Macron somme les cadres de l'Etat de simplifier «plus vite», sinon «c'est bibi qui paye»

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une réunion avec des hauts fonctionnaires à Paris, le 12 mars 2024. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une réunion avec des hauts fonctionnaires à Paris, le 12 mars 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 12 mars 2024

Macron somme les cadres de l'Etat de simplifier «plus vite», sinon «c'est bibi qui paye»

  • «Il faut aller beaucoup plus vite et plus fort en termes de simplification», a-t-il recadré dans un discours de près d'une heure devant 700 «cadres dirigeants de l'État»
  • En matière de simplification, il a demandé moins de «délais, paperasses»

PARIS: Emmanuel Macron a enjoint mardi les hauts fonctionnaires à "simplifier plus vite" l'action publique et à être au rendez-vous, sur le terrain des "engagements" pris par l'exécutif, constatant qu'à la fin, "c'est bibi qui paye".

"Il faut aller beaucoup plus vite et plus fort en termes de simplification", a-t-il recadré dans un discours de près d'une heure devant 700 "cadres dirigeants de l'État" réunis en présentiel à Paris ou en visioconférence.

"À chaque étage, on met des freins et à la fin, là où vous avez mis cent en force, on arrive à cinq ou dix" en termes de réforme de l'État, a-t-il déploré.

Il a rappelé à ces hauts fonctionnaires les reproches ("il vit ailleurs", "il est déconnecté") que lui adressent les Français lors de ses déplacements: "alors c'est +bibi+ qui paye", a-t-il tancé.

"C'est bon pour personne, parce que ça veut dire qu'on a laissé le président de la République (...) prendre un engagement, et on s'est accommodé, on a dit +on va faire comme on a toujours fait+",  a-t-il déploré, en insistant: "à la fin il faut que le dernier kilomètre soit fait".

"Si nous savons nous réformer nous-mêmes, changer de culture (administrative), nous pouvons être un des premiers pays à répondre à cette crise de confiance", a-t-il assuré.

Empruntant aux vocables du monde de l'entreprise, les "cadres dirigeants" plutôt que les hauts fonctionnaires, ou  les "pratiques managériales", Emmanuel Macron a appelé à une "culture du résultat", de la responsabilité" et de la "prise de risque" au sein de l'État.

"Le préfet de département doit être un patron de l'État", a-t-il insisté, souhaitant un "mouvement massif" de déconcentration des services centraux au niveau du département.

"La bonne maille est départementale, la déconcentration régionale n'est pas perçue comme une déconcentration", a-t-il dit.

En matière de simplification, il a demandé moins de "délais, paperasses".

Il a aussi appelé à "systématiser" les Conseils nationaux de la refondation (CNR), au moins dans l'Éducation et la Santé, qui permettent de réunir autour d'une même table administrations, élus locaux et forces vives (entreprises, syndicats, associations..).

Le CNR, "j'y crois beaucoup", a-t-il lancé alors que son initiative de début de second mandat a suscité beaucoup de scepticisme.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.