La COP28 doit répondre aux besoins des pays du Sud, soutiennent les représentants de la région

La COP28 se tient à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre. (Shutterstock)
La COP28 se tient à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 01 décembre 2023

La COP28 doit répondre aux besoins des pays du Sud, soutiennent les représentants de la région

  • Le Nigeria fait partie des dix pays les plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique
  • En tant qu’île de l’océan Indien, Madagascar est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique

RIYAD: Alors que les dirigeants mondiaux, les experts du climat et les délégations mondiales se réunissent à Dubaï pour le premier jour de la Conférence des nations unies sur les changements climatiques (COP28), les membres des délégations africaines soutiennent que les besoins des pays du Sud ne peuvent plus être négligés.

Les pays du Sud sont «ceux qui subissent» les pires effets du changement climatique, étant donné qu’ils contribuent moins que d’autres aux émissions. C’est ce qu’a déclaré l’assistant spécial nigérian sur le changement climatique, Yusuf Idris Amoke, dans un entretien accordé à Arab News en marge de l’événement. Il a ajouté que, en raison du manque d’infrastructures, de technologies et de savoir-faire nécessaires sur le continent africain, les pays ont du mal à s’adapter.

Le Nigeria fait partie des dix pays les plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique. Pour cela, les représentants nigérians cherchent à garantir que l’accent soit mis sur le financement climatique lors du forum, a soutenu M. Amoke. Ce dernier a rappelé combien il était important de recourir à l’accord de Paris pour inciter les pays à tenir leurs promesses et leurs engagements en vue d’aider les pays les moins développés à s’adapter aux répercussions du réchauffement climatique.

Les appels lancés à ces nations pour qu’elles se désengagent des combustibles fossiles sans proposer de solutions de rechange sont fondamentalement injustes, a noté l’assistant spécial, qui a ajouté: «Financer les pays du tiers-monde ou les pays du Sud est essentiel puisque l’adaptation et l’abandon des combustibles fossiles ne peuvent se faire que lorsqu’on a des solutions de rechange.»

«Nous survivons grâce aux combustibles fossiles. Par exemple, au Nigeria, nous disposons d’abondantes ressources en charbon. Nous avons du pétrole en abondance, c’est vrai. Donc passer de cela à des choses qui n’existent pas est tout simplement impossible. Nous avons besoin non seulement de soutien financier et technique, mais aussi d’un renforcement de nos capacités. Nous devons comprendre l’incidence du changement climatique», a-t-il souligné.

Le secrétaire général du ministère malgache de l’Environnement, Mamitiana Andriamanjato, partage cet avis. Il a souligné que, en tant qu’île située sur l’océan Indien, Madagascar était particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Victime de cyclones et d’inondations, il en a d’ailleurs été le témoin direct.

Sans le financement adéquat nécessaire, le pays endetté est actuellement incapable d’étouffer les effets «qui s’aggravent» constamment, a déclaré M. Andriamanjato. Ce dernier a dit espérer que la COP28 servirait de plate-forme pour que la nation encourage les États parties à reconstituer le fonds climatique et à garantir qu’il soit distribué de manière équitable.

M. Andriamanjato a poursuivi en ces termes: «Certains pays ont mis en place des moyens financiers, mais cela ne suffit pas. En tant qu’île de l’océan Indien, nous sommes très vulnérables. C’est pour cela que notre principale prévision est avant tout l’adaptation et la nécessité de financer cette adaptation.»

Les répercussions du manque de capacité d’adaptation au sein des pays les moins développés ne se limitent pas au climat. Le déficit de capitaux propres provoque un effet d’entraînement qui a des répercussions sur la santé et les infrastructures, a soutenu Susan Chimpokosera, membre de la délégation du Malawi, dans un entretien accordé à Arab News.

Elle affirme que le pays est ravagé par des maladies d’origine hydrique qui résultent d’inondations et entraînent simultanément le déplacement de personnes et des dommages aux infrastructures.

Au Nigeria, les effets se sont traduits par des difficultés dans la production alimentaire. Selon M. Amoke, la région du Nord, qui ne connaît pas de pluie en principe pendant cette période, a connu de fortes précipitations.

Cela a conduit à l’arrosage des cultures et, par conséquent, à une réduction des récoltes, ce qui a affecté l’accès à la nourriture et les moyens de subsistance des agriculteurs.

La représentante du Malawi a indiqué que les pays ne pouvaient répondre aux appels qui leur sont lancés pour se concentrer sur le changement climatique et la transition vers les sources d’énergie alors même qu’ils étaient incapables de faire face aux dommages toujours croissants.

«En matière de financement climatique, nous sommes sous-financés. Nous savons que les pays se tournent vers différents types d’énergie; certains utilisent le gaz… mais il ne serait pas juste de demander à différents gouvernements de soutenir le financement du climat ou du changement climatique alors qu’ils ont également d’autres problèmes à gérer. Le soutien doit donc venir directement de l’ensemble de la région, puis se répercuter sur d’autres pays», affirme Susan Chimpokosera.

La délégation espère que, à mesure que les négociations se poursuivront au cours des deux prochaines semaines, les pays ne négligeront plus les besoins urgents des pays du Sud. Elle mise aussi sur le fait que le financement des pays les moins développés les plus susceptibles d’en subir les effets négatifs sera à l’avant-garde des négociations.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".