Le long des routes cyclables en France, les hébergements dédiés fleurissent

Un cycliste s'arrête sur la route baptisée "Loire a Velo", devant le château d'Usse, à Rigny-Usse, le 2 juillet 2019. (Photo Guillaume Souvant AFP)
Un cycliste s'arrête sur la route baptisée "Loire a Velo", devant le château d'Usse, à Rigny-Usse, le 2 juillet 2019. (Photo Guillaume Souvant AFP)
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Publié le Vendredi 22 septembre 2023

Le long des routes cyclables en France, les hébergements dédiés fleurissent

  • Quelque 22 millions de personnes déclarent pratiquer le vélo pendant leurs vacances et le gouvernement espère voir la France ravir à l'Allemagne sa place de première destination mondiale pour le vélotourisme
  • «J'ai au moins deux, voire trois cyclistes par semaine», explique une propriétaire qui loue cinq chambres à partir de 85 euros dans cette ancienne école rénovée, à deux pas de deux voies cyclables dont l'une, la Vélodyssée, mène à la frontière espagnole

SAINT-POL-DE-LÉON, France : Maisons d'hôtes, hôtels, campings ou encore chambres chez l'habitant: les offres d'hébergement fleurissent en France le long des routes cyclables, signe d'un essor sans précédent du vélotourisme, en particulier en Bretagne (ouest).

Quelque 22 millions de personnes déclarent pratiquer le vélo pendant leurs vacances et le gouvernement espère voir la France ravir à l'Allemagne sa place de première destination mondiale pour le vélotourisme.

Et l'hébergement est crucial pour accompagner le développement de cette pratique qui essaime à travers le pays, avec nombre d'itinéraires de balade, notamment en Bretagne.

Le long des routes bretonnes, certains cherchent «une bonne literie», d'autre un camping parce que «c'est moins cher», ou alors «une nuit au chaud entre deux bivouacs».

Alexis Ehrart, Alsacien de 25 ans croisé par l'AFP à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) sur la Vélomaritime (de Dunkerque (nord) à Roscoff (ouest) a fait son choix pour l'hébergement: «les campings municipaux».

«Les campings réservent des emplacements pour les cyclistes ou randonneurs», selon le jeune homme qui voyage avec son amie Florence Willer, 25 ans également, «ce ne sont pas les meilleurs emplacements mais les moins chers».

A quelques kilomètres de là, au camping Odé Vras de Plounévez-Lochrist, Gaston Arnal et Yohan Wioland, les co-gérants proposent des «Cabanétapes».

Dans ces petites cabanes de 5m² aux couleurs vives, louées 30 à 35 euros la nuit, il y a juste la place pour un lit de deux personnes, une table de nuit avec prise électrique et un espace pour ranger son sac à dos.

«On a acheté quatre Cabanétapes l'année dernière et deux cette année», à 3.500 euros HT pièce, explique à l'AFP Gaston Arnal. Situé à proximité de la Voie 5, un itinéraire cyclable le long du littoral breton, le camping est certifié «Accueil Vélo».

Le label «Accueil Vélo» a été décerné par l'association France Vélo Tourisme à 6.500 établissements en France dont près des deux-tiers (64%) sont des hébergements. Pour être labellisé il faut être situé à moins de 5km d'un itinéraire cyclable, disposer d'équipements (abri vélo, kit de réparation) ou encore de services adaptés (lavage et séchage de linge, location de vélo).

Le camping Odé Vras propose aussi le repas du soir et le petit-déjeuner ainsi qu'une petite épicerie «de dépannage» avec barres de céréales, soupes lyophilisées ou encore gels douche.

- «Passer un bon moment ensemble»  -

Ty Monde, chambre d'hôte ouverte en juillet à Poullaouen dans les Monts d'Arrée par Marion et Pierre-Baptiste Gélard, est également labellisée «Accueil vélo». «C'est dans les tendances», explique à l'AFP Marion Gélard, 36 ans, qui «promeut le slow tourisme, le tourisme vert, la nature» et «le vélo en fait partie».

«J'ai au moins deux, voire trois cyclistes par semaine», explique la propriétaire qui loue cinq chambres à partir de 85 euros dans cette ancienne école rénovée, à deux pas de deux voies cyclables dont l'une, la Vélodyssée,  mène à la frontière espagnole.

Cinq cyclistes sexagénaires viennent justement d'arriver. Une sortie «entre copains», selon Jean-François Dubroca, retraité «de la banque», originaire de Châteauroux (centre) et désigné porte-parole par le joyeux groupe.

Le logement, «on le choisit un peu par hasard», explique-t-il à l'AFP. «On voit ce qu'il y a comme gîte ou terrain de camping qui peut nous accueillir», ajoute le cycliste qui se réfère cependant aux adresses données par son guide du Routard sur la Vélodyssée. «Une bonne literie, c'est important. On fait 80km par jour donc il faut passer une bonne nuit», souligne-t-il.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.