Noël: moins nombreux à partir en vacances, les Français préfèrent le littoral à la montagne

Un exercice de fille sur une plage fermée au public à Palavas les Flots, dans le sud de la France (Pascal GUYOT / AFP)
Un exercice de fille sur une plage fermée au public à Palavas les Flots, dans le sud de la France (Pascal GUYOT / AFP)
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Publié le Vendredi 18 décembre 2020

Noël: moins nombreux à partir en vacances, les Français préfèrent le littoral à la montagne

  • Si, en temps normal, près de 25% des Français partent en vacances à Noël, ils devraient en cette période toujours profondément marquée par la pandémie être deux fois moins nombreux à le faire
  • Des vacances à la maison en perspective, alors que le secteur du tourisme continue de s'enfoncer terriblement

PARIS : Moins nombreux que d'habitude à partir pour les vacances de Noël, les Français devraient privilégier le littoral alors que les destinations de montagne pâtissent de la fermeture des remontées mécaniques.

Si, en temps normal, près de 25% des Français partent en vacances à Noël, ils devraient en cette période toujours profondément marquée par la pandémie être deux fois moins nombreux à le faire, et quatre fois moins à quitter l'Hexagone, selon Didier Arino, directeur du cabinet spécialisé Protourisme.

Des "vacances à la maison" en perspective, alors que le secteur du tourisme continue de s'enfoncer terriblement", déplore-t-il auprès de l'AFP, assurant n'avoir "jamais vu un taux de départ en vacances aussi bas".

Moins de 2,5% de la population française partira ainsi en vacances dans un hébergement marchand, une déception de plus pour les hôteliers, tandis que ceux qui le peuvent iront dans une résidence secondaire, précise M. Arino.

La montagne est particulièrement pénalisée, avec trois fois moins de réservations que l'an dernier, selon Protourisme, l'annonce de la fermeture des remontées mécaniques ayant provoqué une vague d'annulations. "80% des personnes qui avaient réservé ont annulé ou reporté", rapporte Vincent Lalanne, directeur de l'office du tourisme de Val Thorens.

Dans la station savoyarde, aucun hôtel ne sera ouvert pendant les vacances de Noël, car les charges d'exploitation sont trop lourdes pour une activité qui s'annonce "très faible". "On se doute qu'on n'aura pas grand monde dans la station", dit-il.

"Il ne faut pas se le cacher, pendant cette période, les gens viennent d'abord et avant tout pour faire du ski dans nos stations" explique Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes, qui exploite dix domaines skiables.

D'autres activités, telles que le ski de fond ou de randonnée, seront possibles, mais l'entreprise anticipe une "perte d'activité très importante, de l'ordre de 20%" de son chiffre d'affaires, affirme-t-il, et des vacances "très très différentes de ce qu'on connaît d'habitude".

Outre-mer rassurant

A l'inverse, les stations balnéaires de la Manche et de l'Atlantique profitent, elles, d'une forte augmentation du nombre de séjours, jusqu'à 50% pour certaines, selon Protourisme. La tendance est aussi à la hausse côté Méditerranée, mais de façon "beaucoup plus faible", indique Didier Arino.

Patron de l'hôtel-restaurant trois étoiles Le Donjon Domaine St Clair à Etretat (Normandie), Omar Abodib s'attend en effet à ce que "ça ne fonctionne pas trop mal". Il dit être le seul hôtel de la ville à être resté ouvert, et se prépare à accueillir des clients locaux, souvent parisiens, normands ou bretons.

Tout en espérant des jours meilleurs, M. Abodib se satisfait d'un taux d'occupation à 52%, même s'il était de 80% l'année dernière.

En recherche de soleil, d'autres voyageurs se sont repliés vers l'Outre-mer. Destination rassurante, elle permet de profiter de la plage en hiver sans quitter le territoire français, sous réserve de présenter un test RT-PCR négatif datant de moins de 72 heures.

Le niveau de réservation des compagnies aériennes y est "presque similaire à l'année dernière", assure Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, le syndicat représentant les voyagistes français.

"On a un léger frémissement", confirme Susan Soba, directrice générale de l'Ile de la Réunion Tourisme, qui affirme que son île "fait partie depuis quelques semaines des destinations les plus recherchées" sur internet.

Même si elle se confirmait, cette "bouffée d'oxygène" ne suffirait toutefois pas à rattraper des mois "éprouvants" pour les professionnels du tourisme, commente-t-elle, alors que la fréquentation touristique a été divisée par deux sur l'année.

Sans surprise, les départs hors des frontières françaises seront plus rares, moins 70% par rapport à l'activité normale, selon Les Entreprises du Voyage, et ceux qui partiront iront moins loin, avec un panier moyen à 342 euros, contre 424 euros l'an dernier, d'après une étude d'eDreams-Odigeo (Opodo, Go Voyages).

Lisbonne, Marrakech et Porto sont les destinations les plus réservées, selon le groupe. Des villes comme Bangkok ou New York, inaccessibles cette année, laissent la place à Istanbul ou Dubaï.

"On voit une vraie appétence des Français" à réserver "dès que les signaux sont au vert", analyse le directeur France d'eDreams-Odigeo Benoît Crespin, qui y voit "une envie de vacances", malgré tout.

 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.