Sénatoriales: dans le Nord, éparpillement, RN en embuscade et optimisme à droite

De grands écrans diffusent les résultats du vote alors que le Sénat adopte la réforme tant attendue des retraites du gouvernement, au Sénat français, la chambre haute du Parlement, à Paris le 16 mars 2023. (Photo d'illustration, AFP)
De grands écrans diffusent les résultats du vote alors que le Sénat adopte la réforme tant attendue des retraites du gouvernement, au Sénat français, la chambre haute du Parlement, à Paris le 16 mars 2023. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mercredi 20 septembre 2023

Sénatoriales: dans le Nord, éparpillement, RN en embuscade et optimisme à droite

  • En tête des sénatoriales de 2017, avec six élus sur 11, la droite semble assurée de conserver ses sièges dans le département le plus peuplé de France, voire d'en gagner un
  • Division aussi chez les socialistes, passés en 2017 de cinq à deux élus

LILLE: Profusion de listes, RN en embuscade - comme dans le Pas-de-Calais - et divisions tous azimuts: la course au Sénat dans le Nord est un résumé du scrutin national qui se joue en ordre dispersé et devrait conforter la droite.

En tête des sénatoriales de 2017, avec six élus sur 11, la droite semble assurée de conserver ses sièges dans le département le plus peuplé de France, voire d'en gagner un.

Mais avec un jeu de chaises musicales, sur fond de division généralisée, qui porte à 16 le nombre de listes candidates. Un record.

A droite, le LR sortant Marc-Philippe Daubresse - fragilisé par une mise en examen pour prise illégale d'intérêt quand il était maire de Lambersart - devra composer avec trois listes UDI, dont deux se disputent la succession de la sénatrice Valérie Liétard qui ne se représente pas, et un sortant; Dany Wattebled (ex-UDI).

Avec sur sa liste les présidents DVD du département et de la métropole lilloise, ce dernier espère rafler la plus grosse mise.

Le vice-président de la Région en charge des mobilités, Franck Dhersin, compte de son côté profiter de ce morcellement pour ravir, au profit d'Horizon, le siège gagné en 2017 par Frédéric Marchand pour la majorité présidentielle.

«Confusion»

"Pas Macroniste, mais Philippiste", Franck Dhersin souhaite, en vue de 2027, "donner un groupe à Edouard Philippe" dont il s'affirme très proche, mais qui ne l'a pas investi officiellement, selon lui par loyauté envers Emmanuel Macron.

Division aussi chez les socialistes, passés en 2017 de cinq à deux élus. Patrick Kanner, chef du groupe PS au Sénat, fera face à son ancienne numéro deux, la sortante Martine Filleul, tout juste exclue du parti.

Elle mènera une liste dissidente, après son éviction de la liste Kanner pour laisser la place à Audrey Linkenheld, première adjointe de Martine Aubry et pressentie pour lui succéder à la mairie de Lille.

Comme ailleurs en France, il n'y aura pas de déclinaison Nupes pour le scrutin: Insoumis, Verts et communistes - qui se battront pour conserver leurs deux sièges - présentent chacun leur liste.

Patrick Kanner s'alarme de cette "confusion" et de cet "éparpillement", avec des sièges "qui risquent de tomber".

Le candidat RN Joshua Hochart, conseiller municipal à Denain - fief du vice-président du RN Sébastien Chenu - s'en réjouit: lui voit dans la "dispersion des listes" une porte pour le Sénat, avec un "ticket d'entrée qui tombe à 330-350" grands électeurs.

«Conjurer la parité»

Son vivier: "les maires sans étiquette" des territoires ruraux, en divergence selon lui avec les Macronistes, notamment du fait de la suppression de la taxe d'habitation et la loi sur le "zéro artificialisation" des sols.

Mais lui aussi aura un concurrent direct avec le zemmouriste Stéphane Maurice.

La voie semble plus dégagée dans le Pas-de-Calais voisin pour un autre représentant de la nouvelle génération RN, Christopher Szczurek, conseiller régional et premier adjoint au maire RN d'Hénin-Beaumont.

Les maires "ont pris l’habitude de travailler avec nous", se prévaut-il, en dépit de résultats décevants pour son parti aux dernières municipales.

Les candidats RN "sont extrêmement organisés et le contexte, avec l'inflation, joue pour eux", s'inquiète une élue macroniste du Nord. "La boîte à populisme fonctionne."

Tout comme la boîte à machisme, selon Tristan Haute, maître de conférence en sciences politiques à l'Université de Lille. La profusion de candidats à droite "est aussi une manière de conjurer la parité", avec "essentiellement des hommes têtes de listes", pointe-t-il.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.