Pays-Bas: les positions islamophobes et anti-UE de Wilders, obstacle à la formation d'une coalition

Président du Parti pour la liberté - PVV (Parti pour la liberté) Duth, parti d'extrême droite, Geert Wilders (Photo, AFP).
Président du Parti pour la liberté - PVV (Parti pour la liberté) Duth, parti d'extrême droite, Geert Wilders (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 décembre 2023

Pays-Bas: les positions islamophobes et anti-UE de Wilders, obstacle à la formation d'une coalition

  • La mauvaise: celles-ci commenceront par trois "pierres d'achoppement", selon la NOS, qui pourraient faire échouer les négociations
  • La bonne nouvelle : ses partis privilégiés dans la formation d'une coalition auraient accepté de poursuivre les discussions

LA HAYE: Le dirigeant d'extrême droite néerlandais Geert Wilders semble lundi avoir convaincu ses partenaires privilégiés pour la formation d'une coalition de continuer à discuter. Mais ses positions islamophobes et anti-UE sont de sérieuses "pierres d'achoppement" aux négociations, selon des informations ayant fuité dans les médias.

Après la victoire électorale surprise de l'extrême droite, qui a suscité une onde de choc aux Pays-Bas et au-delà, M. Wilders a désigné un "éclaireur", chargé de faire la navette entre les chefs de partis et de déterminer qui est prêt à travailler avec qui. Il doit remettre dans la journée un rapport très attendu au parlement.

Ronald Plasterk, un ancien ministre, a discuté de manière intensive avec M. Wilders et d'autres chefs de partis à droite de l'échiquier, qui hésitent à rejoindre une coalition en raison des opinions les plus sensibles du chef de file de l'extrême droite néerlandaise.

Dans le système politique néerlandais très fragmenté, où aucun parti n'est assez fort pour gouverner seul, les élections sont généralement suivies de mois de tractations pour parvenir à former un gouvernement.

Des éléments du rapport de M. Plasterk ont été divulgués par la radiodiffusion publique NOS et contiennent de bonnes et de mauvaises nouvelles pour M. Wilders.

La bonne nouvelle : ses partis privilégiés dans la formation d'une coalition auraient accepté de poursuivre les discussions.

La mauvaise: celles-ci commenceront par trois "pierres d'achoppement", selon la NOS, qui pourraient faire échouer les négociations.

La première est l'État de droit. Il ne s'agit pas seulement des éléments islamophobes du manifeste du Parti de la liberté (PVV) de M. Wilders, mais aussi de son projet d'organiser un référendum sur un "Nexit", la sortie des Pays-Bas de l'UE.

Ensuite, les partis aborderont les questions de fond : peuvent-ils se mettre d’accord sur des politiques qui pourraient constituer un éventuel accord de coalition ?

Viendra enfin la formation du gouvernement et la question épineuse de savoir si M. Wilders peut être Premier ministre après les propos qu'il a tenus sur les musulmans et l'Union européenne.

"Personne ne doit avoir peur de nous", a-t-il lancé la semaine dernière aux journalistes, lors de la prestation de serment des nouveaux députés.

Le manifeste du PVV, outre le "Nexit", prévoit l'interdiction des mosquées, des foulards et du Coran, et l'interruption des livraisons d'armes à l'Ukraine.

M. Wilders a atténué la plupart de ses propos les plus extrêmes au cours de la campagne et s'est engagé à devenir le premier ministre "de tous les Néerlandais", mais des doutes subsistent.

Ce n'est que si les obstacles sont surmontés que les discussions de fond sur la politique commenceront – un autre long processus – selon NOS.

Ligne rouge

M. Wilders a besoin d'une coalition de 76 députés au sein du parlement de 150 sièges pour jouir d'une majorité gouvernementale viable.

Le dirigeant du PVV (37 sièges) souhaite former une coalition avec le Mouvement agriculteur-citoyen (BBB, sept sièges), le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) du Premier ministre sortant Mark Rutte (24 sièges) et le tout nouveau parti pro-réformes Nouveau Contrat Social (NSC, 20 sièges).

Le chef du NSC, Pieter Omtzigt, champion de la lutte contre la corruption, a soulevé des objections majeures à ce qu'il a décrit comme des éléments "anticonstitutionnels" dans le manifeste de M. Wilders.

M. Omtzigt, qui a créé son parti en août et en qui beaucoup voient une figure providentielle chargée d'assainir la politique néerlandaise entachée de scandales, a indiqué qu'il s'agissait là d'une "ligne rouge" pour sa formation.

Pendant les négociations, Mark Rutte restera Premier ministre.

Son dernier gouvernement s'est effondré l'été dernier à cause de disputes internes sur l'immigration et il a annoncé qu'il quittait la politique après un record de 13 ans à la tête du pays.

Il a fallu 271 jours pour former le dernier gouvernement M. Rutte, un autre record.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.