Pic de chômage et de coronavirus aux USA, les aides se font toujours attendre

Une crise sanitaire susceptible de s'aggraver après les (fêtes de fin d'année) est un signal d'alarme pour le marché du travail", commente Rubeela Farooqi, analyste pour High Frequency Economics (Photo, AFP).
Une crise sanitaire susceptible de s'aggraver après les (fêtes de fin d'année) est un signal d'alarme pour le marché du travail", commente Rubeela Farooqi, analyste pour High Frequency Economics (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

Pic de chômage et de coronavirus aux USA, les aides se font toujours attendre

  • Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont connu la semaine dernière leur plus forte hausse depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis
  • De nombreuses autorités locales ont dû restreindre de nouveau l'activité des restaurants ou salles de sports, engendrant de nouveaux licenciements

WASHINGTON: Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé aux Etats-Unis la semaine dernière, poussé par la flambée des cas de Covid-19 dans le pays, au moment où de nouvelles aides du gouvernement fédéral, désormais cruciales pour des millions d'Américains, se font toujours attendre.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont connu la semaine dernière leur plus forte hausse depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis en mars, lorsque l'économie américaine s'est brutalement arrêtée, provoquant des licenciements massifs.

Ainsi, 853.000 personnes se sont inscrites entre le 29 novembre et le 5 décembre, soit 137.000 de plus que la semaine précédente, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

Fin novembre, la semaine de Thanksgiving, qui compte des jours fériés pour cette fête traditionnellement célébrée en famille, avait fait reculer les inscriptions.

Mais cette baisse a été rattrapée ensuite, alors que les contaminations au coronavirus atteignent des niveaux jamais vus aux Etats-Unis.

De nombreuses autorités locales ont dû restreindre de nouveau l'activité des restaurants ou salles de sports, engendrant de nouveaux licenciements.

Et la crainte est que la situation s'aggrave. Les cas de Covid-19 pourraient encore grimper dans les semaines à venir, les Américains ayant été nombreux à fêter Thanksgiving en famille.

"Une crise sanitaire susceptible de s'aggraver après les fêtes de fin d'année est un signal d'alarme pour le marché du travail", commente Rubeela Farooqi, analyste pour High Frequency Economics, dans une note.

Si les cas continuent d'augmenter, de nouvelles mesures de restrictions sont à craindre, avec des répercussions sur l'emploi qui "seront aggravées par l'expiration des mesures de soutien du gouvernement", alerte la spécialiste.

Les yeux rivés sur le Congrès

Près de 5,8 millions d'Américains étaient toujours au chômage fin novembre, et même 19 millions si on ajoute ceux qui ont épuisé leurs droits au chômage, et vivent grâce aux aides supplémentaires mises en place fin mars par le gouvernement fédéral.

Mais ces aides expirent fin décembre, et une large partie d'entre eux risque de se retrouver sans ressources au moment où l'économie est à la peine, si le Congrès ne parvient pas à trouver un compromis très rapidement.

Mais les négociations patinent, car, si tout le monde est d'accord sur la nécessité d'agir très vite, démocrates et républicains n'ont toujours pas réussi à mettre de côté leurs profondes divergences.

Or le texte doit être adopté d'ici le 18 décembre par les deux chambres du Congrès pour que l'argent puisse être versé en temps voulu à ceux qui en ont besoin, a souligné Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, jeudi lors d'une conférence de presse.

Elle a salué "d'importants progrès" dans les discussions, mais n'exclut pas que les élus passent une partie de leurs vacances de Noël sous le Capitole: "nous verrons comment cela avance. Mais nous ne pouvons pas partir sans avoir un texte de loi".

"De très nombreux Américains ne peuvent pas se permettre d'attendre", a également souligné le responsable de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, "nous devrons faire tout ce que nous pouvons".

Toujours pas de compromis

En attendant, aucun compromis n'avait encore été trouvé jeudi, malgré plusieurs propositions. L'absence d'aides rapides risque de plonger des millions d'Américains dans la pauvreté et de pousser nombre de petites entreprises à mettre la clé sous la porte, auto-alimentant ainsi la crise.

"Avec autant de chômeurs, la fin du soutien apporté par (ces aides) pourrait nuire considérablement aux dépenses de consommation. Ce sont ces fonds qui ont permis à la consommation de rebondir et d'être forte à partir du printemps", relève l'économiste Joel Naroff.

Le président élu Joe Biden avait lui aussi insisté la semaine dernière sur la nécessité de donner urgemment un coup de pouce à l'économie. Les mesures qui pourraient être adoptées d'ici Noël ne seront qu'un "acompte", avait-il alors prévenu, avant qu'un grand plan de relance ne soit mis en œuvre à son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier.

