Education: L'Algérie restreint l'enseignement du français dans les écoles privées

Des étudiants brandissent des drapeaux algériens lors du rassemblement matinal du premier jour d'école à Alger, le 19 septembre 2023 (Photo, AFP).
Des étudiants brandissent des drapeaux algériens lors du rassemblement matinal du premier jour d'école à Alger, le 19 septembre 2023 (Photo, AFP).
Short Url

Education: L'Algérie restreint l'enseignement du français dans les écoles privées

  • Pour certaines familles, cette nouvelle politique est perçue comme une double peine
  • Cette mesure reflète un changement linguistique en expansion dans les anciennes colonies françaises à travers l'Afrique

ALGER: L'Algérie a récemment interdit aux écoles privées d'enseigner le programme scolaire français, sous peine de sanctions, selon des rapports du Figaro et du Monde. Jusqu'à présent, de nombreuses écoles privées algériennes proposaient à la fois le programme national et le programme français, permettant aux élèves de se présenter aux examens français officiels, tels que le brevet.

Cette nouvelle directive des autorités algériennes interdit l'utilisation de manuels autres que ceux approuvés par le gouvernement algérien. De plus, 22 écoles privées en Algérie, détentrices du label LabelFrancÉducation délivré par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), relevant du ministère français des Affaires étrangères, ont été sommées de se retirer de ce label, sous peine de poursuites pénales.

Pour certaines familles, cette nouvelle politique est perçue comme une double peine, car elles espéraient que leurs enfants puissent passer les examens français. Cela coïncide également avec la réforme du Centre national d'enseignement à distance (CNED) en France, qui ne permet plus aux Algériens de s'inscrire et de passer le baccalauréat français, une voie d'accès à Parcoursup.

Les tensions diplomatiques entre l'Algérie et la France, qui avaient émergé en 2021 suite aux commentaires d'Emmanuel Macron sur le "système politico-militaire" algérien, ont montré des signes d'apaisement depuis, notamment avec la visite d'Emmanuel Macron à Alger en 2022. Cependant, les relations entre les deux pays semblent toujours instables.

Bien que la nouvelle politique éducative algérienne ne puisse pas être directement attribuée aux tensions entre les deux pays, les rapports suggèrent que certaines écoles privées privilégiaient l'enseignement français à l'enseignement national, avec des élèves souvent plus compétents en français qu'en arabe.

Malgré cela, la langue française est toujours enseignée à raison de 5 heures par semaine, mais l'anglais gagne en popularité, concurrençant progressivement le français, qui reste lié à l'histoire coloniale.

Basculement vers l’anglais 

Un an après avoir lancé un programme pilote visant à enseigner l'anglais dans les écoles primaires, il a été considéré être un succès par le gouvernement algérien qui a décidé de l'étendre.

Cette mesure reflète un changement linguistique en expansion dans les anciennes colonies françaises à travers l'Afrique.

Dans ce contexte, les autorités algériennes du secteur de l'éducation mettent en place de nouveaux programmes de formation des enseignants dans les universités et espèrent des changements transformateurs dans les années à venir.

Pour la ministère de l'Éducation nationale, l'enseignement de l'anglais est une option stratégique dans la politique éducative du pays.

Avec le déclin de l'influence économique et politique de la France en Afrique, l'Algérie rejoint une liste plus large de pays qui adoptent progressivement l'anglais comme une langue étrangère importante.

À partir de la rentrée scolaire, il ne sera plus possible de dispenser des programmes en français dans les écoles privées algériennes.

Par ailleurs, les conditions d'admission dans les universités algériennes deviendront plus strictes pour les étudiants titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires français, une mesure considérée comme un acte de "réciprocité" en réponse à la manière dont la France traite les étudiants algériens.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Short Url
  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.