«Étoiles brillantes de l’espoir», un concert pour soutenir les artistes libanais

La fondation Takreem a organisé l’événement baptisé «Étoiles brillantes de l’espoir» au Casino du Liban à Jounieh. (Arab News)
La fondation Takreem a organisé l’événement baptisé «Étoiles brillantes de l’espoir» au Casino du Liban à Jounieh. (Arab News)
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Publié le Vendredi 22 décembre 2023

«Étoiles brillantes de l’espoir», un concert pour soutenir les artistes libanais

  • Des artistes venus de différentes régions du Liban se sont succédé sur la scène avec de remarquables performances pour Noël
  • Les ténors ont plongé dans le monde du jazz, alors que les chanteurs pop exploraient l’univers des mélodies classiques

JOUNIEH: Dans le contexte de crise économique que traverse le Liban, l’événement baptisé «Étoiles brillantes de l’espoir», qui s’est tenu jeudi soir, a illuminé la ville de Jounieh. Cent vingt artistes, interprètes, chorales et musiciens sont montés sur scène pour soutenir d’autres artistes libanais qui font face à des difficultés financières.

C’est le présentateur de télévision chevronné Ricardo Karam qui a animé l’événement, organisé par la fondation Takreem au Casino du Liban. «Étoiles brillantes de l’espoir» a fait salle comble avec plus de sept cents participants.

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C’est le présentateur de télévision chevronné Ricardo Karam qui a animé l’événement, organisé par la fondation Takreem au Casino du Liban. (Arab News)

M. Karam a prononcé un discours d’ouverture émouvant, évoquant ses espoirs pour l’avenir du Liban. Il a également exprimé sa solidarité avec Gaza, suscitant les applaudissements du public.

Des artistes venus de différentes régions du Liban se sont succédé sur la scène avec de remarquables performances pour Noël. Les spectacles, donnés dans plusieurs langues et styles musicaux, ont mis en en valeur la richesse culturelle du Liban.

La soprano libanaise Fadia Tomb el-Hage a combiné les genres contemporain et classique lors de l’événement.

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La soprano libanaise Fadia Tomb el-Hage a combiné les genres contemporain et classique lors de l’événement. (Arab News)

«Avec la guerre à Gaza, j’ai choisi de ne pas participer aux concerts de Noël. La perte tragique de vies humaines à Gaza m’a profondément affectée et je suis l’actualité tous les jours. Cependant, la détermination de Ricardo Karam à soutenir les artistes en difficulté m’a poussée à reconsidérer ma décision et à participer à l’événement. C’est une cause qui mérite notre contribution. En tant qu’artiste, je comprends les défis du travail en free-lance dans un pays où il n’y a ni retraite, ni assurance maladie, ni redevances. Après tout, les Libanais survivent grâce à des initiatives privées», déclare la soprano dans un entretien accordé à Arab News.

«Noël est une célébration de la famille, qu’il s’agisse de notre noyau familial ou d’une famille métaphorique, comme la communauté artistique. En tant qu’artistes, nous espérons que nos efforts collectifs porteront leurs fruits et que nos performances apporteront de la joie en ces temps difficiles empreints de désespoir et d’ambiguïté», ajoute-t-elle.

La soirée s'est déroulée dans une atmosphère joyeuse. Les ténors ont plongé dans le monde du jazz, alors que les chanteurs pop exploraient l’univers des mélodies classiques. Parmi ces artistes figurait Tania Kassis, qui a chanté dans un style pop-opéra. Elle a surpris le public en interprétant Chou betmanna, une chanson qui n’a pas encore été officiellement diffusée.

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Yuri Mrakadi, un éminent chanteur et compositeur libanais, interprétant une chanson. (Arab News)

La programmation comprenait également Ronza, Yuri Mrakadi, les ténors Marc Reaidy Baz et Bechara Moufarrej, le baryton Maxime Chami et le contre-ténor Matteo Khodr. Les choristes de l’académie Tania Kassis, aux côtés des musiciens et danseurs de la troupe Zirka, se sont également produits sur la scène conçue par Jean-Louis Mainguy.

«Cette soirée était magnifique. Les gens, la musique, le public, les médias, l’énergie – je crois que cette mission a été couronnée de succès», a déclaré sur scène Yuri Mrakadi, un éminent chanteur et compositeur libanais.

«En remerciement des rêves que ces artistes ont fait naître en nous, le moins que nous puissions faire est de faire preuve de solidarité», a conclu M. Mrakadi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.