Une panne due à la foudre perturbe les départs en vacances gare Montparnasse

Cet incident survient alors que la SNCF attend un million de voyageurs dans les TGV et Intercités en France au cours de ce week-end de chassé-croisé. (Photo d'illustration, AFP)
Cet incident survient alors que la SNCF attend un million de voyageurs dans les TGV et Intercités en France au cours de ce week-end de chassé-croisé. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Une panne due à la foudre perturbe les départs en vacances gare Montparnasse

  • La ligne N du Transilien n'a pas été concernée par les retards
  • Cet incident survient alors que la SNCF attend un million de voyageurs dans les TGV et Intercités en France au cours de ce week-end de chassé-croisé

PARIS: Une panne de signalisation provoquée par la foudre perturbait vendredi soir le trafic ferroviaire à grande vitesse au départ et à l'arrivée de la gare Montparnasse, au début d'un week-end de chassé-croisé des vacances.

L'incident, survenu en fin d'après-midi, été "résolu grâce à l'arrivée rapide sur place des équipes de SNCF Réseau", a affirmé à l'AFP la SNCF en début de soirée.

Peu avant 22H00, une quinzaine de trains affichaient un retard de plus d'une heure, allant jusqu'à 2H10 pour un TGV à destination de Bordeaux. Côté arrivées, une vingtaine de trains affichaient des retards allant jusqu'à 2H40, selon le site internet de la SNCF.

"Des retards perdurent mais aucun train n'a été annulé et tout sera rétabli ce soir", a assuré le groupe public SNCF.

La circulation des TGV n'a pas été interrompue et une partie du trafic a été détournée sur une ligne classique, mais les retards se sont accumulés à partir de la fin d'après-midi au départ de Paris-Montparnasse à destination de l'Ouest de la France et notamment de l'arc Atlantique, très prisé des vacanciers.

Un journaliste de l'AFP sur place a décrit des halls bondés, avec des voyageurs les yeux rivés sur les écrans d'information.

"Je suis très calme, je fais avec. Ce qui m'embête, c'est de traîner les valises", confiait l'un d'entre eux, Colette Baslé, en attendant son train.

Cécile, une voyageuse qui doit se rendre à Saint-Brieuc pour les vacances, se montrait elle aussi fataliste: "tous les trains ont du retard, la gare est blindée et mon train qui n'est toujours pas affiché".

Un million de voyageurs attendus 

La panne de signalisation a été provoquée par "la foudre, tombée sur des équipements, entraînant plusieurs dérangements d'installations de signalisation", selon le groupe public. Elle s'est produite au sud de Massy (Essonne), à l'entrée et la sortie de la ligne à grande vitesse.

La ligne N du Transilien n'a pas été concernée par les retards.

Cet incident survient alors que la SNCF attend un million de voyageurs dans les TGV et Intercités en France au cours de ce week-end de chassé-croisé.

Le 27 juillet 2018, un poste électrique alimentant Montparnasse avait été gravement endommagé par un incendie, un vendredi de chassé-croisé estival également, provoquant des perturbations qui avaient duré plusieurs jours.

Un an plus tôt déjà, et toujours à la gare Montparnasse, le trafic avait été paralysé en raison cette fois d'une panne de signalisation qui avait provoqué trois jours de grandes perturbations. Le réseau vieillissant avait alors été pointé du doigt.

Sur les routes, la circulation était très dense vendredi en fin de journée dans le sens des départ en vacances, avec environ 1.000 km de ralentissements cumulés, avant un samedi classé rouge par Bison Futé.

La circulation s'annonce plus fluide samedi dans le sens des retours, le grand chassé-croisé des vacanciers devant plutôt intervenir le week-end du 5 et 6 août.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».