Entrée en vigueur du régime de dispense de visa de l'UE pour le Kosovo

Un régime de dispense de visas de l'Union européenne, permettant aux ressortissants du Kosovo de se rendre dans la zone sans frontières de l'Europe, est entré en vigueur (Photo, AFP).
Un régime de dispense de visas de l'Union européenne, permettant aux ressortissants du Kosovo de se rendre dans la zone sans frontières de l'Europe, est entré en vigueur (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 janvier 2024

Entrée en vigueur du régime de dispense de visa de l'UE pour le Kosovo

  • Le nouveau régime, entré en vigueur à minuit, permet aux Kosovars de se rendre dans la zone Schengen sans passeport
  • Le Kosovo, avec une population de 1,8 million d'habitants, est le dernier des six pays des Balkans occidentaux à bénéficier d'un tel régime

PRISTINA: Un régime de dispense de visas de l'Union européenne, permettant aux ressortissants du Kosovo de se rendre dans la zone sans frontières de l'Europe, est entré en vigueur lundi.

Le nouveau régime, entré en vigueur à minuit (dimanche 23H00 GMT), permet aux Kosovars de se rendre dans la zone Schengen sans passeport ni visa pour des périodes allant jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours.

"Ce jour est important. Une grande injustice a été supprimée et un grand droit a été gagné", a affirmé le Premier ministre Albin Kurti, à l'aéroport de Pristina en saluant les 20 gagnants d'un jeu organisé par le gouvernement au sein d'une campagne destinée à faire connaître les nouvelles règles.

"C'est un grand soulagement... ça fait du bien", a lancé à l'AFP l'un des gagnants, Rushit Sopi, homme d'affaires de 48 ans avant d'embarquer pour Vienne.

A la tête d'une entreprise produisant portes et fenêtres il voyage régulièrement dans l'Union européenne. "Chaque visa me coûtait 300 euros. Quand j'ai changé de passeport, j'ai réalisé que les visas pour l'UE m'avaient coûté 2.500 euros", a-t-il complété.

Le Kosovo, avec une population de 1,8 million d'habitants, est le dernier des six pays des Balkans occidentaux à bénéficier d'un tel régime.

La réforme est perçue par cette ancienne province de Serbie, qui a proclamé son indépendance en 2008, comme une étape clé vers une pleine reconnaissance.

Selon la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, le Kosovo remplissait en 2018 tous les critères nécessaires pour le régime d'exemption de visa, y compris la gestion des frontières et des migrations.

Retardée par la France

Mais l'approbation a été retardée par la France et les Pays-Bas, préoccupés par la possibilité de nouvelles vagues migratoires, ainsi que par cinq autres membres de l'UE (Chypre, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et l'Espagne).

Ces cinq pays ne reconnaissent pas l'indépendance du Kosovo, qui a présenté en décembre 2022 sa demande officielle de candidature à l'UE.

"Jusqu'à maintenant, l'Europe nous traitait comme des citoyens de seconde classe", a souligné Agim Gosalci, un ingénieur de 61 ans.

L'UE joue un rôle de médiation entre le Kosovo et la Serbie depuis des années pour tenter de résoudre les tensions opposant ces deux voisins, mais n'a pas réussi à obtenir de percée jusqu'à présent dans la normalisation de leurs relations.

Avant que l'UE ne supprime le régime des visas pour le Kosovo, les détenteurs de passeports kosovars pouvaient se rendre sans visa dans seulement 14 pays du monde.

Ces derniers mois, le gouvernement de Pristina a mené une campagne de sensibilisation pour inciter la population à ne pas abuser de la liberté de voyager en recherchant un emploi dans l'UE.

Lundi, le Premier ministre Albin Kurti, qui mène lui-même la campagne, s'adressera aux premiers résidents du Kosovo qui voyageront de l'aéroport de Pristina vers l'UE sans visa.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.