Cookies: la Cnil inflige des amendes de 100 et 35 millions d'euros à Google et Amazon

Isabelle Falque-Pierrotin, responsable de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), présente le rapport annuel de la CNIL 2017 à Paris le 10 avril 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)
Isabelle Falque-Pierrotin, responsable de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), présente le rapport annuel de la CNIL 2017 à Paris le 10 avril 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 10 décembre 2020

Cookies: la Cnil inflige des amendes de 100 et 35 millions d'euros à Google et Amazon

  • La Cnil reproche notamment à Google.fr et Amazon.fr la pratique consistant à déposer des traceurs publicitaires sur l'ordinateur de l'internaute
  • La Cnil est le gardien de la vie privée numérique des Français

La Cnil, le gardien de la vie privée numérique des Français, a infligé des amendes de respectivement 100 et 35 millions d'euros à Google et Amazon pour non respect de la législation sur les cookies (traceurs publicitaires), a-t-elle annoncé jeudi.

La Cnil reproche notamment à Google.fr et Amazon.fr la pratique consistant à déposer des traceurs publicitaires sur l'ordinateur de l'internaute «sans qu'il ait préalablement donné son accord».

Par ailleurs, les bandeaux d'information affichés lors de la consultation de ces sites ne contenaient pas, au moment des contrôles de la Cnil, «d'informations suffisamment claires pour que l’internaute sache ce à quoi servent ces cookies et la façon dont il peut les refuser», selon la Commission.

En complément des amendes, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) «a enjoint les sociétés à modifier leur bandeau d'information, dans un délai de trois mois", avec une astreinte de 100 000 euros par jour de retard après l'expiration de ce délai.

Les manquements constatés par la Cnil «portent atteinte à la vie privée des internautes dans leur quotidien numérique», puisqu'ils «permettent de collecter de nombreuses informations sur les personnes, sans leur consentement, afin de pouvoir par la suite leur proposer des publicités» ciblées, selon la Cnil.


Pas de récession en Suisse cette année, selon l'économiste en chef du gouvernement

Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
Short Url
  • Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver
  • Côté inflation, la Suisse est une «île de bonheur»

GENÈVE: La Suisse ne va pas connaître de récession cette année malgré d'éventuels problèmes d'approvisionnement en énergie, a estimé dimanche l'économiste en chef du gouvernement qui prévoit, en cas de scénario défavorable, une croissance zéro l'an prochain.

"Pour le moment, l'économie suisse continue d'aller bien" malgré l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie, a souligné Eric Scheidegger au quotidien SonntagsZeitung, excluant des mesures de soutien comme des avantages ou des allègements fiscaux, "ni nécessaires ni utiles" selon lui.

Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver, évoquées depuis le printemps, a-t-il dit également : "Elles ont le temps de se préparer" et "c'est à elles de prendre ce risque en compte".

"Nous pourrions avoir à réviser à la baisse notre prévision pour l'an prochain. Le chiffre sera publié le 20 septembre. Nous ne tablons pas cependant sur une récession cette année", a-t-il dit.

"S'il y a des interruptions persistantes de la production dans l'Union européenne et que nous-même manquons de gaz, ce sera problématique", a-t-il admis.

"Dans notre scénario négatif, nous attendons une croissance zéro en 2023, au lieu d'une croissance de près de 2%", a-t-il précisé.

Selon M. Scheidegger, l'économie suisse est moins sensible aux variations du prix de l'énergie que d'autres pays européens, car le gaz compte seulement pour 5% de sa consommation.

Il a indiqué que le gouvernement allait débattre de possibles mesures pour atténuer la facture énergétique dans les prochaines semaines, comme par exemple une réduction des primes d'assurance maladie pour les ménages modestes.

Côté inflation, la Suisse est une "île de bonheur" et la hausse des prix devrait refluer d'ici à la fin de l'année, a-t-il dit : "Avec 3,4%, l'inflation est bien plus faible que dans d'autres pays. Hors produits frais alimentaires, énergie et essence, l'inflation est à 2%".