Le taux de chômage aux Etats-Unis était de 6,7% en novembre.


Londres: manifestation propalestinienne à la veille de la trêve à Gaza

Des manifestants et des contre-manifestants se rassemblent à Whitehall, dans le centre de Londres, lors d'une manifestation nationale pour la Palestine, le 18 janvier 2025. (Photo BENJAMIN CREMEL / AFP)
Des manifestants et des contre-manifestants se rassemblent à Whitehall, dans le centre de Londres, lors d'une manifestation nationale pour la Palestine, le 18 janvier 2025. (Photo BENJAMIN CREMEL / AFP)
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  • des milliers de manifestants propalestiniens se sont rassemblés dans le centre de Londres samedi, à la veille de l'entrée en vigueur de la trêve conclue entre Israël et le Hamas, espérant plus qu'un « répit temporaire ».
  • Les participants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez d'armer Israël » ou « Gaza, arrêtez le massacre ». Certains ont chanté : « De la rivière à la mer, la Palestine sera libérée. »

LONDRES : Il faut continuer à « mettre la pression » : des milliers de manifestants propalestiniens se sont rassemblés dans le centre de Londres samedi, à la veille de l'entrée en vigueur de la trêve conclue entre Israël et le Hamas, espérant plus qu'un « répit temporaire ».

« Nous voulons être optimistes » concernant ce cessez-le-feu, et « nous devons être dans la rue pour nous assurer qu'il tienne », affirme à l'AFP Sophie Mason, une Londonienne de 50 ans, habituée des manifestations propalestiniennes dans la capitale britannique.

La trêve, qui doit débuter dimanche matin, prévoit la libération d'otages israéliens aux mains du Hamas et de prisonniers palestiniens détenus par Israël, un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, ainsi qu'une augmentation de l'aide humanitaire.

La marche prévue s'est transformée en un rassemblement statique sur Whitehall, la grande avenue du quartier des ministères, la police ayant rejeté le parcours proposé par le mouvement Palestine Solidarity Campaign, car il passait trop près d'une synagogue.

La police, présente en masse, a annoncé sur X avoir arrêté en fin d'après-midi « entre 20 et 30 manifestants » qui étaient sortis du périmètre autorisé, après avoir déjà procédé à sept autres arrestations un peu plus tôt.

Les participants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Arrêtez d'armer Israël » ou « Gaza, arrêtez le massacre ». Certains ont chanté : « De la rivière à la mer, la Palestine sera libérée. »

« Nous devons mettre la pression pour que ce cessez-le-feu soit respecté et que l'aide internationale arrive à Gaza », affirme Ben, syndicaliste de 36 ans, qui a refusé de donner son nom de famille.

Anisah Qausher, étudiante venue avec sa mère, estime quant à elle que le cessez-le-feu « arrive tard et il est insuffisant ». Si elle espère qu'il « apportera un répit temporaire », elle estime qu'il va falloir « faire beaucoup plus », évoquant le défi de la reconstruction de Gaza.

Selon elle, l'entrée de davantage d'aide humanitaire est « une victoire », mais « cela ne devrait pas être quelque chose soumis à autorisation ». C'est un droit », ajoute-t-elle.

Une manifestation rassemblant une centaine de personnes brandissant des drapeaux israéliens se tenait non loin de là.

L'attaque du 7 octobre a fait 1 210 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 94 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l'armée.

Au moins 46 899 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans l'offensive israélienne à Gaza, selon les données du ministère de la Santé du Hamas jugées fiables par l'ONU.

Selon l'ONU, la guerre a provoqué un niveau de destructions « sans précédent dans l'histoire récente » dans le territoire palestinien assiégé.


En Espagne, une trentaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs sont dans un état grave, dans un accident de télésiège

Drapeau de l'Espagne (Photo iStock)
Drapeau de l'Espagne (Photo iStock)
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  • « Nous sommes en train de parler de 30 à 35 blessés, graves, très graves ou moins graves », a déclaré Miguel Ángel Clavero, directeur des services d'urgence de la région d'Aragon, où se situe la station d'Astún, sur la télévision publique TVE.
  • Tous les skieurs qui étaient restés suspendus dans leur télésiège ont pu être secourus », a-t-il ajouté.

MADRID : Dans une station de ski des Pyrénées, près de la frontière française, dans le nord-est de l'Espagne, un accident de télésiège a fait samedi plus d'une trentaine de blessés, dont plusieurs gravement, ont indiqué les autorités locales.

« Nous sommes en train de parler de 30 à 35 blessés, graves, très graves ou moins graves », a déclaré Miguel Ángel Clavero, directeur des services d'urgence de la région d'Aragon, où se situe la station d'Astún, sur la télévision publique TVE.

