Les bibliothèques saoudiennes initient un programme d'emprunt de livres électroniques à Riyad

Mohammed al-Ruwaili, membre du Centre culturel Abdelrahmane al-Sudairi. (Fourni)
Mohammed al-Ruwaili, membre du Centre culturel Abdelrahmane al-Sudairi. (Fourni)
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Les bibliothèques saoudiennes initient un programme d'emprunt de livres électroniques à Riyad

  • Le dispositif de bibliothèque self-serve Menawel («le manutentionnaire») sera disponible dans le centre commercial Panorama
  • Le projet vise à encourager la lecture dans le Royaume tout en améliorant l'accès aux ressources d'information

RIYAD: Les responsables des bibliothèques saoudiennes ont ouvert un nouveau chapitre dans la promotion de la lecture avec le lancement d'une initiative d'emprunt de livres électroniques dans un centre commercial de Riyad.
Dans le cadre d'un accord signé entre la Commission saoudienne des bibliothèques et la société spécialisée Aswaq Almustaqbal, le dispositif de bibliothèque self-serve Menawel («le manutentionnaire») sera mis à la disposition du Panorama Mall.
Le projet vise à encourager la lecture dans le Royaume tout en améliorant l'accès aux ressources d'information dans les lieux publics, tels que les centres commerciaux.
Ce système d'emprunt et de retour de livres a été initié par la Commission au début du mois de juin et il porte le nom du «manutentionnaire», un poste occupé à la maison de la Sagesse de Bagdad pendant l'âge d'or islamique. Également connue sous le nom de «Grande Bibliothèque», cette académie publique – et centre intellectuel abbasside – a joué un rôle majeur dans la diffusion de la science et du savoir.
Mohammed al-Ruwaili, membre du centre culturel Abdelrahmane al-Sudairi, déclare: «Ce projet vise à promouvoir la lecture et le savoir qui constituent la base d'un développement durable. Il joue un nouveau rôle qui ajoute aux valeurs d'apprentissage et aux missions des bibliothèques publiques et les améliore en adaptant la technologie numérique, les réseaux électroniques. Cela facilitera l'accès à la lecture de matériel éducatif.»
«Les responsables du projet ont atteint leur objectif et le poursuivront dans les salles d'attente des aéroports et dans les principaux centres commerciaux des différentes régions du Royaume», ajoute-t-il.
Il précise que ce service sera probablement davantage utilisé par les jeunes.

ibrahim
Ibrahim al-Sinan, directeur éditorial de Raff Publishing. (Photo fournie)


Ibrahim al-Sinan, directeur éditorial de Raff Publishing, déclare: «Nous, éditeurs, pensons que les bibliothèques constituent le potentiel le plus important pour la littérature et la culture et qu’elles forment la base la plus large de lecteurs dans toute société.»
«Si les bibliothèques devaient arrêter de jouer leur rôle, une importante chaîne de communication du savoir, de la littérature et de la culture serait interrompue entre les institutions qui produisent le contenu et le lecteur.»
«De nombreuses initiatives créées par les organisations relevant du ministère de la Culture suivent une stratégie claire visant à coopérer avec tous les autres organismes et à former un réseau d'infrastructures efficaces qui servent pleinement les secteurs culturels», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com