Refonte du Code de la famille: le roi Mohammed VI au chevet des Marocaines

Le roi Mohammed VI a appelé récemment à une refonte globale du Code la famille, donnant au gouvernement un délai de six mois pour le préparer. (AFP).
Le roi Mohammed VI a appelé récemment à une refonte globale du Code la famille, donnant au gouvernement un délai de six mois pour le préparer. (AFP).
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Publié le Lundi 30 octobre 2023

Refonte du Code de la famille: le roi Mohammed VI au chevet des Marocaines

  • Le roi Mohammed VI a appelé récemment à une refonte globale du Code la famille, donnant au gouvernement un délai de six mois pour le préparer
  • «Le Code de la famille actuel est dépassé et n’est plus adapté aux changements sociaux, économiques et culturels qu’a connus la société marocaine ces vingt dernières années»

CASABLANCA: Les associations féministes au Maroc peuvent enfin souffler. Le roi Mohammed VI a appelé récemment à une refonte globale du Code la famille, donnant au gouvernement un délai de six mois pour le préparer. «Cet appel royal a été une sorte de délivrance. Il a répondu à nos doléances et nous ne pouvons que nous en réjouir», déclare à Arab News en français Fatima Maghnaoui, directrice du Centre Annajda d'aide pour femmes victimes de violence. L’activiste féministe, connue pour son engagement depuis des décennies au Maroc, rappelle en premier lieu les avancées louables du Maroc en matière de protection des droits des femmes.

Importantes avancées

«Le Maroc a réalisé d’énormes avancées, particulièrement sur le volet législatif à travers un Code de la famille en 2004, la loi sur la nationalité en 2007 et la loi sur la lutte contre la violence contre les femmes entrée en vigueur en 2018», souligne-t-elle. Elle rappelle que la Constitution du Royaume de 2011 stipule de manière claire, dans son article 19, l’égalité entre femmes et hommes dans tous leurs droits, en plus de la création prochaine de l’Autorité de parité et de lutte contre toutes les formes de discriminations. De même, malgré le faible taux de participation des Marocaines à la vie politique, elles ont réussi à s’accaparer 23% des sièges au Parlement marocain, une prouesse lorsque l’on sait que cette participation était extrêmement faible il y a quelques années.

«Malgré tous ces efforts essentiels et les avancées du Maroc en matière de protection des droits des femmes, ces dernières continuent de subir des discriminations, que ce soit à cause du Code de la famille ou dans la vie active où le taux de participation ne dépasse guère 16%», regrette Mme Maghnaoui.

«Malgré les avancées significatives du Maroc en matière de protection des droits des femmes, ces dernières continuent de subir des discriminations, que ce soit à cause du Code de la famille ou dans la vie active où le taux de participation ne dépasse guère 16%.»

En ce qui concerne le Code de la famille, certains de ses articles ne garantissent pas pleinement les droits des femmes, en particulier après un divorce. La question de la pension alimentaire reste un problème concret au Maroc, surtout en ces périodes de crise, ce qui a des conséquences économiques et psychologiques sur les familles et entraîne une augmentation de l’échec scolaire.

«Le Code de la famille actuel est dépassé et n’est plus adapté aux changements sociaux, économiques et culturels qu’a connus la société marocaine ces vingt dernières années. Dans son application, en plus de textes législatifs discriminatoires, les juges et les magistrats n’aident pas à garantir une égalité effective à cause d’une culture et des mentalités déphasées avec la réalité», indique notre interlocutrice. Des blocages que le roi Mohammed VI a pointés du doigt à plusieurs reprises lors de ses derniers discours.

C’est dire l’importance capitale qu’il accorde à cette question d’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Les associations féministes espèrent une refonte globale et radicale du Code de la famille, en modifiant plusieurs lois, notamment celles relatives à l’héritage, le mariage des mineurs, la garde et la tutelle des enfants, la pension alimentaire et le partage des biens en cas de divorce. Rendez-vous dans six mois.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.