Le secteur minier saoudien en croissance constante ; 466 licences délivrées au premier semestre

Avec un total de 466 permis d'exploitation minière délivrés au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 permis, contre 67 le mois précédent.
Avec un total de 466 permis d'exploitation minière délivrés au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 permis, contre 67 le mois précédent.
Short Url
  • Conformément à Saudi Vision 2030 et au programme national de développement industriel et de logistique, le ministère cherche à protéger le secteur minier et à capitaliser sur sa valeur
  • Il vise à transformer le secteur minier en troisième pilier de l'industrie nationale

RIYAD : Les permis d'exploitation minière délivrés par le ministère saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales ont montré une croissance stable au cours du premier semestre 2022, selon les données compilées par Arab News. 

Avec un total de 466 licences minières délivrées au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 licences, contre 67 le mois précédent. 

En mars, 49 permis d'exploitation minière ont été délivrés. En juin, le ministère a délivré 84 nouvelles licences minières, soit 51 licences d'exploration, 26 carrières de matériaux de construction, trois minerais excédentaires, deux licences d'exploitation et deux licences de reconnaissance.

Conformément à Saudi Vision 2030 et au programme national de développement industriel et de logistique, le ministère cherche à protéger le secteur minier et à capitaliser sur sa valeur, a rapporté l'agence de presse saoudienne. 

Il vise à transformer le secteur minier en troisième pilier de l'industrie nationale et exploiter les richesses minérales du Royaume qui valent environ 5 000 milliards de SAR (1 300 milliards de dollars).

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les entreprises saoudiennes exportent au CCG leur expertise en chaîne d’approvisionnement

Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
Short Url
  • SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado
  • L’entreprise a réussi à présenter à temps tous ses indicateurs-clés de performance et à respecter ses accords contractuels sans aucun problème de 2020 jusqu’à cette année

RIYAD: Cinq ans après que l’Arabie saoudite a fait part de son objectif de localiser 50% de ses industries militaires d’ici à 2030, les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement.

Saudi Maintenance and Supply Chain Management Co., une entreprise basée à Riyad, œuvre à élargir son réseau avec des entreprises du monde entier.

Elle est actuellement en pourparlers avec les pays du Golfe pour discuter de «la portée du travail qu’ils peuvent fournir et signer des accords», déclare Ali Alshehri, responsable des relations publiques et de la communication chez SMSCMC, à Arab News.

Ali Alshehri (fournie)
Ali Alshehri (fournie)

«Nous avons fait de bons progrès avec certains des pays du Conseil de coopération du Golfe. Nous ne pouvons rien divulguer pour le moment, mais nous avons déjà établi des contacts et des relations. Espérons qu’à l'avenir, nous pourrons annoncer quelque chose de spécifique», dit-il à la lumière de la sensibilité des pourparlers et des restrictions gouvernementales.

Cette décision intervient après que l’entreprise publique Saudi Arabian Military Industries a révélé à Arab News qu’elle envisageait des possibilités avec des pays alliés pour exporter des capacités saoudiennes en dehors du Royaume.

SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado.

Outre la capitale, SMSCMC opère à Dhahran, Taïf et Tabuk avec les mêmes services aériens.

«Nous aimerions élargir nos activités pour prendre en charge toute technologie ou service terrestre avec de grandes entreprises en Arabie saoudite, au Royaume-Uni et en Europe en général», déclare M. Alshehri.

«Nous sommes actuellement en très bonne position pour soutenir l’initiative Vision 2030. SMSCMC a connu une croissance rapide et la saoudisation de notre personnel est maintenant de 72% qui travaillent dans la chaîne d’approvisionnement, secteur très critique mais relativement nouveau en Arabie saoudite», ajoute-t-il.

Partenariats stratégiques

M. Alshehri affirme avoir également travaillé en étroite collaboration avec des partenaires et des organismes nationaux spécialisés dans la mise en place de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour augmenter les achats locaux, notamment l’Autorité générale des industries militaires – le régulateur de la défense du Royaume – et l’entreprise Sami.

M. Alshehri ajoute que SMSCMS, qui compte plus de 300 employés et traite plus de 12 000 demandes de chaîne d’approvisionnement par an, a acquis plusieurs normes de gouvernance élevées, notamment des licences de l’Organisation internationale de normalisation et de la Réglementation sur le trafic d’armes au niveau international.