Lavrov séjournera jusqu'à mardi à Pékin où il doit s'entretenir avec son homologue chinois Wang Yi, selon un précédent communiqué du ministère russe

PÉKIN : Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, est en Chine lundi, ont annoncé ses services, une visite officielle visant à resserrer les liens avec Pékin, partenaire clé de Moscou malgré la guerre en Ukraine.

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé sur X (anciennement Twitter) que M. Lavrov avait atterri dans la capitale chinoise dans la matinée.

Sergueï Lavrov séjournera jusqu'à mardi à Pékin où il doit s'entretenir avec son homologue chinois Wang Yi, selon un précédent communiqué du ministère russe.

"Un échange approfondi de points de vue est prévu sur un certain nombre de +sujets brûlants+", a indiqué le communiqué, le ministère russe citant "la crise ukrainienne et la situation dans la région Asie-Pacifique".

Les deux dirigeants "discuteront d'un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale, ainsi que de la coopération sur la scène internationale", a précisé le communiqué.

Depuis le déclenchement de l'assaut russe en Ukraine en février 2022, les relations entre Moscou et Pékin se sont renforcées.

En mars 2023, le président chinois Xi Jinping s'était rendu à Moscou, réaffirmant avec son homologue russe Vladimir Poutine "une amitié sans limites" entre leurs pays qui dénoncent tous deux l'hégémonie occidentale sur la scène internationale.

Les deux présidents avaient également eu des échanges en marge du forum des Nouvelles routes de la soie à Pékin, en octobre dernier.

La Chine, qui prône un règlement politique pour mettre fin aux combats en Ukraine, se présente comme une partie neutre dans le conflit mais est devenue le principal partenaire économique de la Russie depuis deux ans.

Elle est régulièrement appelée par les Occidentaux à jouer un rôle plus actif dans le règlement des hostilités, en utilisant son influence sur Moscou.

"Pas critiquer"

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, actuellement en visite en Chine, a mis en garde samedi les entreprises chinoises qui aideraient la Russie dans sa guerre en Ukraine, les menaçant de "conséquences importantes".

"La Chine n'est ni l'initiatrice ni une partie prenante de la crise ukrainienne. Nous n'avons pas et n'avons aucune intention de tirer profit de cette situation", a déclaré lundi Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Interrogée lors d'un point presse régulier, elle a assuré que Pékin continuera "à promouvoir la paix et des pourparlers, ainsi qu'à maintenir les contacts avec les parties concernées, dont la Russie et l'Ukraine".

Mao Ning a ajouté que la Chine avait "toujours contrôlé" les exportations de produits à double usage dont les applications militaires auraient pu contribuer à aider l'armée russe en Ukraine.

"Les pays concernés ne devraient pas critiquer ou discréditer les relations normales de la Chine avec d'autres Etats, ni porter atteinte aux droits et intérêts légitimes de la Chine et des entreprises chinoises", a-t-elle souligné.

 

 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.