Microsoft lance un Centre d'excellence visant à renforcer les compétences numériques de la force de travail saoudienne

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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Microsoft lance un Centre d'excellence visant à renforcer les compétences numériques de la force de travail saoudienne

  • Le président de Microsoft Arabia s’est penché sur le concept du centre, mettant en avant les réalisations de l'entreprise dans l'autonomisation de plus de 100 000 professionnels saoudiens
  • Le Centre d'excellence, épaulé par Spectrum Networks, propose un large éventail de cours de perfectionnement des compétences mondialement reconnus

RIYAD: La force de travail saoudienne devrait bénéficier d'un renforcement de ses compétences numériques après que Microsoft a annoncé la création d'un nouveau Centre d'excellence, visant à stimuler les professionnels du Royaume dans ce domaine.

L’annonce de cette initiative, en collaboration avec le ministère de la Communication et des Technologies de l'information, a été faite en marge de la conférence de la technologique LEAP, qui se tient à Riyad.

Dans une interview avec Arab News, Turki Badhris, président de Microsoft Arabia, s’est penché sur le concept du centre, mettant en avant les réalisations de l'entreprise dans l'autonomisation de plus de 100 000 professionnels saoudiens.

Il précise: «Nous venons d'annoncer l’établissement de notre Centre d'excellence, avec le ministère de la Communication et des Technologies de l'information, en partenariat avec Tuwaiq et notre partenaire Spectrum (Networks). Il s’agit d’établir un enseignement dans le domaine du numérique, en technologie avancée de l’IA, qui aidera concrètement la force de travail saoudienne à acquérir les dernières compétences en numérique et en IA.»

Il a mis l’accent sur le rôle important que joue l’intelligence artificielle dans la réalisation de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, et des initiatives plus larges de transformation numérique dans le Royaume.

«Nous sommes convaincus que l'intelligence artificielle est passée du stade de simple terme à une réalité incontournable, transformant ainsi notre manière de vivre et de travailler, et façonnant véritablement notre monde. Pour exploiter pleinement le potentiel de la technologie de l'intelligence artificielle, les centres de données jouent un rôle essentiel en libérant tout son potentiel», a-t-il ajouté.

«Nous constatons une demande importante et accrue de la part de nos clients, notamment des organismes du secteur privé et du gouvernement. Ils expriment clairement leur volonté de migrer vers le cloud, et chez Microsoft, nous prévoyons que bon nombre de ces clients opteront pour le centre de données de Microsoft en 2024.», a indiqué Badhris.

Le Centre d'excellence, épaulé par Spectrum Networks, propose un large éventail de cours de perfectionnement des compétences mondialement reconnus, approuvés par le secteur et basés sur les fonctions.

Ces perfectionnements visent à aider les gens, des débutants aux professionnels expérimentés, ainsi que les organismes, à acquérir un atout professionnel. Ils proposent des formations et des attestations sur les technologies actuelles telles que le cloud computing, l'IA, l'Internet des objets et l'IA générative.

«Nous comptons plus de 2 500 partenaires en Arabie saoudite, et nous collaborons étroitement avec eux pour renforcer leurs capacités et leur progression, notamment en ce qui concerne nos solutions.», a indiqué Badhris.

Il a ajouté que tout dernièrement, en collaboration avec le ministère de l'Investissement, l'entreprise a lancé une importante initiative appelée «Alliance pour l'innovation».

Badhris a expliqué que grâce à cette initiative, Microsoft Arabie encourage plus de 70 partenaires mondiaux et régionaux spécialisés dans des domaines tels que la cybersécurité, l'IoT, le cloud et l'IA à venir en Arabie saoudite pour «explorer le potentiel» et, espérons-le, envisager de déplacer leurs sièges sociaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.