L'or et le bitcoin volent la vedette au dollar, frôlent leurs records

L'or et le bitcoin flirtaient avec leurs records mardi, le métal jaune, valeur refuge concurrente du dollar, profitant des perspectives de baisses de taux de la Réserve fédérale. (AFP)
L'or et le bitcoin flirtaient avec leurs records mardi, le métal jaune, valeur refuge concurrente du dollar, profitant des perspectives de baisses de taux de la Réserve fédérale. (AFP)
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Publié le Mardi 05 mars 2024

L'or et le bitcoin volent la vedette au dollar, frôlent leurs records

  • "La publication de chiffres économiques moroses aux États-Unis", qui présagent d'un recul des taux d'intérêt réels, tout comme les "tensions géopolitiques actuelles" expliquent cette récente poussée de l'or
  • Des taux d'intérêt plus faibles rendent le dollar moins rémunérateur, et profitent ainsi à l'or, valeur refuge concurrente

LONDRES: L'or et le bitcoin flirtaient avec leurs records mardi, le métal jaune, valeur refuge concurrente du dollar, profitant des perspectives de baisses de taux de la Réserve fédérale, et la cryptomonnaie montant avant un évènement en avril qui réduira son offre disponible.

Vers 11H35 GMT (12H35 à Paris), l'once d'or montait de 0,54% à pour 2.126,10 dollars.

Le métal précieux se rapprochait ainsi de son record historique de début décembre, quand il avait atteint 2.135,39 dollars l'once.

"La publication de chiffres économiques moroses aux États-Unis", qui présagent d'un recul des taux d'intérêt réels, tout comme les "tensions géopolitiques actuelles" expliquent cette récente poussée de l'or, remarque Christophe Giraudon, analyste au Comptoir de l'or.

Vendredi, l'indice ISM d'activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis est tombé à 47,8% en février, contre 49,1% en janvier, et largement en-deçà des prévisions des économistes.

D'autres indices ont affiché un repli, comme la confiance des consommateurs américains en février et les dépenses de construction en janvier aux Etats-Unis.

Ces perspectives moins optimistes renforcent les attentes, selon lesquelles la Réserve fédérale (Fed) abaissera prochainement ses taux, afin de soutenir son économie.

Des taux d'intérêt plus faibles rendent le dollar moins rémunérateur, et profitent ainsi à l'or, valeur refuge concurrente.

Le dollar était de son côté quasi stable face à l'euro, qui se repliait de 0,03% à 1,0852 dollar, et face à la livre, qui reculait de 0,08% à 1,2681 dollar.

"Le dollar américain continue d'évoluer dans une fourchette très étroite avant la publication de l'indice d'activité PMI des services ISM américain aujourd'hui", remarque James Harte, de Tickmill

Le billet vert stagnait "en réponse à une série de données plus faibles que prévu qui semblent en contradiction avec le message de la Fed concernant le maintien des taux à un niveau élevé", estime l'analyste.

Enfin, le bitcoin redescendait de 1,24% à 66.656 dollars. Dans la nuit de lundi à mardi, l'actif numérique a touché 68.804 dollars, à un cheveux de son sommet historique de novembre 2021, soit 68.991 dollars.

La cryptomonnaie restait dans une "phase d'expansion" propulsée par l'arrivée sur le marché américain en janvier d'une nouveau produit d'investissement qui suit son cours: en permettant "aux investisseurs institutionnels d'accéder au bitcoin pour la première fois, la demande a explosé", relève M. Harte.

Il note également le contexte d'un évènement à venir en avril, le "halving" (ou "réduction de moitié" en anglais), un phénomène technique qui consiste en la division par deux de la récompense accordée aux "mineurs" de bitcoins — ceux qui contribuent à la création de la chaîne de blocs en validant les transactions.

En réduisant la quantité de bitcoins disponibles à l'achat, ce phénomène devrait valoriser le jeton numérique.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.