Entretien téléphonique entre Xi Jinping et Joe Biden pour «gérer les tensions»

Le président américain Joe Biden (à droite) et le président chinois Xi Jinping (à gauche) se rencontrent en marge du sommet du G20 à Nusa Dua, sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 14 novembre 2022 (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden (à droite) et le président chinois Xi Jinping (à gauche) se rencontrent en marge du sommet du G20 à Nusa Dua, sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 14 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 avril 2024

Entretien téléphonique entre Xi Jinping et Joe Biden pour «gérer les tensions»

  • Ce sommet avait permis de renouer le dialogue après une période de très forte crispation au début de l'année 2023
  • La secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen ira en Chine «dans les prochains jours»

WASHINGTON: Les présidents chinois Xi Jinping et américain Joe Biden se sont parlé au téléphone mardi, leur première conversation depuis un sommet en novembre dernier en Californie, avec pour objectif selon la Maison Blanche de "gérer les tensions" entre les deux superpuissances.

"Les deux chefs d'Etat ont eu un échange de vues franc et approfondi sur les relations sino-américaines et sur les questions d'intérêt commun pour les deux parties", a indiqué la chaîne de télévision publique CCTV, tandis que la Maison Blanche a évoqué dans un communiqué une conversation portant autant sur les possibilités de "coopération" que sur les "différences" de vue.

La secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen ira en Chine "dans les prochains jours", et le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s'y rendra "dans les prochaines semaines" afin de poursuivre le dialogue, a annoncé de son côté une haute responsable de la Maison Blanche.

Cette source, qui a requis l'anonymat, a indiqué que la conversation des deux dirigeants n'était pas conçue pour déboucher sur des "annonces", mais pour "faire le point" après leur sommet de novembre dernier.

Ce sommet avait permis de renouer le dialogue après une période de très forte crispation au début de l'année 2023, liée au survol du territoire américain par un ballon chinois.

Réchauffement des relations  

"Une concurrence intense exige une activité diplomatique intense pour gérer les tensions, évoquer les malentendus et éviter une confrontation non voulue. Cet appel téléphonique est une manière de faire cela", a expliqué la responsable américaine, lors d'un entretien avec la presse qui a eu lieu avant la conversation des deux dirigeants.

Si le dialogue est rétabli, les motifs de friction entre la Chine et les Etats-Unis ne manquent pas.

Joe Biden a ainsi fait part de sa "préoccupation" face à l'appui économique et industriel qu'offre Pékin à Moscou, selon le communiqué officiel de la Maison Blanche.

"Le temps passant, nous avons vraiment vu la Chine entreprendre d'aider la Russie à reconstruire sa base d'industrie de défense, en compensant les relations commerciales interrompues par les partenaires européens, en aidant à fournir des composants qui peuvent progressivement renforcer les capacités russes en Ukraine", a expliqué la haute responsable.

Le lien entre la Chine et l'Iran devait également être abordé par les deux dirigeants, selon la même source.

Les Etats-Unis souhaiteraient que la Chine use de son influence pour mettre fin aux attaques des Houthis, un groupe de yéménites soutenus par Téhéran, contre des navires en mer Rouge.

Joe Biden a par ailleurs réaffirmé "l'importance de maintenir la paix et la stabilité" autour de Taïwan, peu avant l'investiture du nouveau président taïwanais Lai Ching-te, selon le communiqué américain.

Les Etats-Unis ne soutiennent pas l'indépendance de cette île, dont Pékin revendique la souveraineté, mais ils l'aident sur le plan militaire et s'opposent à tout changement du statu quo par la force.

Le démocrate de 81 ans entendait aussi, selon la même source, exprimer sa "préoccupation" face aux "actions de déstabilisation" chinoises en mer de Chine méridionale, en particulier après des incidents à répétition avec les Philippines.

La haute responsable américaine a aussi évoqué les autres points de friction entre les deux grandes puissances, que ce soit les pratiques commerciales de Pékin, jugées "déloyales" par Washington, "l'érosion de l'autonomie de Hong Kong" ou les droits humains.

Au-delà des sujets de tension, Joe Biden et Xi Jinping ont toutefois renouvelé leur intention de coopérer là où c'est possible, dans l'intelligence artificielle et la lutte contre le narcotrafic, ainsi que leur volonté d'avoir des communications militaires régulières, selon la Maison Blanche.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.