« Visiblement, il y a eu un problème au niveau de la poulie de l'un des télésièges, ce qui a entraîné une perte de tension du câble et la chute de certains télésièges », a-t-il expliqué.

Le président régional Jorge Azcón a précisé pour sa part que les trois personnes les plus gravement atteintes avaient été transférées à l'hôpital, l'une d'entre elles, une femme, en hélicoptère.

Les médias locaux ont évoqué un total de neuf blessés très graves, information que M. Azcón n'a pas confirmée.

Tous les skieurs qui étaient restés suspendus dans leur télésiège ont pu être secourus », a-t-il ajouté.

« Nous avons soudainement entendu un bruit et nous sommes tombés au sol, dans le télésiège. Nous avons rebondi cinq fois, en haut, en bas, et nous avons mal au dos et pris des coups, mais il y a des gens qui sont tombés des télésièges », a raconté María Moreno, l'une des victimes, sur la télévision publique.

« Nous avons eu très peur », a-t-elle ajouté.

Un jeune témoin des faits a déclaré sur TVE avoir vu un câble du mécanisme du télésiège sauter. « Les télésièges se sont mis à rebondir soudainement et les gens ont volé », a-t-il décrit.

Cinq hélicoptères et une quinzaine d'ambulances ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers des hôpitaux proches de la station, où a été installé un hôpital de campagne, selon les services de secours.

Dans un message publié sur X, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré être « choqué par les informations sur l'accident survenu dans la station d'Astún » et a indiqué avoir « offert tout le soutien » du gouvernement central aux autorités locales.


Iran : deux juges de la Cour suprême assassinés dans leur bureau selon les médias

Des membres de la police se tiennent devant le bâtiment judiciaire après l'assassinat des juges de la Cour suprême Mohammad Moghiseh et Ali Razini à Téhéran, Iran, le 18 janvier. (Reuters)
Des membres de la police se tiennent devant le bâtiment judiciaire après l'assassinat des juges de la Cour suprême Mohammad Moghiseh et Ali Razini à Téhéran, Iran, le 18 janvier. (Reuters)
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  • les juges Ali Razini et Mohammad Moghisseh, ont été tués dans l'enceinte de la Cour suprême, dans le sud de la capitale iranienne, a précisé Mizan Online.
  • e président iranien, Massoud Pezeshkian, a exhorté les forces de l'ordre à « identifier dans les plus brefs délais les commanditaires et les auteurs » du crime.

TEHERAN : Deux juges de la Cour suprême iranienne ont été assassinés samedi dans leur bureau à Téhéran par un homme armé qui s'est ensuite suicidé, a annoncé l'agence officielle de l'Autorité judiciaire, Mizan Online.

Les chefs de la branche 39 et 53 de la Cour suprême, les juges Ali Razini et Mohammad Moghisseh, ont été tués dans l'enceinte de la Cour suprême, dans le sud de la capitale iranienne, a précisé Mizan Online.

Le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, a déclaré à la télévision que l'assaillant était « entré dans le bureau des deux juges armé d'un pistolet » et les avait tués.

Les motivations de l'auteur des faits n'ont pas été communiquées, mais Mizan Online a précisé qu'il « n'avait pas de dossier devant la Cour suprême ».

L'affaire, très rare en Iran, « fait désormais l'objet d'une enquête », a ajouté Mizan, qualifiant les faits d'acte « terroriste ».

Selon un communiqué publié sur le site de la présidence, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exhorté les forces de l'ordre à « identifier dans les plus brefs délais les commanditaires et les auteurs » du crime.

« Il ne fait aucun doute que le brillant chemin de ces juges, qui ont consacré leur vie à lutter contre les crimes contre la sécurité nationale, se poursuivra avec force », a-t-il ajouté.

Les deux juges tués samedi étaient des hodjatoleslam, un rang intermédiaire dans le clergé chiite, et avaient présidé les audiences d'importants procès ces dernières années.

Mohammad Moghisseh, âgé de 68 ans, a eu une longue carrière au sein de la justice depuis l'instauration de la République islamique en 1979.

Il a été sanctionné en 2019 par les États-Unis pour avoir supervisé « un nombre incalculable de procès inéquitables ».

De son côté, Ali Razini, 71 ans, a occupé des postes importants au sein du système judiciaire comme politique de l'Iran.

En 1998, alors qu'il était à la tête du pouvoir judiciaire de la capitale Téhéran, il avait été la cible d'une autre tentative d'assassinat, selon Mizan.

En 2005, le juge du tribunal révolutionnaire de Téhéran, Massoud (Hassan) Moghadas, avait été assassiné en pleine rue dans la capitale.

En avril 2023, un ayatollah membre de l'Assemblée des experts, le collège chargé de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême, a été tué par balles dans le nord de l'Iran.