Sam Altman, le patron d'OpenAI, lance sa cryptomonnaie Worldcoin

Sam Altman, le patron de la start-up d'intelligence artificielle OpenAI. (AFP).
Sam Altman, le patron de la start-up d'intelligence artificielle OpenAI. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 25 juillet 2023

Sam Altman, le patron d'OpenAI, lance sa cryptomonnaie Worldcoin

  • Worldcoin repose sur "World ID", sorte de passeport numérique qui permet à son propriétaire de prouver son identité en ligne sans partager de données personnelles
  • Les utilisateurs sont invités à télécharger WorldApp, un portefeuille numérique qui leur permet de recevoir, à partir de lundi, des "Worldcoin token", la cryptomonnaie désormais utilisable pour les millions d'utilisateurs ayant participé à la version beta

SAN FRANCISCO: Sam Altman, le patron de la start-up d'intelligence artificielle OpenAI, a lancé officiellement lundi Worldcoin, une nouvelle cryptomonnaie dotée d'un système de vérification de l'identité à partir de l'iris humain.

"Il y a plus de trois ans, nous avons lancé Worldcoin avec l'ambition de créer un nouveau réseau dédié à l'authentification et aux finances, qui appartiendrait à tout le monde. Cela démarre aujourd'hui", ont indiqué lundi deux des cofondateurs de Worldcoin, Sam Altman et Alex Blania, sur le site de l'entreprise.

Cette nouvelle monnaie numérique arrive alors que la réputation de l'industrie des cryptomonnaies souffre de l'effondrement spectaculaire de FTX et d'autres faillites de plateformes majeures.

Worldcoin repose sur "World ID", sorte de passeport numérique qui permet à son propriétaire de prouver son identité en ligne sans partager de données personnelles, selon les fondateurs.

Pour obtenir ce sésame, l'usager doit se soumettre à un scan de son iris par un "orb", un appareil biométrique conçu par Worldcoin.

L'objectif est de réduire le risque de fraude et d'arnaque dans un secteur où le recours aux pseudonymes est courant.

Les utilisateurs sont invités à télécharger WorldApp, un portefeuille numérique qui leur permet de recevoir, à partir de lundi, des "Worldcoin token", la cryptomonnaie désormais utilisable pour les millions d'utilisateurs ayant participé à la version beta de la plateforme, a précisé Worldcoin.

"Si nous réussissons, nous pensons que Worldcoin pourrait créer des opportunités économiques importantes, établir une solution fiable pour distinguer les êtres humains de l'intelligence artificielle en ligne tout en préservant la confidentialité des données (...) et au final ouvrir une voie potentielle vers un revenu minimal universel financé par l'intelligence artificielle (IA)", assurent Sam Altman et Alex Blania.

Pas aux Etats-Unis

Le revenu minimum universel fait partie des réponses envisagées par de nombreuses personnalités de la Silicon Valley face au risque de remplacement de nombreux emplois par des programmes d'IA.

"Comme tout projet vraiment ambitieux, peut-être que cela marche ou peut-être que non, mais essayer (...), c'est ainsi que le progrès se produit," a déclaré dans un tweet Sam Altman, qui s'est fait connaître avec le lancement l'an dernier de ChatGPT, interface d'IA dite générative.

"Dans tous les cas, nous adorons spécialement les gens qui nous détestent, cela nous donne de l'énergie, continuez!", a-t-il ajouté.

Worldcoin a passé trois ans à développer son projet et deux millions de personnes se sont inscrites pour obtenir un World ID pendant la phase de test.

L'entreprise va déployer 1.500 "orbs" dans le monde pour permettre à des millions d'autres utilisateurs de s'inscrire, d'après son site web.

"C'est le début d'un long voyage. Tout ne va pas se passer de façon parfaite, surtout au début", a tweeté de son côté Alex Blania.

La monnaie Worldcoin n'est pas disponible aux Etats-Unis à ce stade, alors que les autorités de régulation essaient de mieux encadrer ce secteur.

Sa valeur, initialement de 1,70 dollar, a bondi jusqu'à 3,58 dollars, avant de retomber à 2,28 dollars, d'après le site CoinMarketCap.

Le projet Worldcoin a été critiqué au sujet du traitement des données personnelles. Le site d'informations BuzzFeed a ainsi relayé des craintes sur le risque que la société utilise sa plateforme pour engranger des millions de données biométriques.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.